Enfin. En dernier lieu, pour dernière condition
6. Voltaire aurait dû signaler ce qu’il y avait de dur dans cette conduite de Charles.
LIVIDE THOISIÈME.
« clans un commerce particulier de lettres avec Votre Maajesté; cependant, pour faire plaisir à Sa Majesté sué- (( doise, et afin cju’on ne nous impute pas cjue nous fai- (( sons difficulté de satisfaire à son désir, nous vous (( félicitons par celle-ci de votre avènement à la couronne, « et vous souhaitons cpie vous trouviez dans votre patrie (( des sujets plus fidèles c]ue ceux que nous y avons lais- « sés. Tout le monde nous fera la justice de croire cjue « nous n’avons été payés cjue d’ingratitude pour tous nos (( bienfaits, et c[ue la plupart de nos sujets ne se sont <( appliqués qu’à avancer notre ruine. Nous souhaitons (( que vous ne soyez pas exposé à de pareils malheurs, (( vous remettant à la protection de Dieu. )>
A Dresde, le 8 avril 1707.
Votre frère et voisin, AUGUSTE, roi U Il fallut qu’Auguste ordonnât lui-même à tous ses officiers de magistrature ^ de ne plus le c^ualifier de roi de Pologne, et qu’il fît effacer des prières publiques ce titre auquel il renonçait. Il eut moins de peine à élargir les So bieski : ces princes, au sortir de leur prison, refusèrent de le voir; mais le sacrifice de Patkul fut ce qui dut lui coûter davantage^. D’un côté, le czar le redemandait hautement comme son ambassadeur; de l’autre, le roi de Suède exigeait, en menaçant, qu’on le lui livrât. Patkul était alors enfermé dans le château de Koenigstein en Saxe Le roi Auguste crut pouvoir satisfaire Charles XII et son honneur en même temps. 11 envoya des gardes pour livrer ce malheureux aux troupes suédoises; mais auparavant il envoya au gouverneur de Koenigstein un ordre secret de laisser échapper son prisonnier. La mauvaise fortune de