‹ Histoire de Charles VIIChapitre 28 sur 307 · Voir plus haut, p. xxiv · texte numérisé non relu

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4. T. I : Preuves (Paris, 1651, in-fol.), p. 299 (texte du ch. iv du Hvre I de l'Histoire de Louis XI).

5. Paris, 1651, in-40, p. 710 (quelques lignes sur la mort du connétable de Saint-Pol). Cote à la Bibliothèque nationale : Inv. G 3948.

DÉCOUVERTE DE l'œUVRE ET DE l'AUTEUR XXXV

toire de Louis XI que de l'Histoire de Charles VII. En réalité, il n'en a rien fait. Quant au « personnel » (nous dirions aujourd'hui la personnalité) de l'auteur, La Porte du Theil s'en tenait toujours à Amelgard, auteur sur lequel il n'avait rien à dire, et pour cause.

Sous l'ancien régime donc, les érudits français n'ont guère que des lueurs sur l'ouvrage de Thomas Basin. Quant aux historiens particuliers de Louis XI, du Haillan, Varillas et Pierre Matthieu au xvii^ siècle, ils l'ignorent aussi profondément que les auteurs d'histoires générales, tels que Belleforest, Mézeray, Du Pleix. Au xviii® siècle, Duclos n'est pas sans connaître son nom, mais que dire des deux passages qu'il lui consacre : « Thomas Basin, que Louis avait tiré de l'obscurité pour le faire évêque de Lisieux » — ce qui est inexact — , « et qu'il combla de biens..., écrivit une histoire abrégée dans laquelle on remarque la haine que les ingrats conçoivent toujours contre leurs bienfaiteurs »? Et tout de suite après, comme s'il s'agissait d'un auteur différent : « La passion ne se fait pas moins sentir dans Amelgardus, chanoine {sic) de Liège »?

Détail amusant : lorsque, dans la deuxième moitié du xviii^ siècle, L'Averdy préparait son travail sur les procès de Jeanne d'Arc ^, il fit rechercher dans tous les cabinets de manuscrits d'Europe le mémoire pour la revision du procès de condamnation dont le prétendu Amelgard se disait l'auteur dans l'Histoire de Charles VII. Naturellement, on ne le trouva nulle part, personne ne se doutant qu'il fallait chercher ce mémoire non sous le nom d 'Amelgard, mais sous celui de Thomas Basin, son véritable auteur.

Au xix^ siècle, enfin, les érudits français se forment peu à

I. Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du roi, t. m (1789), p. 513-

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