‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 102 sur 285 · Avait passé. Voy. note 4, page · texte numérisé non relu

Avait passé. Voy. note 4, page

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mais un service reiulu mal à propos est souvent puni comme une trahison ^

Cependant, d’un côté, les soixante mille Russes, divisés en plusieurs pelils corps, brûlaient et ravageaient les terres des partisans de Stanislas ; de l’autre, Schulenbourg s’avançait avec ses nouvelles troupes. La fortune des Suédois dissipa ces deux armées en moins de deux mois. Charles XII et Stanislas attaquèrent les corps séparés des Moscovites Tun après lautre, mais si vivement, qu’un général moscovite était battu avant qu’il sût^ la défaite de son compagnon

Nul obstacle n’arretait le vainqueur^ : s’il se trouvait une rivière entre les ennemis et lui, Charles XII et ses Suédois lapassaientàla nage. Un parti ^ suédois prit le bagaged’Auguste, où il y avait deux cent mille écus d’argent monnayé. Stanislas saisit huit cent mille ducats appartenants ® au prince MenzikoIF, général moscovite Charles,

1. Pierre et Auguste demeurèrent à Groduo du 15 au 30 décembre 1705 ; Patkul fut arrêté la nuit du 19 au 20 décembre, conduit à Sonnenstein, puis à Kœnigstein. Patkul, par sa hauteur et sa franchise , s’était attiré beaucoup d’ennemis, et, outre Flemming, Imhof et Fingsten, qui négociaient \ers cette époque la paix avec la Suède. On s’explique jusqu’à un certain point l’acharnement de Charles XII à poursuivre cet ennemi implacable et dangereux, sans qu’il soit possible d’excuser sa cruauté. Mais comment qualifier la conduite lâche et honteuse d’Auguste ? Et même, comment ne pas blâmer le tzar , qui abandonnait sans motif sérieux le malheureux Patkul, et se contentait de protester par l’intermédiaire de son ministre Gallitzin ?

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