‹ Histoire de Charles XII, roi de SudeChapitre 92 sur 285 · On dit plus ordinairement fondre sur · texte numérisé non relu

On dit plus ordinairement fondre sur

2. Peu sures. Il serait plus grammatical d’écrire, étaient peu sûres.

3. Conter. Se dit principalement de récits que l’on fait dans la conversation.

4. Ce même enfant. Il serait mieux d’écrire cette même enfant ; « Excusez ma faiblesse pour une enfant, dont... » Racine, Lettres.

b. Marie Leczinska épousa Louis XV

en 1725 et mourut en 1768. Stanislas, sa femme et sa fille vivaient alors, à Weissembourg, en Alsace, d’une pension que leur faisait par pitié le gouvernement français ; ils crurent rêver, quand ils reçurent la lettre de M. le duc de Bourbon , qui leur annonçait ce merveilleux retour de fortune, et se jetèrent à genoux tous les trois pour remercier Dieu. Reine de France, Marie se fit respecter par ses vertus.

IllSTOmiC DE CHARLES XH.

delà cour de Rome, en qualité d’évêque et de fauteur d’un prince mis sur le trône par les armes d’un luthérien.

La cour de Rome, qui a toujours songé à augmenter son pouvoir temporel à la faveur du spirituel avait depuis Ircs-longtemps établi en Pologne une espèce de juridiction, à la tête de laquelle est le nonce du pape. Ses ministres n’avaient pas manqué de profiter de toutes les conjonctures favorables pour étendre leur pouvoir, révéré par la multitude, mais toujours contesté par les plus sages. Ils s’étaient attribué le droit déjuger toutes les causes des ecclésiastiques, et avaient surtout, dans les temps de troubles, usurpé beaucoup d’autres prérogatives, dans lesquelles ils se sont maintenus jusque vers l’année 1728, où l’on a retranché ces abus, qui ne sont jamais réformés que lorsqu’ils sont devenus tout à fait intolérables.

Le roi Auguste, bien aise de punir l’évêque de Posnanie avec bienséance, et de plaire à la cour de Rome, contre laquelle il se serait élevé en tout autre temps, remit le prélat polonais entre les mains du nonce. L’évêque, après avoir vu piller sa maison,' fut porté ^ par des soldats chez le ministre italien, et envoyé en Saxe, où il mourut. Le comte de Horn essuya, dans le château où il était enfermé, le feu continuel des ennemis: enfin, la place n’était pas tenable, il se rendit prisonnier de guerre avec ses quinze cents Suédois. Ce fut laie premier avantage qu’eut le roi Auguste, dans le torrent ^ de sa mauvaise fortune, contre les armes victorieuses de son ennemi.

Ce dernier effort était l’éclat d’un feu qui s’éteint Ses troupes, assemblées à la hâte, étaient des Polonais prêts à l’abandonner à lapremière disgrâce, des recrues de Saxons qui n’avaient point encore vu de guerres, des cosaques vagabonds, plus propres à dépouiller des vaincus qu’à vaincre; tous tremblaient au seul nom du roi de Suède.

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