tome n. H
de la ville, et par MM. du Chatelet et de Thou, ses lieutenants \ Ces troupes, jointes à la compagnie du vidame qui avait quitté l'antique arbalète pour prendre l'arquebuse , composaient une force assez respectable. Le gouverneur commença par prescrire cinq rondes de nuit et établit un guet permanent d'hommes d'armes dans le clocher neuf; à partir de ce moment , le service , partagé entre les gens de guerre et la milice bourgeoise, se fit avec une rigueur d'autant plus grande que l'on redoutait le retentissement et les conséquences d'une mesure devenue inévitable : l'expulsion des habitants huguenots ( 1 7 mai ).
Des lettres du connétable de Montmorency, datées du camp de Beaugency, le 23 juin, vinrent, en effet, la prescrire. Pour en faciliter l'accomplissement, M. d'Eguilly, profitant de l'arrivée à Chartres de M. de la Grand ville, commissaire aux vivres de l'armée royale , fit assembler daus la soirée du 24 , au son du tabourin, trois cents bourgeois armés, sous prétexte de leur confier l'escorte d'un convoi de vivres et munitions destiné au camp ; puis , le 25 au matin , il fit mettre hors de la ville, sous la protection de cette troupe, 161 suspects d'hérésie, à la tête desquels se trouvaient MM. Etienne Hacquin, Jean de Beaucouché et Jean Chesneau , conseillers au présidial, Léonard Chaillou, second avocat du Roi, Jean de Montescot, maître des requêtes de l'Hôtel de la Reine-mère, ainsi que plusieurs religieux et gens d'église. Les maisons de ces bannis servirent de casernes et leurs armes fureut distribuées aux bons catholiques. Lorsque l'on songe aux atrocités qui se commettaient dans les deux partis sur toute la surface de la France , on doit admirer la modération dont les autorités chartraines firent preuve dans cette circonstance; non-seule-
1 A la procession du Saint-Sacrement , on distribua aux officiers du Roi et aux t'clievins 2l bonnets et 'M torches, avec faussons aux armes de la ville; les torches de MM. d'Eguilly, du Chàtclet et de Thou coûtèrent 20 sous pièce. (Compte de Michel de Haigncaux.)
ment il n'y eut pas une seule goutte de sang de versée, mais nul ne fut expulsé sans avoir été cité au préalable et porté sur le tableau de la Chambre l.
Cette exécution délicate étant terminée à la satisfaction générale, M. d'Eguilly, rappelé par M. de Guise, se mit en devoir de rejoindre l'armée royale; mais, sur les vives instances des échevins qui appréciaient fort la conduite de ce capitaine, le Connétable décida, par lettres du 28 juin 1562, que Chartres conserverait son gouverneur \ La ville bien armée , bien administrée, purgée des suspects et sans crainte pour son intérieur, put donner toute son attention aux menées continuelles des huguenots du pays et expédier les affaires que lui créait journellement sa position de sentinelle avancée. Le 7 juillet, d'après l'avis donné par le gouverneur alors absent, de l'acheminement des ennemis vers ces quartiers, on envoya M. Jean de Calderon, sieur du Brosseron , à Chàteaudun pour s'entendre avec le Connétable ; on fit murer et étouper les portes condamnées; on réunit les outils nécessaires pour élever un rempart en cas de brèche ; on prescrivit la construction , à la porte des bateaux , d'un bàtardeau destiné à faire au besoin regorger l'eau dans la ville; enfin on distribua dix livres de poudre à canon à chacun des six capitaines-quarteniers s. Le même jour, on refusa l'entrée à 1 ,200 reitres de la compagnie du sieur de Roquendorff, et on les cantonna à Morancez et à Dammarie. Le 18, cent muids de farine furent expédiés au camp du Uoi. Le 23, on défraya une bande de Suisses, de passage à Nogent-le-Phaye et à Thivars *.
1 Beg. des Echevins; Séance du 25 juin.
* Ib. — Par lettres du 13 mai, le Roi avait prescrit aux échevins de faire provision de 100 muids de farine pour une grande armée de gens de pied et de cheval qu'il se proposait de placer sous les ordres du roi de Navarre et qui devait passer par le Chartrain. Mais ces troupes ne vinrent pas, les farines s'aigrirent et le Connétable donna, le iH juin, ordre de les vendre.
8 Ib.; juillet.
* Ib. On donna à ces soldats 4,000 pains de dix à onze onces, 10 muids de vin , 40 bœufs et 120 moutons.
