Cet acte de -violence souleva les page
esprits contre Auguste, et l’Europe en- i 4. Il courait tantôt ex Saxe. H tière regarda cette conduite comme une ' serait plus régulier d’écrire tantôt ü indigne perfidie. courait en Saxe, tantôt...
3. Prêt de. Il faudrait prêt à ; dis- 5. Ex effet, en réalité, de fait.
posé à [paratus ad), ou plutôt près de, I 6. La religiox évangélique. On ap-
lllSTulUE DE CHAULES XII.
aise, disail-il, de faire en Pologne ce que Gustave Vasa avait fait en Suède, d’y établir le luthéranisme, et de rompre les chaînes du peuple, esclave de la noblesse et du clergé. Charles fut tenté un moment; mais la gloire était son idole. Il lui sacrifia son intérêt, et le plaisir qu’il eût eu d’enlever k Pologne au pape. Il dit au comte Piper qu’il était plus flatté de donner que de gagner des royaumes; il ajouta en souriant: «Vous étiez fait pour être le ministre d’un prince italien L »
Charles était encore auprès de Thorn, dans cette partie de la Prusse royale ^ qui appartient à la Pologne ; il portait de là sa vue sur ce qui se passait à Varsovie, et tenait en respect les puissances voisines. Le prince Alexandre, frère des deux Sobieski enlevés en Silésie, vint lui demander vengeance. Charles la lui promit d’autant plus qu’il la croyait aisée, et qu’ilse vengeait lui-même. Mais, impatient de donner un roi à la Pologne, il proposa au prince Alexandre de monter sur le trône dont la fortune s’opiniâtrait à écarterson frère. Une s’attendait pas à un refus. Le prince Alexandre lui déclara que rien ne pourrait jamais l’engager à profiter du malheur de son aîné. Le roi de Suède, le comte Piper, tous ses amis, et surtout le jeune palatin de Posnanie^, Stanislas Leczinski, le pressèrent d’accepter la
pelait ainsi le luthéranisme. « En Allemagne, la Saxe, une partie du Brandebourg, le Palatinat, une partie de la Bohême, de la Hongrie, les États de la maison de Brunswick, le Wurtemberg, la Hesse, suivent la religion luthérienne, qu’on nomme évangélique. » (Voltaire, Siècle de Louis XIV, ch. 2.} — De nos jours on a donné ce nom à l’Eglise formée par la fusion qui se fit en Allemagne entre les luthériens et les calvinistes; cette union, acceptée par plusieurs États, n’est pourtant pas devenue générale ; et les protestants sont encore divisés en plusieurs sectes.
1. La politique italienne avait la réputation d’être égoïste , sans loyauté, pleine de ruse et de perfidie, n’ayant qu’un but, le succès, et trouvant bons tous les moyens qui y conduisaient.
L’ouvrage célèbre de Machiavel , le Prince, qui était considéré comme le manuel de cette politique, devait être
réfuté par Frédéric II, de Prusse, dans son Anti- Machiavel.
2. La Prusse, conquise par les chevaliers Teutoniques, fut divisée, par la paix de Thorn (1466), en deux parties : l’une à l’ouest fut la Prusse royale, et appartint à la Pologne; l’autre à l’est fut la Prusse teutonique , qui resta à l’Ordre, et qui fut sécularisée en 1525 par Albert de Brandebourg ; ce fut alors la Prusse ducale , qui cessa d’être un fief de la Pologne seulement en 1657 ; les deux Prusses ont été réunies en
3. La lui promit. C’est une négligence légère; il faudrait rigoureusement répéter le mot vengeance.
4. La Posnanie ou palatinat de Poznan, dans la Grande-Pologne, chef-lieu Posen ; de ses neuf districts, le partage de 1772 en a donné cinq et demi à la Prusse, qui en a formé le grand-duché de Posen.
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couronne.il fut inébranlable : les princes voisins apprirent avec étonnement ce refus inouï, et ne savaient lequel ils devaient admirer davantage, ou un roi de Suède, qui à Ttlge de vingt-trois ans donnait la couronne de Pologne, ou le prince Alexandre qui la refusait.