Âlémoire cité, p. 7 et
2. Original aux Archires de Narbonne, AA ii3. Ed. Mouynôs, /. c, p. 392-93.
3. Bertrandon de la Broquière partit le 27 mars pour remplir cette mission (Archives da Nord, B. 1972, f. 70). Chastellain prétend, dans son apologie de la politique du duc à regard de la France, intitulée : Exposition aur vérité mal prise (Œuvres, t. VI, p. 286), que le dnc, au désespoir de voir le fils en révolte contre son père, « varia longuement de monter à cheval, à privée mainte, et de aller devers le Roy en personne, pour obvier à cet esclandre. »
4. Dès le 4 décembre 1439 le duc avait envoyé au Roi son huissier d*armes Jean Yigvier, « pour aucunes choses secrètes; et le trouva à Angiers, et vacquajusques au u« jour de mars ensuivant. » Archives du Nord, B 1669, f. 156 v^. Le 9 mars, Jean Viguier repartit de àaint-Omer pour aller vers le Dauphin et le duc de Bourbon et arcompagner les ambassadeurs qui devaient se rendre aux États de Bourges, fd.y f. 137.
intervention avait pour but de pacifier la querelle : Bertrandon devait, d'une part, solliciter le Roîi de pardonner aux princes, et, d'autre part, exhorter ceux-ci à rentrer dans le devoir. Cette ouverture fut favorablement accueillie : Tenvoyé du duc de Bourgogne fut autorisé à se rendre près des princes*.
Le Roi le suivit de près, à la tète de son armée : sans dégarnir ses frontières, sans avoir demandé aucun secours, il avait sous ses ordres huit cents hommes d'armes et deux mille hommes de trait. Il reçut sur son chemin la soumission du comte de Dunois, un moment compromis dans la révolte ^ s'avançant vers le Bourbonnais, il était à Guéret le 2 mai. Il y donna des lettres patentes portant défense d'obéir aux princes révoltés, ordre de publier à son de trompe que nul ne leur prêtât assistance sous peine d'être tenu pour rebelle, enfin convocation à tous nobles et autres portant les armes de se tenir prêts à venir le joindre au premier signal '. Puis il entra en campagne i et délogea successivement les rebelles de Chambon, Évaux, Ébreuil, Aigueperse *, Charrons, EscuroUes, de vingt-cinq autres forteresses*. Déconcertés par' cette marche rapide, les princes chargèrent le comte d'Eu, qui se trouvait là comme par hasard', et Bertrandpn de la Broquière, l'envoyé du duc de Bourgogne., de faire en leur nom des offres de soumission. Le Roi reçut cette ouverture au cours de sa marche