La peste, qui s'était déjà manifestée au mois d'avril, sévit avec violence pendant les chaleurs d'août !. Cependant ce fléau n'empêcha pas le jeune Charles IX de traverser Chartres le 8 août, en compagnie de la reine Catherine, du roi de Navarre et du prince do la Roche-sur-Yon. MM. Quédarne et Lancement, échevins, offrirent le vin de la ville et 200 minots d'avoine à Sa Majesté dont la personne fut abritée sous le dais officiel porté par MM. de Dinan, Tardiveau, Estienne et Drouin, autres membres de la chambre \ Le Roi, qui se rendait au camp devant Bourges, s'était fait précéder parla demande do 10,000 livres tournois sur les villes closes du bailliage, pour solde de gens de guerre (25 juillet). Vingt enseignes de lanskenets, sous les ordres du comte Rhingrave , formaient l'escorte du monarque \
Pendant que les bataillons royaux s'éloignaient de la Beauce , les protestants d'Orléans essayaient quelques pointes sur les villes à leur portée. Le 18 août, le maréchal de Brissac, gouverneur de Paris, avertit M. d'Eguilly de cer-
1 On fit publier le 5 août une longue ordonnance concernant la peste; en voici les principales dispositions : 1° soins religieux donnes par huit prêtres délégués par les curés; 2° transport des malades aux lieux de Beaurepaire et d'Enfer, près la Barre-des-Prés ; 3° fosses de quatre pieds de profondeur au moins; 4° défense aux barbiers de saigner les pestiférés dans le cimetière Saint-Saturnin ; 5° ordre aux médecins et barbiers chargés de panser les malades de fermer leurs boutiques et de porter par la ville des verges blanches de trois pieds de haut; 6° défense de brûler des paillasses dans les rues et de vendre les habillements des pestiférés dans la ville ; 7° ordre de marquer d'une croix blanche les maisons atteintes du fléau. (Heg. des Echevins.) — SIfS Saturnin Papincau et de Lahaye, barbiers-chirurgiens, furent retenus pour le pansement des malades, à raison de 10 livres par mois. (Compte de Michel de Haigneaux )
9 Heg. des Echevins; Séances des 25 juillet et 7 août. — Le dais ou ciel royal était fait de trois aunes et demi de velours violet de Gènes, doublé de taffetas rou^e, avec une pièce de bougran rouge pour le fond , frangé de filets jaunes , rouges , violets et blancs , et chargé de broderies et profîlures représentant les armoiries et devises de Charles IX. On offrit au Roi et à la Reine , outre les cadeaux habituels de vin et d'avoine , des corbeilles de fruits et six massepains de Lyon contenant une demi-livre de dragées musquées , deux livres de grosses dragées , et deux livres et demie de canelat, o rangeât et gironftat. On donna aux hérauts d'armes 7 livres 10 sous, aux trompettes 100 sous, aux tahourins 50 sous, aux archers de la garde 10 livres, aux gardes de la porte et aux fourriers des logis 7 livres, aux huissiers et laquais du Roi 50 sous. (Compte de Michel de Baigntaux.)
* Heg. des Echevins.
laines menées que ees voisins incommodes pratiquaient contre Chartres ; ils y avaient sans doute des intelligences ; en tous cas, ils étaient venus reconnaître les forces de la garnison. Cette nouvelle décida le gouverneur à redoubler de vigilance ; les habitants reçurent Tordre de se munir dans le délai d'un mois d'une armure complète: morion, corselet, pique et arquebuse ; les capitaines et les lieutenants de la garde bourgeoise tirent des visites domiciliaires chez certains particuliers suspects, et une levée de 400 hommes, soldés pour les deux tiers par le Chapitre, vint renforcer le guet1. Le i" septembre, les ennemis réussirent à s'emparer, près de Chàteaudun, d'un grand convoi de poudre escorté par quelques royalistes, et ce succès fît ouvrir avec empressement les portes de Chartres à la compagnie de M. de La Tour, dépêchée de Paris par le maréchal de Brissac f. Cependant, l'armée royale, victorieuse dans le Berri, s'étant portée sur la Normandie pour mettre le siège devant Rouen, les commissaires aux vivres ne manquèrent pas d'exploiter les campagnes chartraines ; un convoi de cent muids de farine, expédié de la ville, à la fin de septembre, pour l'étape du Pont-de-1' Arche , fut bientôt suivi de fourgons de subsistances à la destination du camp d'Houdan (23 septembre) \ Rouen , attaqué vigoureusement, résista longtemps, grâce à la diversion des Anglais reçus au Hàvre par la trahison de Jean de Ferrières, sieur deMaligny, vidame de Chartres et protestant zélé \ Mais l'odieux de cet appel à l'étranger, habilement exploité par la Reine-mère et les Guise , ne fit que donner plus d'énergie aux catholiques ; M. d'Eguilly en prit texte, le 20 octobre, pour rendre une ordonnance par laquelle,
• Heg. des Echevins; Séance du 19 août, et Compte de Michel de Baigneaux.
» Reg. des Echevins; Séance du 11 septembre. — Mèm. de Condé, coll. Michaud, vol. 6, p. 689. — Les huguenots d'Orléans s'avancèrent jusqu'à deux lieue* de Chartres. ( Ib., p. 690.)
» Registres des Echevins: septembre et 22 octobre. lettres du Roi des 1 i vt 18 septembre.
