Gyllembourg fut arrêté à Londres
au mois de février 1717 ; vingt-cinq grenadiers, posés à sa porte, eurent ordre d’empêcher que personne pût lui parler : on rompit ses cabinets et ses coffres ; ses papiers furent enlevés sans inventaire et sans scellé ; on répandit dans le public que le complot avait été découvert par trois lettres que Gœrtz écrivait à Gyllembourg, avec ses réponses, et le chiffre dont ils se servaient ; qu’on y avait vu le projet d’une descente à faire en Écosse ; que Gœrtz avait déjà touché cent mille florins en Hollande, depuis dix mille livres sterling à Paris ; que Gyllembourg avait reçu vingt mille livres sterling à Londres. » (Saint-Simon.)