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STATISTIQUE CHARTRAINE

§ i". — ÉTABLISSEMENTS RELIGIEUX.

L'évèque Nicolas de Thou , ayant consenti , le 13 septembre 1 585 , sur la demande du Provincial des Capucins en Franco, à l'établissement d'une maison de cet ordre à Chartres, Claude de Lorraine, abbé de Saint-Père, abandonna aux nouveaux religieux l'ancienne abbaye de Saint-Lubin-des-Vigncs , annexée à son monastère, à titre de prieuré, depuis le XP siècle. Le corps municipal autorisa immédiatement des quêtes dans toute la ville pour aider ces laboureurs en la vigne de Dieu, à construire des bâtiments claustraux'. Il parait, toutefois, (pie les aumônes ne furent pas très-abondantes , car la pose de la première pierre de la nouvelle église , par M. de Thou. n'eut lieu que le 7 avril 1588 *.

Protégés par le cardinal de Joyeuse, les capucins de Saint- Lubin recurent plusieurs fois la visite de Henri 111 et des soigneurs de sa cour. Henri IV plaça son quartier-général dans leur couvent, lors du siège de 1591 .

1 La première partie de ce chapitre est le complément ilu chapitre X < premier volume de cette histoire). Quant aux établissements civils créés depuis le XIV* siècle, tels que le Bureau des pauvres cl le Collège , il en a été trop longuement et trop souvent parlé dans le récit pour qu'il soit besoin de leur consacrer des monographies.

1 lieg. des Etherms; Séance du Ier octobre IâN5.

* Livre de bois de Suivi- André ; Arch. départ.

1° Capucins.

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Le chancelier Séguier, qui aimait les capucins, acheta pour eux, le 20 mars 1G63, l'église et le couvent Saint-Martin-au- Val, possédé depuis le XIIe siècle par les moines de Marmoutiers cl réuni à la mense conventuelle de Bonne-Nouvelled'Orléans l. Les religieux se retirèrent dans cette maison , beaucoup plus vaste que Saint-Lubin, et l'occupèrent jusqu'à la Révolution.

Lors de la visite des officiers municipaux, les 23 avril et 17 niai 1790, la communauté ne se comjjosait que de cinq religieux profès, y compris fr. Nicolas de Paris, gardien. Quatre religieux manifestèrent l'intention de se séculariser; le gardien demanda à être attaché à l'hôpital général , en qualité d'aumônier *. Les quêtes annuelles, évaluées à 5,G00 livres, suffisaient à peine aux déjienscs de la maison.

Peu de temps après la suppression des Jacobins, on installa l'hospice des vieillards et des orphelins dans la maison de Saint-Martin-au-Val.

2" Minimes.

Les Minimes durent leur établissement de Chartres au chanoine Yves Le Breton, qui leur donna, en lGl.'i, un terrain dans le faubourg de la porte Guillaume s. Mais les échevins, tout en accordant à cette nouvelle congrégation l'autorisation d'habiter la ville, lui fit défense de construire dans l'emplacement choisi , à cause du danger que présentaient en temps de guerre les édifices considérables des faubourgs, dont les ennemis pouvaient se servir pour leurs approches. Les Minimes cherchèrent donc une habitation intra muros, et, au bout de trois ans, ils traitèrent avec les Dames

1 Le duc d'Orli'an* écrivit aux «Vhevins en faveur i)« s Capucins, à l'occasion de celle translation. \ Lettre du 13 lévrier l(H>3; llwuetl des Lettres des H»is, p. 3UI.I

* Procès- verbal de la visite des ofliciers municipaux à Saint-Martin-au-Val. lArrh. «le la Mairie.)

1 lieg. des Echevins; délibération du 5 juin IG15. — Voir suprà . p. 3-Si. TOME 11. 34

de l'Eau de leur maison, située dans la rue de la Corroirie, en face du pont des Arches; le corps municipal leur octroya son agrément le 3 avril 1618 l. Ils augmentèrent beaucoup les bâtiments claustraux, et la ville leur céda, le 11 février 1020, un petit carré du jardin du collège de Poquet qui touchait à leur dortoir \ L'évêque l^onor d'Estampes dédia leur chapelle le 12 juin 1028.

\jcs Minimes de Chartres ne Crent jamais grand bruit. En 1790, lors de la fermeture des maisons religieuses, les officiers municipaux ne trouvèrent au couvent que deux religieux qui avaient pour tout revenu 700 livres en argent et soixanteonze setiers, un minot de blé 3. Il ne reste plus aujourd'hui du couvent des Minimes que la porte d'entrée.