4 Mémoires de Condé. vol. 6, p. 690
sous des peines sévères, les bourgeois de Chartres étaient obligés de se pourvoir de farine , les marchands de s'abstenir de toute spéculation sur la vente des armes, les quarteniers de porter à cent hommes l'effectif de chaque compagnie , les espions de faire leur office avec un redoublement d'activité, et les échevins de tenir chez eux un dépôt de boulets et de poudre à canon ,.
Ce n'était guère le moment pour les suspects chartrains de solliciter leur rentrée; c'est pourtant ce que firent plusieurs d'entre eux. A la séance de la Chambre du 27 octobre, MM. de Montescot et de Beaucouché , expulsés le 25 juin, ûrent présenter des lettres-patentes du Roi , datées du camp de Rouen , qui enjoignaient aux échevins de les rayer de la liste des hérétiques et de les réintégrer dans leurs offices et maisons, attendu qu'ils n'avaient jamais failli à la religion catholique, apostolique et romaine, et que si Anne Macéas, femme du sieur de Montescot , et Anne de Montescot , femme du sieur de Beaucouché, s'étaient quelquefois rendues au prêche, ce n'avait été que par pure curiosité. Ces raisons ne purent attendrir l'assemblée, qui rejeta a l'unanimité la requête des exposants, sur les conclusions du procureur du Roi. MM. Hacquin , Chesnoau et Chaillou no furent pas plus heureux , quoique leur demande se couvrît de la protection du Roi et du duc de Guise Ainsi les chartrains, fidèles aux doctrines du parlement de Paris , étaient plus catholiques que la Cour ellemême.
Tout en portant un coup funeste au parti protestant, la prise de Rouen (26 octobre) n'abattit pas son courage \ D' Andclot , qui avait rejoint Condé à Orléans avec des recrues
1 Heg. des Echevins; 20 octobre.
* Ib.; Séances des 27 octobre et 10 novembre.
' Par lettre du 22 octobre , le Roi avait enjoint au lieutenant-général de faire partir sur-le-champ 100 muids de farine pour son camp devant Rouen, sous peine de lui en répondre en privé nom.
allemandes, cherchait à surprendre Chartres. Mais le maréchal de Saint-André le surveillait; il expédia, le 28 octobre, à M. d'Eguilly, la compagnie de M. de la Brosse et plusieurs pièces d'artillerie laissées à Chàtcaudun ; M. de tambour, commissaire en cette partie , amena , de son côté , le 9 novembre , trois gros canons, deux barils de poudre et des boulets Le 14 , sur le bruit que le prince de Condé tenait la campagne et qu'il avait emporté Pithiviers , Etampes et plusieurs autres places, on envoya des espions à la découverte, et on retint par précaution un convoi de provisions qui allait partir pour Pont-de-1' Arche ; force était, en effet , de pourvoir à la subsistance des compagnies françaises logées aux faubourgs , lesquelles, à la première nouvelle de la marche des protestants , avaient voulu rentrer en ville *. Le lendemain 15 , des lettres du duc de Guise et du connétable de Montmorency conGrmèrent la sortie de Condé d'Orléans , en ajoutant , toutefois , qu'il n'y avait rien k craindre, parce que le prince ne possédait, pour toute artillerie, que deux canons, une coulevrine et des munitions de quoi tirer cent coups au plus. Néanmoins on se prépara aux événements, et l'on vit les habitants, sans distinction de qualité, travailler aux fortifications, comme si l'ennemi eût été déjà aux portes (23 novembre).
L'armée royale attendait un renfort considérable de Gascons et d'Espagnols à l'aide desquels elle comptait bien reprendre l'offensive. Le 29 novembre, ces troupes, conduites par M. de Lansac , prirent étape k Chartres , qu'elles trouvèrent en l'état d'une place assiégée. Sur l'ordre de M. d'Eguilly, les gens du plat pays s'étaient hâtés de faire entrer en ville leurs bestiaux, leurs provisions en blé et vins et leurs
1 Iieg. des Er lté vins.
• Ib. — Chaque soldat des compagnies françaises recevait, par jour, pour sa nourriture, trois pains de douze onces, deux pintes de vin et vingt nnces de viande, moitié! bceuf, moitié mouton. (Séances des 12, M et 15 novembre.) — On fut forcé, quelques jours après, de recevoir ces compagnies dans la ville , sur une lettre pressante du Connétable en date du 20 novembre.
