‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 128 sur 285 · Passer sur le ventre. Voir la note 3 de la page · texte numérisé non relu

Passer sur le ventre. Voir la note 3 de la page

7. Hollosin ou Holofsin, Holowzyn, sur le Vabis ou Bibitsch, qui n’est qu’im ruisseau dans les sécheresses ; mais alors c’était un torrent impétueux, profond, grossi par les pluies. Au delà était un marais, et derrière ce marais les Russes avaient tiré un retranchement d’un quart de lieue, défendu par un large fossé et couvert par un parapet garni d’artillerie. Voltaire, Hist. de Russie,

üisioiul: de chaules xii.

dciricre un marais, auquel on ne pouvait aborder qu’en passant une rivière. Charles n’allendit pas, pour les attaquer, que le reste de son infanterie fût arrivé; il se jette dans l’eau à la tete de ses gardes à pied ; il traverse la rivière et le marais, ayant souvent de l’eau au-dessus des épaules. Pendant qu’il allait ainsi aux ennemis, il avait ordonné à sa cavalerie de faire le tour du marais pour prendre les ennemis en liane. Les Moscovites, étonnés qu’aucune barrière ^ nepùl les défendre, furent enfoncés en même temps par le roi, qui les attaquait à pied, et par la cavalerie suédoise

Cette cavalerie, s’étant fait jour à travers les ennemis, joignit le roi au milieu du combat. Alors il monta à cheval ; mais quelque temps après il trouva dans la mêlée un jeune gentilhomme suédois, nommé Gyllenstierna, qu’il aimait beaucoup, blessé et hors d’état de marcher ; il le força à prendre son cheval, et continua de commandera pied, à la tête de son infanterie. De toutes les batailles qu’il avait données, celle-ci était peut-être la plus glorieuse, celle où il avait essuyé les plus grands dangers et où il avait montré le plus d’habileté. On en conserva la mémoire par une médaille, oùonlisaitd’un côté: Sylvcc, paludes, aggeres^ kostes^ victi ; et de l’autre ce vers de Lucain : Victrices copias alium laturus in orbem

Les Russes, chassés partout, repassèrentleBorysthène^,

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