‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 259 sur 285 · On dirait plus habituellement : un tout autre parti · texte numérisé non relu

On dirait plus habituellement : un tout autre parti

5. Voltaire, dans l’histoire de Russie, et Saint-Simon, dans ses Mémoires, ont donné de curieux détails sur le séjour du tzar à Paris.

6. Saint-Simon dit que le tzar avait un désir extrême de s’unir avec la France

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le roi de Suède, qui lui cédaitde grandes provinces, d’ôter enlièremenl aux Danois l’empire de la mer Baltique, d’affaiblir les Anglais par une guerre civile, et d’attirer à la Moscovie tout le commerce du Nord. Il ne s’éloignait ^ pas môme de remettre le roi Stanislas aux prises avec le roi Auguste, afin que le feu étant allumé de tous côtés, il pût courir pour l’attiser ou pour l’éteindre, selon qu’il y trouverait ses avantages. Dans ces vues, il proposa au régent de France la médiation entre la Suède et la Moscovie, et, de plus, une alliance offensive et défensive avec ces couronnes et celle d’Espagne. Ce traité, qui paraissait si naturel, si utile à ces nations, et qui mettait dans leurs mains la balance de l’Europe, ne fut cependant pas accepté duducd’Orléans^.ll prenaitprécisémentdansce temps des engagements tout contraires : il se liguait avecTempereur d’Allemagne et George, roi d’Angleterre^. La raison d’État changeait alors dans l’esprit de tous les princes, au point que leczar était prêt de se déclarer contre son ancien allié, le roi Auguste, et d’embrasser les querelles de Charles, son mortel ennemi, pendant que la France allait, en faveur des Allemands et des Anglais, faire la guerre au petit-fils de Louis XIY, après l’avoir soutenu si longtemps contre ces mêmes ennemis aux dépens de tant de trésors et de sang. Tout ce que le czar obtint, par des voies indirectes, fut que le régent interposât ses bons offices pour l’élargissement du baron de Gôrtz et du comte de Gyllenborg. Il s’en retourna dans ses États à la fin de juin, après avoir donné à la France le spectacle rare d’un empereur qui voyageait pour s’instruire; mais trop de Français ne

et de la détacher de l'Angleterre ; il ] ajoute que nous eussions infiniment profité d’une étroite union avec lui ; mais le régent résista à tous les conseils.

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