meubles ; les meuniers de la plaiue avaient apporté leurs fers et brisé les ailes de leurs moulins; un fortin en terre, avec épaulements, avait été élevé par les habitants entre la porte Chàtelet et celle des Epars ; enfin Chartres était tellement encombré de soldats que les échevins passaient tout leur temps à veiller aux distributions des vivres \ Ces dispositions de défense étaient à peine terminées que Ton apprit, par des lettres du Connétable, en date du 10 décembre, que Condé, parti brusquement des environs de Paris , semblait se diriger vers la Beauce. Des coureurs de M. d'Eguilly conOrmèrent bientôt cette nouvelle, et l'on ne tarda pas, en effet, à voir paraître l'armée protestante. Pour éprouver les Chartrains, le prince de Condé lit sommer le gouverneur de rendre la ville ; mais ce gentilhomme répondit qu'il gardait Chartres pour le Roi , et que si les ennemis s'y attaquaient, ils y trouveraient leur cimetière. Cette contenance en imposa aux protestants qui se retirèrent du pays, après avoir enlevé, le 16 décembre, la petite ville de Gallardon *. Le 17, M. d'Eguilly reçut et lut à la chambre une lettre de M. le Connétable, datée du camp de Neauflc le 15 , qui remerciait les bourgeois de leur fidélité à la cause royale et le gouverneur de sa résistance aux propositions du prince de Condé 3.
Malgré le départ de l'ennemi , on ne cessait de veiller à la sûreté commune, car on prévoyait une bataille. Elle fut, en effet, livrée, le samedi 1 9 décembre , entre Tréon , Marville- Moutiers-Brûlé et le Boullay-Mivoye , à une lieue de Dreux.
1 Beg. rf« Echevins; 23 et 29 novembre. — On fit provision de farine, bœuf et mouton et de 200 poinçons de vin, pour les troupes. Comme les soldats ne voulaient pas se contenter, les jours maigres, de morue sans beurre, on décida qu'il leur serait donné quatre harengs par nomme, ou la morue, à leur choix. Les chefs recevaient du poisson d'eau douce, de la marée et du gibier; à l'étape du 29 novembre on distribua 1,000 bouteilles de vin aux officiers.
• Mém. de Castelnau, coll. Michaud, vol. 9, p. AU.
3 La date de la lettre du Connétable est reportée au 25 décembre dans le Registre des Echevins; mais c'est une erreur évidente : d'abord il est question de celte lettre dans une délibération du 17; puis, le 25, .Montmorencv ne pouvait plus correspondre avec M. d'Eguilly, car il avait été fait prisonnier le 19", à la bataille de Dreux.
La nouvelle officielle qui en arriva le 21 au matin, combla de joie les fidèles catholiques 1 ; que pouvaient-ils désirer de plus : les protestants battus et le prince de Condé prisonnier. Par compensation, il est vrai, le maréchal de Saint-André avait été tué et le Connétable était demeuré au pouvoir de ceux de la religion; mais il restait le grand Guise, le héros de la foi et le sauveur de la patrie. Ce Prince daigna proposer à la ville, le 27 décembre, de lui faire justice, avant son départ du pays, des mauvais procédés du sieur de Bouglainval, gentilhomme suspect, dont il occupait le manoir. Bouglainval était un tyranneau campagnard qui inspirait une grande terreur aux Chartrai us; non content de tenir un prêche public en sa maison et de faire des foullcs de mécontents, il était véhémentement soupçonné de plusieurs vols à main armée et du meurtre d'un marchand flamand; il molestait les ecclésiastiques passant sur ses terres et s'était trouvé aux conventicules des faubourgs; il y avait môme information et prise de corps contre lui à cet égard; de plus, le sieur de Boisricbeux, personnage de qualité, affirmait sur son honneur et ses biens que Bouglainval avait porté les armes à Orléans contre le Roi. Ces renseignements, transmis au prince lorrain , lui firent assez connaître les sentiments de la ville sur cet ennemi \ On profita, en même temps, de la présence des troupes royales dans les environs pour exercer d'activés poursuites contre le sieur Juglet, seigneur de la Motte, partisan de Condé, qui s'étant posté au lieu de M™ de Chamblay, près du Gué-de-Longroy, avait fait prisonnier M. Le Seneux, chanoine de Notre-Dame \ La conduite tenue par M. d'Eguilly dans ces circonstances fut récompensée par le collier de Tordre. En apprenant, le 21 décembre, l'heureux résultat de la
• Reg. des Echevins.
• Ib.; décembre.
» Ib. La délibération dil que Juglet donnait au chanoine Le Seneux le sobriquet it Papaux (Papiste).
