LES CQNFÉRENCES DE GRAVELINES
Bazoges, Robert Mallièrè, maître des comptés, et André du Beuf , secrétaire. Les représentants dé Henri VI étaie&t l'archevêque d'York, le duc de Norfolk, les évêques de Norwick, de Saint-David et de Lrsieux, les comtes de StafFord et d'Oxford, les lords Bourchier et Hungerford, etc. Thomas Bekynton et Jean de Rinel remplissaient les fonctions de secrétaires *. Les Pères de Bâle avaient envoyé des ambassadeurs *.
Tout d'abord surgirent des difficultés au sujet des lettres de pouvoirs.
Les ambassadeurs de France se récrièrent sur le nom de a Charles de Valois » donné au Roi , alors que jusqu'ici oh l'avait toujours appelé : « Notre adversaire de France. » Ils protestèrent également contre la prétention \ émise au nom du roi d'Angleterre, de maintenir son droit à la couronne et de conserver le titre de roi de France. Enfin ils insistèrent sur l'insuffisance des pouvoirs donnés aux ambassadeurs anglais pour arriver à la conclusion de la paix, et déclarèrent qu'ils ne procéderaient pas plus avant si ces pouvoirs n'étaient modifiés.
De leur côté les ambassadeurs anglais prétendirent que les pouvoirs donnés par Charles VII étaient obscurs et contradictoires , et qu'ils devaient également être modifiés.
Le cardinal et les plénipotentiaires anglais tinrent conseil et résolurent de changer les termes des lettres de commission : quand on se serait mis d'accord avec la partie adverse sur leur teneur , les nouvelles lettres seraient envoyées en Angleterre pour y être scellées.
Les pouvoirs des plénipotentiaires français furent corrigés de façon à donner satisfaction aux Anglais.
Le 10 juillet, on se réunit de nouveau au lieu désigné pour la tenue des conférences. La nouvelle rédaction des pouvoirs fut approuvée de part et d'autre ^ L'archevêque d'York prit alors la parole en latin. Conformément aux instructions de Henri VI, il demanda que son maître fût autorisé à jouir libre-