‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 25 sur 285 · Puffendorff. — Voir la note 3, p. xix · texte numérisé non relu

Puffendorff. — Voir la note 3, p. xix

5. L’adverbe oà est souvent employé, comme ici, par Voltaire et par les écrivains du XVII® siècle, pour le pronom relatif :

Heureux qui, satisfait de son humble [fortune,

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vraient ses inclinations martiales, lui formèrent de bonne heure une constitution vigoureuse, capable de soutenir les fatigues où le portait son tempérament.

Quoique doux dans son enfance, il avait une opiniâtreté insurmontable ; le seul moyen de le plier était de le piquer d’honneur: avec le mot de gloire on obtenait lout de lui. Il avait de Taversion pour le latin, mais dès qu’on lui eut dit que le roi de Pologne et le roi de Danemark l’entendaient, il l’apprit bien vite, et en retint assez pour le parler le reste de sa vie. On s’y prit de la même manière pour Rengager à entendre le français ; mais, il s’obstina tant qu’il vécut à ne jamais s’en servir, même avec des ambassadeurs français qui ne savaient point d’autre langue

Dès qu’il eut quelque connaissance de la langue latine, on lui fit traduire Quinte-Gurce^: il prit pour ce livre un goût que le sujet lui inspirait beaucoup plus encore que le style. Celui qui lui expliquait cet auteur lui ayant demandé ce qu’il pensait d’Alexandre :« Je pense, dit le prince, que je voudrais lui ressembler. — Mais, lui dit-on, il n’a vécu que trente-deux ans. — Ahl reprit il, n’est-ce pas assez quand on a conquis des royaumes ?» On ne manqua pas de rapporter ces réponses au roi son père, qui s’écria: « Voilà un enfant qui vaudra mieux que moi, et qui ira plus loin que le grand Gustave.» Un jour, il s’amusait dans l’appartement du roi à regarder deux cartes géographiques, l’une d’une ville de Hongrie prise par les Turcs sur l’Empereur, et l’autre de Riga, capitale de la Livonie province conquise par les Suédois depuis un

Libre du joug superbe où je suis atta- [ché,

Vit dans l’état obscur où les dieux l’ont [caché !

(Racine, Iphigénie, acte l, sc. i.) ... L’hymen où j’étais destinée.

(Racine, Mithridate,d.ciQ 1, sc. iii.)

1. Son père lui avait probablement transmis cette aversion pour le français, t Si je rencontre le roi de France, disait » Charles Xll, je parlerai français avec ■ lui ; mais s’il me vient des ministres B français, il faut qu’ils apprennent le

» suédois, car je trouve ma langue aussi » belle que le roi de France peut trou- » ver la sienne. »

2. Quinte-Curce, historien latin, qui vécut probablement au ie«- siècle après Jésus-Christ; il a écrit une Histoire d’Alexandre, remarquable par le style beaucoup plus que par la vérité historique ; il a dit de lui-mèine : plura transcribo quam credo,

3. La Livonie, longtemps disputée par les Suédois, les Polonais, les Russes* ne fut cédée à la Suède qu’eu iCtIÛ*

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