bataille de Dreux, le premier soin de la Reine-mère fut de recommander au maréchal de Damville la garde du prince de Condé, et, le 27, après quelques jours consacres aux réjouissances, quoique la ditte victoire ne fust sans grande perte de gens de bien, elle se rendit à Rambouillet, en compagnie du cardinal de Bourbon, du duc de Montpensier, du prince de la Roche-sur-Yon et du Chancelier, dans le but de conférer avec le duc de Guise sur les affaires du royaume. Jugeant ensuite que sa présence serait utile sur le théâtre des événements, Catherine vint s'établir à Chartres, où elle appela une députation du Parlement composée du président Picot, des conseillers d'Egremont, d'Espesse et Grassin et du greffier du Tillet; puis elle fit transférer Condé, de Dreux au château de Levéville, pour essayer d'obtenir de ce prince qu'il fit poser les armes aux huguenots. Les premières négociations répondaient si bien aux désirs de la Reine-mère, qu'elle crut devoir en informer le Parlement par lettres du 3 janvier 1503 et inviter le Roi à se transporter promptement à Chartres. Charles IX arriva, en effet, le 6 janvier et passa tout le reste du mois dans nos murs; mais Condé n'était plus le maître de ses coreligionnaires qui , depuis l'affaire de Dreux, obéissaient à l'amiral de Coligny. L'accommodement ne put donc se conclure à Chartres, et, dans les premiers jours de février, le prisonnier fut transféré à Amboise, où la surveillance devait être plus facile parce que les forces royales tenaient la ligne de la Loire '.
1 Les écrivains locaux disant que Gond»' fui amené à Chartres après la bataille de Dreux et qu'il passa un mois dans la prison de Saint-Père appelée la Renardière, cachot infect que Doyen compare à vu tait a porcs. (Doven, vol. 2, p. 59. — Chevard, vol. i , p. . — Ozeray, vol. "2, p. 16.) Il y a «le l'inexactitude et de l'exagération dans ce récit. On lit dans les Mémoires dé Condé : Le mardy cinquiesme dudit mois (janviers le Hoy partis! de cette ville (Paris) pour s'en aller a Chartres; et faut noter nue en ce temps icyle prince de Conde gui estait prisonnier à Dreux, fust mené près de Chartres en lieu appartenant à .V. Hersaine , conseiller en la court, nommé Leneviile , qui est un chasleau près de Chartres, distant de cinq quarts de lieues de la ditte ville. Et plus bas: Février. En ce mesme temps, le hoy se remu de Chartres pour s'en aller à lUois ; et fist-on partir le prince de Condé du chasteau de Leneviile. pour ainsi que ion disait . le mener a lâches. (Coll. Michaud. vol. 6, p. 6%, W7.I En effet, plusieurs délibérations des échevins
Les échevins voulurent profiter du séjour du Roi à Chartres pour se débarrasser des gens de robe dont la domination leur était de plus en plus insupportable. Ils prièrent S. M., par une requête du 15 janvier, d'accorder à la ville un maire, ayant juridiction politique et pouvoir d'ordonner en la chambre, et un prévôt des maréchaux, en résidence fixe, ayant sous ses ordres un lieutenant et douze archers !. C'était enlever à la fois la présidence de l'assemblée au lieutenant-général, le ministère public au procureur du Roi et la police au lieutenant de robe courte; cette tentative échoua.
Cependant, la Cour, qui avait rejoint l'armée au camp de Meung, tâchait de ménager un accord entre Guise et Coligny ; mais les vues ambitieuses du catholique et la raideur du protestant s'op])osèrent à tout semblant de réconciliation. Le 1er février, Coligny tira, avec sesreîtres, du côté de la Normandie où l'attendait l'argent de l'Angleterre ; Guise en profita pour mettre le siège devant Orléans. Le mouvement des protestants avait inspiré de l'effroi jusque dans la capitale. Le 9 février, le prévôt des marchands et les échevins de Paris prièrent leurs frères et meilleurs amys les échevins de Chartres de leur donner nouvelles des retires*; ils ne pouvaient
prouvent que Condé fut détenu à Levéville; ainsi, dans la séance du i'T mars, on décida que Ton retirerait de Ijtuvévillc les munitions y déposée* par les commissaires des vivres, pour la garde, du prince, de Condé, et, dans la séance du 'M) du même mois, on lut une lettre du connétable, datée du par laquelle il annonçait aux échevins que le concierge de Lemcville avait charge de remettre entre leurs mains les farines, vins, salaisons et poudres apportés de Chartres en ce château.
Toutefois» il est certain que Condé séjourna aussi à Chartres , peut-être accidentellement au moment de son départ; la délibération du I" mars fait connaître que l'on avait mis du fer (sans doute des serrures, verroux et barreaux) à l'abbaye de Saint-Père, pour la garde du prince de Condé, nui y était logé. Mais on ne dit pas que son logement fut le cachot de la Renardière; et cela est peu probable, car la Keinc-mère tentait alors un accommodement avec son prisonnier, et, tout en veillant sur lui, elle ne le traitait certainement pas comme un criminel de lèse-majesté. Les instructions données au maréchal de Dampvillc ( Mémoires de Conde, p. (iî).r») ne permettent pas de supposer l'emploi d'une rigueur pareille à l'égard d'uu prince du sang.
• Reg. des Echevins; Séances des 15 et 18 janvier.
