I90 DE PAGE APUD ATREBATUM FACTA
apostolice sedis et generalis ecclesie synodi secum, per dictos reverendissimos patres legatos dispensatum fuit super illis pactis"^ et sacramentis quibus Anglorum régi obstrictus devinctusque tenebatur. Quo facto, pacis fédéra percussa sunt, sacramentis firmata et dictorum legatorum auctoritate sanxita et roborata^, Anglorum legatis sine aliquo fructu, cum sua vetere ad Francos querela atque inimicicia, simul et odio ad Burgundiones ob hujuscemodi fédéra graviter accenso, ad propria abeuntibus*.
Habitus autem fuit hujuscemodi pacis conventus tractatusque apud Attrebatum, ut premisimus, anno Domini Mo. CCCCo. XXX Vo., mensibus^ augusti et septembris^. In quo, ne in nimiam efïiuat prolixitatem, hunc'^ librum claudemus, que subinde secuta sunt ab alterius exordio prosequentes.
a. Ce mot dans la marge, de la m,ain de l'auteur, en G. — h. redeuntibus P. — c. mensis P. — d. Manque en P.
PAIX d'ARRAS (1435) 191
révérendissimes Pères légats, par l'autorité du siège apostolique et du synode général de l'Église, touchant les clauses et serments qui le liaient au roi d'Angleterre. Cela fait, le traité fut conclu, confirmé par serment, sanctionné et corroboré par l'autorité desdits légats ^. Quant aux ambassadeurs anglais, ils s'en retournèrent chez eux sans avoir rien obtenu, gardant leur vieux ressentiment et leur inimitié à l'égard des Français, et animés en même temps d'une haine nouvelle pour les Bourguignons, à cause de ce traité.
Cette conférence et ces pourparlers de paix eurent lieu à Arras, comme nous l'avons dit, l'an du Seigneur 1435, aux mois d'août et de septembre ^ ; et c'est en ce point que, pour éviter une excessive prolixité, nous terminerons le présent livre, renvoyant au début du troisième la suite des événements.
1. A son tour, le concile de Bâle confirma le traité, le 5 novembre 1435 (Dumont, Corps diplomatique, t. II, 2^ partie, p. 315-
2. Voir le texte du traité dans E. Cosneau, Les grands traités de la guerre de Cent ans (cité p. 68, n. 1), p. 116-151.