Barrière. Cc mot n’a ici que le sens d’obstacle
2. Charles n’attendit pas que les pontons fussent prêts ; son impatience de combattre ne souffrait jamais le moindre retardement. Le maréchal Schwerin, qui a longtemps servi sous lui, m’a conlirmé plusieurs fois qu’un jour d’action il disait à*ses généraux, occupés du détail de ses dispositions : Aurez-vous bientôt terminé ces bagatelles? et il s’avancait alors le premier à la tète de ses drabans : c’est ce qu’il fit surtout dans cette journée mémorable. (Voltaire, Hist. de Russie, ch. xvi.)
3. Les Russes, attaqués sept fois dans leurs retranchements, ne cédèrent qu’à la septième; il était donc visible que le tzar avait réussi à former des troupes aguerries. Lévesque [Hist. de Russie) dit même que les Suédois perdi-
rent plus d’hommes que les Russes.
4. Victrices copias. — « Prêt à porter ses troupes victorieuses dans un autre univers. » 11 faudrait pour l’exactitude de la quantité et de la citation : victrices aquilas. (Lucain, Pharsale, liv. v, V. 238.)
5. Le Dniéper (Borysthène, Danapris) sort du plateau du 'waldaï, coule de l’est à l’ouest, en faisant de nombreux détours, arrose Smolensk, puis coule vers le sud, à Orcha, célèbre par deux passages des Français, en allant vers Moscou et en revenant (1812), arrose Mohilew, côtoie les immenses marais de Pinsk, passe à Kiev, où il a 600 mètres de largeur et 16 de profondeur; à Jeketérinoslaf, où il a 1400 mètres. Au-dessous, son lit est embarrassé par des rochers, et il forme treize vastes chutes; puis il s’élargit, coule entre des îles et
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qui sépare la Pologne de leur pays. Charles ne laida pas à les poursuivre; il passa ce grand (leuve après euxà Mohilou dernière ville de la Pologne, qui apparlcnait lanlôl aux l^olonais, tanlùl aux czars : deslince coiniminc aux places frontières.
Le czar qui vit alors son empire, où il venait de faire naître les arts et le commerce, en proie à une guerre capable de renverser dans peu tous scs grands desseins, et peut-etreson trône, songea à parler de paix ; il lit hasarder quelques propositions parmi gentilhomme polonais qui vint à rarmée de Suède. Charles XII, accoutumé à n’accorder la paix à sesenne-mis que dans leurs capitales, répondit : n Je traiterai avec le czar à Moscou. )> Quand on rapporta au czar cette réponse hautaine : a Mon frère )) Charles, dit-il, prétend faire toujours PAlexandre ; mais )) je me flatte qu’il ne trouvera pas en moi un Darius »
De Mohilou, place où le roi traversa le Borysthène, si vous remontez au nord le long de ce fleuve, toujours sur les frontières de Pologne et de Moscovie, vous trouvez à trente lieues le pays de Smolensko^, par où passe la grande route qui va de Pologne à Moscou. Le czar fuyait par ce chemin. Le roi le suivaità grandes journées 'L Une partie
des marais, et à Kherson, commence son embouchure dans la mer Noire ou liman, large de 4 kil., et long de 70 kil., que détendent les forts de Kinburn et d Oezakof. Le Dniéper a environ 200Û kil. de cours.
1. Mohilou ou Mohilef, sur la droite du Dniéper, chef-lieu du gouvernement de ce nom, couvert de forets et de marécages, dans la Lithuanie, est la résidence du seul archevêque catholique romain de Russie ; elle est remplie de Juifs et partage avec Yitebsk le commerce de la Russie Blanche. Davoust y battit le Russe Bagration (23 j uille 1 1 8 1 2) ; 22,000 hab.
2. Voltaire dit, dans Y Histoire de Russie, que le tzar avait fait des propositions de paix, lorsque Charles était ' encore en Saxe ; Buzenval, l’envoyé de . Finance daus ce pays, se serait alors j inutilement entremis ; et Pierre aurait prononcé les paroles qui sout ici rapportées. Cette opinion est plus vraisemblable.
3. Smolensk, sur la rive droite du Dniéper, à 415 kil. sud-ouest de Moscou, était déjà célèbre au ix® siècle ; c’est une des villes saintes de la Russie. Les Tartares et les Lithuaniens se la disputèrent longtemps ; elle resta à ces derniers jusqu’en 1514; alors les Russes et les Polonais combattirent pour sa possession ; Alexis Romanoff la reprit détinitivement en 1655. Elle fait un commerce très-actif avec l’ükraine, Riga, Dantzik. Placée sur la route de3Iinsk à Moscou, elle commande avec Yitebsk la célèbre trouée entre la Dwina et le Dniéper ; c’est le nœud de toutes les grandes communications, avec le centre de l’empire. Napoléon y battit les deux armées russes réunies (17 août 1812) ; mais les Français, en pénétrant dans la ville, la trouvèrent brûlée ; 15,000 h.