1 Cette lettre , signée bachelier . est la plus ancienne de celles que j'ai retrouvées en IHii. {Voir Y Avant-propos , vol 1", p. iij, note 1.) M. Mortel, archiviste du
inieux s'adresser, car ces redoutables auxiliaires des rebelles venaieut de passer en vue des murailles, ce qui avait obligé à des mesures de précaution. Sans suivre l'ennemi, le duc de Guise faisaiUobserver sa marche par quelques compagnies de partisans et renforçait les places trop exposées. Quatre compagnies, conduites par M. Pasquier, gentilhomme de la chambre du Roi, se présentèrent aux portes de Chartres, le 15 février, pour se mettre, disaient-elles, à la disposition du gouverneur. On essaya de les dissuader, en alléguant la peste , la misère, la force suffisante de la garde bourgeoise et des autres troupes de la garnison; mais tout fut inutile, et, sur l'ordre formel du Roi et de la Reine-mère, on les hébergea, le 20, dans les faubourgs !. La répugnance des échevins pour les gens de guerre se comprenait parfaitement, car en ce moment même les compagnies déjà casernées en ville commettaient de telles atrocités que la chambre avait jugé nécessaire , dans sa séance du 19, de rédiger contre elles un cahier de griefs, à l'adresse du duc de Guise *. Le message arriva trop tard ; le prince lorrain avait été blessé à mort, le 18 février, à Messas près Beaugency, par Poltrot de Méré, gentilhomme protestant \
département, vient de publier (1855), dans le tome III des Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais, la suite complète des lettres des rois de France, Reines, princes et hauts personnages du royaume, adressées à l'Evéque, au Chapitre, au gouverneur et aux bailli , officiers du Roi , échevins et habitants de Chartres , existantes en original ou en copie dans les archives du département et dans celles de la mairie; cette publication, faite avec autant de soin que d'intelligence, contient les 92 lettres dont je puis revendiquer à juste litre la conservation.
1 Reg. des Echevins; 15, 17 et 20 février. — Une montre générale des habitants eut lieu le lundi 22 février.
* Ib.; 19 février.
* Guise succomba le 21 février; on avait cru d'abord que sa blessure n'était pas mortelle, et le cardinal de Guise écrivait de Chartres, le 21, à M. de Gonnort, frère du maréchal de Brissac , pour le rassurer sur la santé du malade. ( Mémoires de Guise, vol. 6, p. 516.)
La mort du grand Guise donna lieu à une quantité d'opuscules en latin et en français, en vers et en prose, parmi lesquels celui intitulé: Exhortation faicte par tresillustre , tresvaillant , et catholicque prince, Francoys de Jjorraine duc de Guvse , pair et grand Chambellan de France et Lieutenant général du Roy . aux Seigneurs, capitaines et gens de guerre estons au camp, est dû à la plume de l'Official de Chartres. (Chartres, par M. Villager, 1563, in-8»; Bibl. imp., Lb »' 104.)
Cet attentai pouvait amener des complications fâcheuses; aussi la Reine , tout en provoquant des pourparlers entre Condé et le connétable de Montmorency , ne négligea pas de veiller à la sûreté des villes catholiques. Les ponts-levis de Chartres se baissèrent le 10 mars devant la compagnie de M. d'Eguilly % et le gouverneur poussa si loin les précautions pendant le reste du mois, que, pour éviter l'ouverture des portes, il borna à Saint-Père et à Saint-André l'itinéraire de la procession générale de Pâques-fleuries qui se rendait ordinairement à Saint-Cheron et à Saint-Barthélemy, cxtra-muros *.
Les négociations entamées à Orléans aboutirent au traité de paix conclu à Amboise le 19 mars, dont M. de Cypière informa la ville par lettres du 4 avril ; les échevins reçurent l'ordre de laisser rentrer les bannis et de permettre les prêches dans les faubourgs ; la Reine-mère fit donner des instructions en ce sens aux officiers du Roi , le 1 5 avril \ Ce résultat devait modifier l'appareil belliqueux de Chartres. Les compagnies d'ordonnances furent renvoyées, et, dans la séance du 17, M. d'Eguilly vint prendre solennellement congé de la chambre en remettant les clefs aux échevins ; on salua le départ de ce capitaine par de sincères remerciements et de vifs regrets. Toutefois, les bourgeois qui consentaient à laisser partir les gens d'armes dont l'entretien leur coûtait fort cher, se montrèrent beaucoup moins disposés à se désarmer eux-mêmes ; nonobstant les invitations de l'autorité supérieure, la chambre rendit , le 23 avril , une ordonnance qui prescrivait un guet de 10 hommes le jour et de 18 la nuit, à chaque porte \ La soumission complète ne put être obtenue qu'en vertu d'une
1 Reg. des Echevins. — Lettres du Roi , datées de Blois le 5 mars. 1 Ib.; Séance du 80 mars.
' Ib. — Lettres de la Reine-mère , datées du 30 mars.
