XXVIII LES DEUX REDACTIONS
ces questions. Il suffit de résumer leurs principales observations et d'exposer leurs conclusions, qui ont le caractère de l'évidence.
Le manuscrit de Gottingen représente une mise au net, œuvre de deux copistes, à laquelle l'auteur a fait subir une ou plusieurs re visions successives. Son travail a consisté, pour la forme, à corriger beaucoup de fautes de copie, à remplir les blancs laissés par les copistes à la place des mots qu'ils n'avaient pas pu lire dans le brouillon, à modifier parfois légèrement la rédaction, soit en ajoutant, soit en retranchant, surtout par souci de clarté, à fixer les coupures de certains chapitres ; pour le fond, à intercaler des rappels à des faits déjà rapportés, à insérer des formules de réserve, enfin et surtout à introduire, principalement dans l'Histoire de Louis XI, des renseignements ou des commentaires nouveaux.
T>2ins, le Journal des savants de 1893 (P- 93-ioi). L. Delisle a fait de ces modifications un relevé à peu près complet. Outre l'intérêt historique qu'elles présentent, elles ont l'avantage de révéler la date à laquelle a eu lieu la dernière revision personnelle faite par Basin sur le manuscrit de Gottingen.
Au folio 284 du manuscrit de Gottingen (livre VII, chap. XVII de l'Histoire de Louis XI) ^ se trouve un passage où il est question d'Olivier Le Daim, barbier de Louis XI. Relisant ce passage, l'auteur pense aussitôt que le supplice d'Olivier, survenu depuis sa première rédaction, est bon à signaler,' et il en ajoute mention en marge. Voilà une addition qui ne peut être antérieure au 24 mai 1484, date du supplice d'Olivier, et qui, vraisemblablement, ne lui est pas de beaucoup postérieure.
Au folio 285 et dernier du manuscrit (même chapitre que