C’est-à-üire leur accorderait de bonnes conditions
4. La Motraye dit que deux députés des pirates de lAladagascar vinrent olfrir à Gortz le secours de leurs vaisseaux et de leurs richesses, si le roi voulait leur accorder une protection que l’Angleterre leur avait refusée. Il ajoute que Gortz obtint pour eux cette protection avec un établissement à Gottenbourg. Mais Lé- | montey prétend, sur des preuves qui ' paraissent authentiques, qu’il y avait 1 dans celte affaire une honteuse spécu- |
lation mercantile, étrangère à toute vue politique et militaire, ignorée du roi et protégée dans l’ombre par Gôrtz. Quatre Suédois, dont le principal était Ivlinkostrom, ancien agent de la compagnie des Indes, avaient imaginé d’armer des flibustiers en Europe, pour aller rançonner le commerce dans les mers des Indes, et enlever aux Danois l’île de Saint- Thomas dans les Antilles. Klinkostrom avait appelé en France Morgan et quelques centaines de ses bandits, et il voulait les faire passer en Espagne, à Cadix, ou ils pourraient organiser leur expédition. La chute de Gôrtz fit crouler cette infâme entreprise, qui ne fut connue ni de Charles, ni d’Albéroni, et qui n’avait pas rapport aux affaires du Prétendant.
Les mouvements des flibustiers avaient cependant donné quelque ombrage au gouvernement du Kégent, qui publia, le 5 septembre 1718, une ordonnance, accordant l’amnistie aux forbans français, qui seraient catholiques, ou en disposition de le devenir,
5. Gothembourg ou Gotheborg, port de Suède, sur le Cattégat, à l’embouchure de la Gotha, est une ville fondée par le duc de Gothland, depuis Charles IX,