* Ib. — On rendit le guet obligatoire pour tout le monde, même pour l'Evéqu* et les ecclésiastiques; on admit, toutefois, le remplacement des privilégiés, à leurs frais, par gens bien armés, arquebusiers, nwrionneurs. piquiers ou hallebardiers . munis de carrelets ou jacques de mailles.
injonction formelle du Roi, transmise le 4 mai par M. de Cypière \ On s'exécuta, mais lentement et non sans faire des réserves mentales pour les moindres cas d'agitation politique.
D'ailleurs, les mouvements militaires ne cessaient pas de tenir le pays en éveil. On dut fournir, au mois de mai , cent muids de blé à l'armée royale chargée de la recouvrance du Ilàvre \ Au mois de juin , M. de Cypière fit rentrer à Chartres la compagnie de >J. d'Eguilly, et les échevins crurent devoir prendre à cette occasion de nouvelles mesures pour assurer le service du guet et la police des hôtelleries ; la méfiance de la chambre contre quelques habitants suspects allait si loin qu'elle ordonna, le H juin, de boucher toutes les ruelles aboutissant aux murailles, afin que la ville ne pût être surprise au dedans s. Les huguenots rentrés commençaient, en effet, à lever la téte ; ils réclamaient des indemnités et exigeaient la restitution des livres hétérodoxes saisis à leurs domiciles \ D'un autre côté, la peste sévissait avec violence, favorisant ainsi les projets des agitateufs protestants et les tendances belliqueuses des catholiques chartrains \ On reçut, le \ 7 juin, des lettres du Roi insistant de nouveau sur l'observation de l'édit de pacification ; toutefois le désarmement des bourgeois ne fut terminé qu'au mois de novembre *. Comme complé-
1 Heg. des Echevins. — Lettre du Roi, du l'r mai.
* Ib.; Séance du 10» mai. — Lettres du Roi, datées de Saint-Germain le 11 mai.
* Ib.; Sôances des 25 et 31 mai et 11 juin.
* Ib.; Séance du 20 octobre. — On rendit à M» Pierre Drappier, apothicaire, une bible couverte de veau noir, un petit livre intitulé YEterneUe génération de Christ venant du Vère, un autre livre intitulé la Céleste pensée des grâces divines et un petit traité de Y Art, science et praticque de pleine musique. Une bible en français tut également restituée à M« Charles Foynard , avocat.
8 Ib ; Séances des 25 mai, 10 et 28 août. — On rendit, le 18 mai, une ordonnance de police concernant la peste; le 10 août, il fut enjoint au lieutenant du premier barbier du Roi à Chartres , de s'entendre , pour les questions d'hygiène , avec les sieurs Saturnin Papineau , barbier-chirurgien , et Claude Huvé , docteur en médecine, chargés de soigner les pestiférés, et on prescrivit, le 28 août, aux proviseurs des paroisses de la ville et banlieue , de faire disposer des bières à bras , convenables et garnies de sangles , pour servir à l'inhumation des morts.
« Ib. — On déposa les armes dans la grand'chambrc de la tour du Roi.
ment, M. ileCypière fit part aux échevins, le 22 novembre, de l'ordonnance du 28 octobre qui prescrivait la démolition des fortifications, sauf un simple mur d'enceinte contre les voleurs et gens ramassés ; on décida k regret que la volonté du Roi serait faite et que les ouvriers se mettraient de suite à détruire les contrescarpes, remparts et fortins construits pendant les troubles
L'inquiétude n'abandonna pas les esprits en 1564. La compagnie de M. d'Eguilly avait bien quitté Chartres au mois de mars, d'après les ordres de MM. d'Eguilly et de Montrond , mais elle se tenait dans les environs et elle rentrait de temps en temps pour faire montre \ Son capitaine, qui avait conservé une grande influence sur les délibérations de la chambre, était consulté dans toutes les affaires militaires. Le 1 1 avril, on mit en sûreté dans l'hôtel-de-ville les pièces d'artillerie et les munitions transportées à Chartres après la bataille de Dreux ; on craignait , en effet , un coup de main de la part de ceux de la religion. Plusieurs fois des alertes tinrent les bourgeois en éveil; les 10 mai et 19 décembre, entre autres jours, furent signalés par des scènes de désordre qui nécessitèrent la fermeture des portes et l'établissement de nombreux corps-degarde \
Cependant on pouvait constater une amélioration réelle dans la vie publique, et les citoyens n'en étaient plus réduits, comme pendant la guerre , k passer leurs journées sur les remparts, la pertuisane au poing. Les échevins profitèrent de ce calme relatif pour réveiller l'affaire du collège endormie depuis 1542. Un édit du mois de janvier 1560 avait obligé les collateurs des bénéfices annexés aux églises cathédrales
1 Htg. des Echevins. — L'ordonnance concernait non-seulement Chartres, mais encore toutes les villes qui n'étaient pas frontières; elle ne reçut pas son exécution.
» Ib. — La compagnie fut autorisée le 19 janvier à venir faire montre en ville; la même autorisation lui fut donnée le 20 juin.
* Ib.; mai et décembre.
