Voir ci-dessus , p. ii
i. Voir ci-dessus, p. 60.
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soû c<Biii\ Et s'est essayé plusieurs fois de vider toutes geus faisant pillerîes, et les loger sur frontières. Et lui étant dernièrement à Angers (décembre 1439), l'avait fait et ordonné, et les avait établis et soudoyés. Mais alors et depuis , on lui a levé lesdits gens d'armes, qui ont été cause de remettre les pillerîes sur les pays. Et lui ont été faites plusieurs traverses , par quoi on n'a point pu excuser ni donner provision auxdites pilleries ainsi comme il s'était proposé et avait intention de le faire *. »
L'évêque de Beauvais, dans l'entraînement de son argumentation, va jusqu'à faire un crime au Roi de cette générosité qui lui était habituelle, et de cette clémence qui fut un de ses titres d'honneur *. Quand Charles VII aidait Saintrailles , La Hire et d'autres de ses serviteurs à payer leur rançon ^, quand il se souvenait des services rendus autrefois au royaume par le connétable du Guesclin * ou par Barbazan ', quand il récompensait ceux qui s'étaient distingués au siège de Monte-
1. Alonstrelet, t. VI; p. 37. — On retrouvera dans les remontrances des princes la plupart des griefs de Tévéque de Beauvais.
3. « Quelle clémence est ce dont je vous requiers? Ce n'est pas de avoir clémence de vos ennemis ; c^est que vous ayez clémence de vostre povre peuple, qui sont vos enffans, en leur faisant ce que leur devez faire comme Roy. j> Ms. 5022, f. 15 t^.
3. Lettres du 1*<^ mai 1437, donnant à Polon de Saintrailles une somme de 4,200 livres pour l'aider au payement de sa rançon; il avait reçu 1,000 livres le 22 avril précédent, et un pea avant, 4,000 écus d*or, en considération de son mariage (British Muséum, Additional Charters, n«> 380; Id., ibid., n» 4402; le P. Anselme, t. VII, p. 93). — Don de 1,000 livres à La Hire pour Taider à payer sa rançon (ms. fr. 23202, à la date du 18 mars 1436). — Lettres du 4 mai 1437, portant don de 1,000 livres à Jeaa de Vendôme, vidame de Chartres (British Muséum, ibid,, n» 3805). — Lettres du 21 mars 1437, portant don de 140 écus à Jean Redolet, écuyer (A/., ibid.f n? 425). — Lettres du 17 octobre 1438, portant don de 200 livres à Antoine de Cluys , écuyer d'écurie (Fontanieu, 117-18).
4. Lettres du 27 février 1436 sollicitant le concile de Bflle d'appuyer la nomination de Guillaume Boatier, abbé de Sainte-Marie de Beaulieu, neveu de Bertrand du Guesclin, à l'évéché de Saint-Malo. On y lit ce passage remarquable : « Nam pnedecessores et progenitores sui , signanter ille famosissimus strenuus miles Bertrandus (k)nnestabulus tem^pore quo vivebat in humants regni Francis, qui inimicos nostros extirpa vit, et tanta bona indicto regno nostro procuravit, quod perpetuis temporibus, ut ad memoriam redcant senritia sua ad recognitionem erga suos successores tenemus nos obligatos. Cujus Bertrandi dictus electus est proprius nepos. » D. Martène, Amplissima colleetio, t. VIH, col. 810.
5. Lettres du 18 juillet 1435, portant don de la chaîne de sénéchal d'Agenais et de Gascogne à Beraud de Barbazan, en considération des services rendus par son oncle, le sire de Barbazan, et des siens propres. Histoire généalogique de la maison de Foudoas, par de Foumy, p. 83.
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reau^ ou doDoaifc des gratificatioiiB à de vieux et fidèles conseillers comme Noé , Loré, Gaucourt', quand il rétribuait largement les services du bâtard d'Orléans ', à coup sûr il remplissait dignement son devoir. Et cette clémence qu'on ne tolère chez lui que quand elle s'exerce envers se* ennemis, n'en ftt-il point preuve à Tégard de ses proches, de ses siyets rebelles, de son peuple tout entier? Pouvait -on dire que Charles VII n'avait aucune compassion du peuplé, quand tous ses actes tendaient à alléger le plus lourd des fardeaux qui pesaient encore sur lui? Il n'était jusqu'à la dévotion du Roi
qui ne servît de thème à de véhéments reproches*.
Ne nous exagérons donc pas la portée de ces critiques, mais prenons-en bonne note : elles ne donneront que plus de poids aux éloges que nous pourrons rencontrer sous la plume de révêque de Beauvais.
i. Voir lettres du 17 octobre 1437, en faveur des arbalétriers de Chftions (/fi^Mre </« Châlom surMamey par Ed. de Barthéleiuy, p. 65); lettres du 28 octobre en faveur de Hugues Arnault de Cbâteauverdun , seigneur de Sainte Ganelle (Pfëccs originales^ 100 : Chàteauverdun); lettres du 12 d(icembre 1437, en faveur de Berengon d'Ârpajon (Clairambault, 136, p. 2359;; lettres du 2 janvier U38, en faveur de Fouquet du Roure (Ms. fr. 6212, n» 308X etc.
2. Hugues de Noé reçoit 400 moutons d'or d*une part, et 600 1. t. de l'autre par lettres des 7 juil|ef et 5 août 1435; il obtient, le 27 août 1436, la survivance de la capitainerie de Roquemaure pour son fils, et, le 16 janvier 1438, le Roi lui donne 1,000 livres à Toccasion: du mariage d*une de ses. filles {Pièces originales, 2130: Noyer; P. Anselme, t. Vlil, p. 474 et 272). — Le 15 août 1436, Âmbroise de Loré reçoit une maison à Paris; le 24 novembre 1437, il obtient un don de 1,718 1. 15 s. t. en récompense de ses services (pièces originales, 1746 : Loré). — Don de la châtellenie d'Oizens à Gaucouft, le 27 février 1435 (archives deTlsère, B 3224, f. 232); auU'es dons par lettres des 16 mars 1436, 15 mai, 10 juin et 16 novembre 1438.
3. 1435, 7 juillet : 4,000 écus d'or ; 8 septembre : 300 1. 1. pour solde de 1,500 1. 1.; 25 octobre : 250 1. 1. ; 8 novembre : 3,000 1. — 1436, 26 janvier : 1,800 moutons d'or; 12 mars : 3,000 1. t. ; 11 octobre : 4,000 I. t. par an, sa vie durant, etc. Ms. tt,, 20382, f. 2 et 3 ; Clairambault , 1112, n»* 52, 54, 55; Pièces originales, 2158 : Orléans.
4. « Car faictes toutes les devocions que vouldrez, se vous mettez en négligence la charité que devez avoir à vostre peuple , comme ung homme qui dort , vous ne ediffiez point, vous dormez. » — c L'en dit que vous estes dévot et dictes vos heures et ouyés messes ; mais il semble que vous oubliés et mettez derrière vostre renommée, veu que vous ne faictes raison ne justice à vostre peuple. » Ms. 5022, f. 6 et 15 v».