Nicolas Albergati, évêque de Bologne
2. Hugues de Lusignan, évêque de Palestrina, fils de Jacques de Lusignan, roi de Chypre.
l88 DE PAGE APUD ATREBATUM FACTA (1435)
impedimento esse potuissent, quemadmodum res ipsa exposcere et desiderare videretur.
Igitur congregatis sic partibus, per dies plurimos'^^ inter singulas partes multa hinc inde petita, proposita, dicta, allegata atque responsa tranquile^ fuerunt. Sed cum Burgundionum dux, propter sacramenta^ artissimi federis quod cum rege Anglorum pepigerat^, minime posset, nisi eo eciam contento et pacato, ad fedus cum rege Francorum ineundum perficiendumque pervenire, studium magnum et conatum omnimode impedit ut, non modo inter regem Francorum et se, sed eciam inter ambos reges et régna, destructo ac diruto inveterate inimicicie pariete, pax consiliaretur ; quo medio eciam sua firmaretur ac stabiliretur.
Unde plurium decursus dierum in hujusmodi conamine détritus est, Anglis tôt et tant a de regno Francorum requirentibus in suisque postulacionibus tam obstinato'' et-^" pertinaci animo inherentibus, ut pacis remédia inter reges et régna posse inveniri omnino desperaretur. Quod perspiciens ipse illustris Burgundionum dux et quod multas oblaciones valde racionabiles, desiderio consiliande pacis eisdem Anglis a parte Francorum factas, prorsus ipsi contempnerent et recusarent, cum omne quod in se erat inveniende pacis et concordie satisque eis fecisse a cunctis diceretur, consilio et auctoritate dictorum reverendissimorum légat orum, sibi, terris ac subditis suis de bono pacis cum Francorum rege consuluit. Taies enim et tam honestas sibi pacis condiciones idem rex^'offerebat, quod eas récusasse non modo injustum, verum eciam inhumanum a cunctis merito censeri potuisset.
Priusquam tamen ulla pacta^' firmaret, auctoritate
a. plurimos dies P. — b. Ce mot écrit par l'auteur dans un blanc laissé par le copiste en G. — c. Leçon de P : sacram G. — d. pepege-
PAIX d'aRRAS (1435) 189
réclameraient et le commanderaient, les obstacles qui pourraient entraver la conclusion de cette paix.
Les parties s'assemblèrent donc et, pendant bien des jours ^, échangèrent tranquillement entre elles bien des demandes, propositions, dires, allégations et réponses. Mais le duc de Bourgogne, empêché par les serments solennels du traité très strict qu'il avait conclu avec le roi d'Angleterre d'arriver à un accord avec le roi de France, s'il ne donnait satisfaction et apaisement à son allié, mit tous ses soins et tous ses efforts à servir de conciliateur, après avoir abattu et renversé le mur de haine invétérée qui non seulement le séparait du roi de France, mais qui s'interposait entre les deux rois et leurs royaumes, pensant bien ainsi raffermir et consolider sa propre paix.
Cet effort n'aboutit qu'au bout de plusieurs jours, les Anglais demandant au royaume de France tant et de si grands sacrifices et apportant dans leurs réclamations un esprit d'obstination et d'entêtement tel qu'on désespérait de découvrir une base de rapprochement entre les rois et les royaumes. L'illustre duc de Bourgogne voyait bien cette mauvaise volonté, et que beaucoup d'offres parfaitement raisonnables faites par les Français aux Anglais pour l'amour de la paix étaient re jetées et refusées avec mépris par ces derniers. Mais tous disaient avoir fait tout ce qui dépendait d'eux pour aboutir à la paix et à la concorde. Enfin, sur le conseil et d'après l'autorité des révérendissimes légats, il obtint pour lui-même, ses domaines et ses sujets le bénéfice de la paix avec le roi de France. Les conditions offertes par celui-ci étaient, en effet, telles et si honnêtes que les refuser eût pu passer à bon droit aux yeux de tous comme contraire non seulement à la justice, mais même à l'humanité.
Cependant, avant de rien signer, il reçut dispense des
rat P. — e. obstinate P. — /. ac P. — g. Francorum rex P. — h. Ce mot peut-être écrit de la main de l'auteur dans un blanc laissé par le copiste en G.