à prébender le précepteur des jeunes enfants; on écrivit le 1er décembre 1564 à M. Pévêque de Senlis *, collateur des prébendes de Notre-Dame , pour le prier d'accepter la candidature du sieur Desfreux , prêtre chargé depuis plusieurs années de la direction des écoles. Des discussions sur le droit de présentation s'élevèrent a cette occasion entre le Chapitre et la Chambre, car, à cette époque, tout devenait matière à prétentions et partant à discussion ; on alla même jusqu'à pratiquer une saisie sur le temporel des Chanoines. Enûn, après une série de débats qui ne prit fin qu'au mois de juin 1 565 , on convint de nommer pour précepteur public M* Guillaume Malherbault, principal du collège de Justice à Paris, à la charge par lui d'entretenir deux régents et de faire la classe gratuitement, matin et soir. La collation d'une prébende vacante fut accordée à ce pédagogue le 26 août 1 566 , et des lettres-patentes du Roi , en date du 7 janvier 1567 , autorisèrent une contribution de 6,000 livres tournois sur les habitants, pour accommoder un collège **
La Chambre fut brusquement rappelée à la politique par M. d'Eguilly, qui fit observer, dans la séance du 30 juillet 1565, que l'on avait le plus grand tort, par ces temps de paix douteuse, de confier les clefs de la ville à des gens mécaniques , lesquels pour peu de chose livreroient les portes *; on s'em-
1 Louis Guillard , oncle et prédécesseur de Charles Guillard , en passant de l'évéehé de Chartres à celui de Châlons, puis à celui de Senlis, avait conservé le droit de nomination aux prébendes de Notre-Dame. Ce prélat mourut à Paris le 19 novembre 1565. (Galîia christ., vol. X, p. 1,443.)
* Hey des Echevins; Séances du l«r décembre 15Gi et du 26 août 1565. — Il parait que le Chapitre ne consentit pas facilement à délivrer au sieur Malherbault des fruits et revenus de sa prébende, car le Roi prescrivit au Bailli, par lettres-patentes du 8 mai 1567, de saisir ces fruits et revenus, de les faire gérer par commissaires et de délivrer au précepteur public la somme nécessaire pour son enlretenanent depuis le jour de sou élection.
1 Les délibérations des échevins (août et novembre 1565] constatent que la police municipale était bien mal faite, car les femmes et filles débauchées, les voleurs et vagabonds, prenaient chaque nuit possession de la ville, abusant des jeunes enfants et détroussant les passants attardés. La chambre fit des remontrances à cet égard au vice-bailli.
Le 9 novembre de cette même année, on célébra, à Chartres, par une procession
pressa de déférer à cet avis en décidant que les clefs seraient remises à de notables personnes, qui rempliraient l'office de portiers par mois ou par quinzaine et qui, chaque soir, aussitôt après la fermeture, porteraient les trousseaux de clefs chez le lieutenant-général Christophe de Hérouard.
Il n'était plus guère question , au sein de l'assemblée municipale, de ce vieux magistrat dont la carrière administrative n'avait pas été exempte de tribulations et qui voyait son influence décliner de jour en jour ; il mourut le 29 novembre de cette même année et fut remplacé par M. Jean de Mineray, son gendre, lieutenant particulier du bailliage'. M. deCypierre, lieutenant -général au gouvernement de l'Orléanais et du Chartrain, spécialement chargé des intérêts de Chartres, était mort au mois de septembre précédent, et son collègue M. de Montrond, déjà connu par sa coopération à quelques mesures militaires prises dans le pays, avait hérité de la direction politique de notre ville \ Ces mouvements successifs dans les hautes régions gouvernementales de la cité et de la province motivèrent, de la part des échevins, un redoublement de surveillance d'autant mieux justifié, d'ailleurs, que la nouvelle plusieurs fois annoncée de l'arrivée de la duchesse Renée, calviniste ardente, inquiétait les bons catholiques et exaltait les espérances des suspects. Cette princesse avait alors à Chartres un agent dévoué en la personne de Mire .Michel Le Clerc , son maître-d' hôtel ordinaire, qui remplissait les fonctions de bailli à la place de M. de Champrond, trépassé le 27 mars f 565 % et qui venait de temps eu temps visiter son bailliage.
générale, la levée du mi'^o de M iîtc et l'ht'roTfjtic défende il» jjrand-maîtrr? do la Valette. (Litre des messes et ohiis de S<iint-MtirHn-le-Yttindn-r ; Arch. départ.)
1 Christophe de lléruuard lut inhumé, le ï décembre, dans lï-li>o Sautt-Martinle-Viandier. { lh.)
* lie*/, des Echevins; Séance du 21 septembre. — Lettres du Uni et de la Heinemère, diitéi-s du 2i septembre.
5 Compte de Girard lhln/vc . receveur du domaine, 0 15-1 •">«>(». Ilcrual de Laisné. vnl. i, p. 117; Bibi impér.