Kiev, Kiow ou Kiovie, sur le
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Les obstacles qu’on avait trouvés jusqu’alors clans la route étaient légers, en comparaison de ceux qu’on rencontra dans ce nouveau chemin. H fallut traverser une foret de cinquantelieucs, pleine de marécages L Le général Lagercron, qui marchait devant avec cinq mille hommes et des pionniers égara l’armée vers l’orient, à trente lieues de la véritable route. Après quatre jours de marche, le roi reconnut la faute de Lagercron ^ : on se remit avec peine dans le chemin; mais presque toute l’artillerie et tous les chariots restèrent embourbés ou abîmés ^ dans les marais.
Enün, après douze jours d’une marche si pénible, pendant laquelle les Suédois avaient consomme le peu de biscuit qui leur restait, cette armée, exténuée de lassitude et de faim, arrive sur les bords de la Desna, dans l’endroit où Mazeppa avait marqué le rendez-vous ; mais, au lieu d’y trouver ce prince, on trouva un corps de Moscovites qui avançait vers l’autre bord de la rivière. Le roi fut étonné; mais il résolut sur-le-champ de passer la Desna et d’attaquer les ennemis s. Les bords de cette rivière étaient si escarpés qu’on fut obligé de descendre les soldats avec des
Dniéper, existait dès le ve siècle, et devint | la capitale d’un État indépendant. Rurik la prit au IX® siècle ; et elle fut la capitale du grand-duché de Russie, depuis Jaroslaw (1037) ;elle fut auxi®etauxiiesiecle ravagée par les guerres et les incendies, puis disputée par les Lithuaniens, les Polonais, les Tartares ; elle fut définitivement réunie à la Russie en 1686. Elle est regardée comme une ville sainte par les Russes ; c’est surtout par Kiev que la civilisation et la religion de Constantinople se sont introduites dans ce pays. Elle possède le seul pont construit sur le Dniéper, et encore on l’enlève pendant l’hiver ; 30,000 hab.
1. « La route était pénible, et des corps de Russes, voltigeant dans ces quartiers, rendaient la marche dangereuse. MenzikofF, à la tête de quelques régiments de cavalerie et de dragons, attaqua l’avant-garde du roi, la mit en désordre, tua beaucoup de Suédois, perdit plus encore des siens, mais ne se rebuta pas. Charles, qui accourut sur le champ de bataille, ne repoussa les Russes que difficilement, en risquant longtemps sa vie, et en combattant contre plusieurs dragons qui l’cnYironnaient. Cependant |
I Mazeppa ne venait point, les vivres commençaient à manquer ; les soldats, voyant leur roi partager tous leurs dangers, leurs fatigues et leur disette, ne se décourageaient pas ; mais en l’admirant ils le blâmaient et murmuraient. » Volt., Hist. de Russie, ch. xviii.