Mer Caspienne (Hyrcanum mare
C’est un grand lac ou mer intérieure, au sud-est de la Russie ; elle est longue de 1,200 kilom., et large de 325; son niveau est à environ 40 mètres au-dessous de celui de l’Océan, sa profondeur varie beaucoup: elle est sujette à de
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ccpcndanl les Suédois envoyés [)risonniers parmi eux ont été plus conlenls de leurs mœurs (jue do celles des arjcieus Moseoviles.
Pierre Alexiowit/ avait reçu une éducation qui tendait h aiigmentfu* encore la l)arl)ariede celte j)artie du monde. Sofj natui’el lui fit (Pahord aimer les étrangers^ avant qu’il sût à (jiiel |)oint ils j)Ouvaient lui élre utiles, lœ Fort* lut le j)rernier instrument donl il se servit [mur changer depuis la l’ace de la Moscovie. Son juiissant j^^énie, qii’iine éducation barbare avait retenu et n’avait [)u délruire, se (lévelopj)a prcsf[ue b)ul h couj). Il résolut d’etre bornrne, de commander à des bomrnes,et de créer une nation nouvelle. IMusieurs juinces avaient avant lui renoncé à des couronnes ^ par dégoût j)Our le [)oids des affaires mais aucun n’avait caîssé d’élre roi ()Oiir apprendi e mieux à régner : c’(rst ce (pie lit Pierre le (irand.
Il quitla la Itussie en n’ayant encore régné (pie
deux années*"*, et alla en Hollande, déguisé sous un nom vulgaire^*, comme s’il avait été un domestique de ce môme lajFort, (jii’il env(jyait ambassadeur extraordinaire auprès des états généraux Arrivé à Amsterdam, inscrit dans le role^ des cbarpenliers de l’amirauté ^ des Indes, il y travaillait dans le cbanlier comme les autres charpentiers.
1. i.K Fout (Fraiirois)^ d’iiiio faiiiillo a'origiiH! écossa isn, r<angn';o rn Fiéinoîif, puis a (ictirvc, vais 1 !»(>!'>, iia<]uit dans ceüo ville en U»!»0, cl iiioiiriit a Moscou h: 1««’ mars à cettç nouvelle,
l’icrre sccria : « Je |»ckIs le meilleur » de mes amis, et c(da dans un temps » quej’en avais plus hesoiiMpie jamais. « J>e Fort, élaldi d«•puis plusieurs années en Mussie, prit une part aclivi; au coup d FtaÇ qui donna a Pierre le souverain pouvoir; hieiilôl il lut son premii*r conseiller et son aide le jiliis intelligent dans l’exécution de ses rél'ormes.
'J. li’enqiereur Dioclétien, en 300 ; Cliarles-Quinl, en lîioO, etc.
3. Pau i/iUiovr rotin i,k roinn dks Air Aluns. — Ces cx|>ressions inélaplioropies sont-elles bien raïqnocliées ? J.e pouls des a liai res fulùjua plutôt qu’il U inspire du dcfjoàL.
4. Kn mars 1007, comme Voltaire l’a coi rigô lui-mème (ians son Hinloire de IhiHHie,
fi. Après la mort de leur fri’re aîné Féodor (1082), Ivan et l’ierre régnèrent sous la régence de la princesse Sophie, leur sciuir ; en 1080, Pierre, à dix-sept ans, relégua Sojdiie dans un monastère, et s’empara du jioiivoir, laissant le litre et les honneurs du tzar au l'ailde Ivan, (jui mourut en 1000.
0. Il prit le nom rofuiii'r do Pierre Mikhaihd'; la terminaison o/* désigne la roture- la terminaison ilcU^ la noldessc.
7. e était l’assemhlée des déjmlés des se[)l [irovinces, unies depuis le traité d'iitrechl ( lij/0 ) ; elle se tenait à La Haye.
8. P.ôi,K. — Ce mot signifie liste, catalogue; on dit, le rôle des contrihulions, h:s capitaines ont un rôle de leurs soldats.
0. Amiuautk. — Fn Angleterre, en Hollande, en Itussie, aux Flals-Iinis, <dc., ce mot désigne jiroprenienl l’adminis- Iration supérieure do la marine.
UVIU: PllKMIKU.
Dans les inlervalles de son travail, il apprenait les parties des mathématiques qui peuvent ôtre utiles à un prince, les fortilications, la navigation, l’art de lever des plans. Il entrait dans les bouliqucs des ouvriers, examinait tonies les manufactures; rien n’échappait à ses observations. De là il passa en Angleterre, où il se perfectionna dans la science de la consiruclion des vaisseaux ; il repassa en Hollande, et vit tout ce qui pouvait lourner à l’avantage de son pays. Enfin, après deux ans de voyages et de travaux, auxquels nul autre homme que lui n’eût voulu se soumettre, il reparut en Russie, amenant avec lui les arts de l’Europe. Des artisans de toute espèce l’y suivirent en foule. On vit pour la première fois de grands vaisseaux russes siu* la mer Noire, dans la Baltique, et dans l’Océan E Des bâtiments d’une architecture régulière et noble furent élevés au milieu des huttes moscovites. 11 établit des collèges, des académies, des imprimeries, des bibliothèques ; les villes furent policées ; les habillements, les coutumes changèrent peu à peu, quoique avec ditficulte Les Moscovites connurent par degrés ce que c’est que la société. Les superstitions même furent abolies ; la dignité de patriarche fut éteinte^ : le czarse déclara le chef delà religion; et cette dernière entreprise, qui aurait coûté le trône et la vie à un prince moins absolu, réussit presque sans contradiction, et lui assura le succès de toutes les autres nouveautés '’E Après avoir abaissé un clergé ignorant et barbare, il osa essayer de l’instruire ; et par là même il risqua de le rendre redoutable ; mais il se croyait assez puissant pour ne le pas craindre. 11 a fait enseigner, dans le peu de cloî-