V . De cueur, de corps et de puissance
Vous mercie très humblement De vostre bonne souvenance ;
/iûi^^*« poésies du duc Charles d'Orléans, publiées par Aimé Champollion-Figeae ^ 2 \î^"^)- ^Made XCVl, p. 183.
3 ^^^lade citée dans les notes, p. 135. "^Uade XCVII, p. 184-85.
et il lui recommande de ne point oublier les affaires du
royaume :
Ne mettez point en oubliance L'estat et le gouvernement De la noble maison de France Qui se maintient piteusement...
Vous saurez tout quoy et comment...
Je n'en dy plus pour le meillieur.
Mais on en dit tant et expose Que c'est à oïr grant horreur *.
Cependant la Praguerie marchait à un complet avortement. Sollicité par les princes de se joindre à eux, le duc de Bourgogne s'y était refusé ; voyant que l'affaire tournait mal, il s'était empressé d'intercéder en leur faveur et de ménager un rapprochement avec le Roi'.
Le premier résultat de la prise d'armes fut d'empêcher la réunion d'États généraux, fixée au 15 février 1440, où devait être résolue la question de la paix avec l'Angleterre. Les députés étaient arrivés à Bourges , où se trouvèrent également des ambassadeurs bourguignons. Les événements rendirent toute réunion impossible : on attendit de semaine en semaine , sans savoir quand l'Assemblée pourrait se tenir.
Le second résultat fut d'apporter les mêmes entraves à la tenue de la conférence de Gravelines. Fidèle à l'engagement contracté, Charles VII fit partir son chancelier, qui arriva à Saint-Omer dans la première quinzaine de mai ^, et fut bientôt rejoint par le comte de Dunois^; mais, soit que les Anglais