‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 166 sur 285 · A l’instant même, immédiatement · texte numérisé non relu

A l’instant même, immédiatement

4. Dès le 8 août 1709, Auguste protesta contre l’abdication qu’on lui avait arrachée, et étant rentré dans les

bonnes grâces du czar, il s’empres sa de remonter sur le trône de Pologne. Voltaire, Histoire de Russie, ch. XIX.

5. Il est plus ordinaire et plus convenable de dire outrepassé. — Leurs ordres, c.-à-d. les ordres qu’ils avaient reçus.

polonais, qui, lui ayant autrefois juré fidélité, avaient fait depuis les mêmes serments à Stanislas, et revenaient en faire de nouveaux à Auguste. Siniawski même rentra dans son parti, et, perdant Ridée de se faire roi, se contenta de rester grand-général de la couronne. Flemming, son premier ministre, qui avait été obligé de quitter pour un temps la Saxe, de peur d’êlre livré avec Patkul, contribua alors par son adresse à ramener à son maître une grande partie de la noblesse polonaise.

Le pape releva ses peuples du serment de fidélité qu’ils avaient fait à Stanislas. Cette démarche du saint-père faite à propos, et appuyée des forces d’Auguste, fut d’un assez grand poids; elle affermit le crédit de la cour de Rome en Pologne, où l’on n’avait nulle envie de contester alors aux premiers pontifes ^ le droit chimérique de se mêler du temporel des rois : chacun retournait volontiers sous la domination d’Auguste, et recevait sans répugnance une absolution inutile, que le nonce ne manqua pas de faire valoir comme nécessaire.

La puissance de Charles et la grandeur de la Suède touchèrent alors à leur dernier période. Plus de dix têtes couronnées voyaient depuis longtemps avec crainte et avec envie la domination suédoise s’étendant loin de ses bornes naturelles, au delà de la mer Baltique, depuis la Duna jusqu’à l’Elbe. La chute de Charles et son absence réveillèrent les intérêts et les jalousies de tous ces princes, assoupies longtemps par des traités et par Fimpuissance de les rompre

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