Voltaire fait ici allusion au supplice de Patkul
3. Dans son Histoire de Russie, Voltaire, souvent forcé de répéter les mêmes événements, compare également Charles à son rival, et lui est moins favorable qu’ici : « Le risque, dit-il, n’était point égal entre ces deux rivaux.
Si Charles perdait une vie tant de fois prodiguée, ce n était après tout quun héros de moins. Les provinces de l’Ukraine, les frontières de Lithuanie et de Russie cessaient alors d’être dévastées ; la Pologne reprenait avec sa tranquillité son roi légitime, déjà réconcilié avec le czar, son bienfaiteur. La Suède enfin, épuisée d’hommes et d’argent, pouvait trouver des motifs de consola-
tion. Mais, si le czar périssait, des travaux immenses, utiles à tout le genre humain, étaient ensevelis avec lui, et le plus vaste empire de la terre retombait dans le chaos dont il était à peine tiré. »
4. Dans V Histoire de Russie, Voltaire ne dispose pas les armées de la même façon : 1® Ici le tzar passe la rivière à une lieue de la ville, du côté de l’ouest, c’est-à-dire au-dessous ; dans V Histoire de Russie, il fait passer son armée audessus de la ville. 2® Ici l’armée suédoise est un peu au sud-est de Pultawa, et le tzar à l’est; là, au contraire, les assiégeants sont au nord-ouest et les Russes au sud-est. De plus, il ne donne, dans VHistoire de Russie, que 60,000 hommes au tzar.