‹ Histoire de Charles VIIChapitre 73 sur 340 · Proceedings, t. V, p. xxxv, xlii, 3i · texte numérisé non relu

Proceedings, t. V, p. xxxv, xlii, 3i

2. Bibliothèque de Genève, Ms. lat. n» 27, p. 57-59 (Catalogue Semebier, p. 99-100).

3. Il est i noter qu'on maintint les dates primitives de ces lettres (7 avril et 23 mai) Voir Proceedings , t. V, p. u.

ment et paisiblement du royaume et de la couronne de France, protestant qu'il n'entendait pas renoncer à un droit et à un titre qu'il tenait de Dieu, et qui avait été consacré par de nombreuses victoires. Si 1' « Adversaire de France » consentait à cette concession, il croyait pouvoir affirmer que le roi d'Angleterre lui ferait des oQres qui seraient de nature à lui donner pleine satisfaction.

L'archevêque de Reims répondit en français. II maintint énergiquement le droit suprême du Roi et déclara qu'il ne pouvait être contesté ; il demanda donc que , conformément à la justice, il lui fût permis d'en jouir librement et en paix. Les traités sur lesquels on s'appuyait avaient été conclus durant la démence du feu Roi^ sans la participation et le consentement de son maître *.

L'archevêque d'York répliqua. Conformément à ses instructions, il termina en insistant sur les considérations générales qui militaient en faveur de la paix , et fit connaître les offres du roi d'Angleterre. Ces off'res consistaient dans l'abandon de toutes les terres situées au sud de la Loire, c'est-à-dire du Languedoc et des pays voisins, jusqu'à concurrence d'un revenu de vingt mille livres sterling par an. Mais ces terres devraient être tenues en hommage du roi d'Angleterre.

Le chancelier de France arrêta l'archevêque , et déclara que ni lui et ses collègues ne procéderaient plus avant i* si le roi d'Angleterre ne renonçait à toutes prétentions sur la couronne, sur le titre de Roi et sur les armes de France; 2^ si ce prince ne consentait à tenir en hommage les terres qu'il posséderait dans le royaume; 3**. s'il ne restituait à chacun ce qui lui appartenait tant au spirituel qu'au temporel. Il ajouta qu'il était autorisé à offrir au roi d'Angleterre toutes les terres qu'il avait dans le duché de Guyenne , à tenir en hommage de la Couronne.

1. L'éditeur anglais, sir Uarris Nicolas, a dénaturé le sens du (extern faisant dire ao chancelier (Préface, p. ui), c qu*il ne pouvait condore une paix générale en raison de la maladie de son souverain et de Tabsence du Dauphin. » Le texte montre bien que , dans sa bouche, il s'agissait de Charité V! et du DauplUn Charles : « Ad pacem gèneralem dixit qiiod non valnit, quod Rex eoque erat tune indispositos et insènsibiiis, ei Delphinus, cigus notorie interfuit, non erat ad hoc vocatus neque constnsit (p. 353). >

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