3° Carmélites.

Les Dames du Mont-Carmcl , protégées par la reine-mère Marie de Médicis, par M"e de Longueville et par M. de Marillac, depuis garde-des-sceaux , parurent pour la première fois à Chartres au commencement de 1619 *. Le 2 janvier, l'évêque Philippe Hurault les fit examiner par MM. Robert Bouette, doyen du Chapitre, et Claude Lebel, docteur en théologie et chanoine, et les admit à construire un couvent soumis aux règles et observances de celui du faubourg Saint-Jacques, hors et près les murs de Paris \ Le corps municipal ayant donné son adhésion à leur introduction le 15 avril 1619, la nouvelle congrégation , qui avait fait disposer pour son usage l'ancienne maison de l'Huis-de-Fcr, située dans la rue Saint-

1 Reg. des Kchevins. — Il y avait eu procès entre la Ville et les Minimes, qui voulaient absolument s'établir sur le terrain du faubourg Guillaume.

s Procès-verbal des officiers municipaux, du 23 avril 1790. (Arch. de la Mairie 1

4 Voir supra, p. 3X5.

5 Papirrs des Cnrnirlites (Arch. départ.;

Pierre , au bas du tertre de l'Etapc-au-Vin , prit possession le 18 juin 1620, et promit, entre les mains de MM. Bouette, doyen, Crenet, archidiacre de Puiserais, et Lenoir, chanoine, vicaires-généraux députés pur le Chapitre, le siège vacant, do se soumettre à l'obédience et juridiction des évèques de Chartres \

LcsGirmélites ne restèrent pas longtemps dans leur couvent de la rue Saint-Pierre, qui était incommode*; elles s'établirent, à la On de 1020, dans quelques maisons que leur céda le Chapitre, au bout de la rue des Vasselcurs (des Lisses;. Mais, à peine installées, elles faillirent se brouiller avec l'Evèque. Il parait que la difficulté venait de ce que, dans une visite du doyen Bouette, la prieure, sœur Geneviève de Saint -Bernard s, n'avait pas voulu taire lever les voiles à ses religieuses. M*r Lconor d'Estampes, dont M. Bouette était le délégué, prit la chose fort à cœur et déclara aux religieuses que, si elles continuaient à méconnaître les droits de l'ordinaire, il ferait venir d'autres Carmélites de Bordeaux, à leur place. Cette affaire, qui enfin s'apaisa, occupa pendant l'année 1022 les conseillers de l'Ordre et, en particulier, M. André du Val, docteur et professeur du Boi en Sorbonne, et le père de Berulle \ Le couvent de Chartres fut approuvé, avec quarantedeux autres, j»ar lettres-patentes du Roi, de septembre 1031, enregistrées en Parlement le 8 octobre suivant 5.

Vers 1050, les Carmélites agrandirent leur couvent au moyen d'un échange qu'elles firent avec les chevaliers de

1 Papiers des Carmélites. (Arch. départ.)

2 On «lit que l;i reine Marie de Malins appelait ce couvent la rature de l'ordre.

3 Stvur Çerieviève de Saint-Bernard, première prieure du couvent de Chartres , était la troinème lille de M""" Ai carie, née Barlie Avrillot, femme d'un maître des Comptes et laudatrice de hmlre en K rince, qui muiinit à Poutnisc en 1 til K et fut béatiliée en 17ÎM , sous le nom de la bienheureuse Mûrie -de -l lncuniali«u. (Voir les Chroniques de l'ordre des Carmélites, tome l*r, p. 179 et passait; Troyes, imprim. dAnner- André, lXv*i.l

1 Papiers des Canwlites. (An h. départ i

Malte, possesseurs du terrain qui les séparait des Jacobins. On y commença, en 1660, la construction des lieux réguliers et d'une grande chapelle, qui fut dédiée, le 1 1 octobre 1668, par M. révéque de Ncufville de Villeroi.

C'est tout ce que nous savons de l'ancien couvent des Carmélites, qui était encore en pleine prospérité en 1790. En effet, les officiers municipaux consultèrent, dans leur procèsverbal du 21 juin, que les religieuses étaient au nombre de vingt-cinq, non compris les converses, et que les revenus annuels atteignaient 12,000 livres \

Après les tourmentes révolutionnaires, l'Ordre du Mont- Carmel réunit ses Glles dispersées. Un petit noyau de Carmélites parvint d'abord à se former dans l'ancien couvent des Dames de la Visitation, rue du Grand-Beauvais ; puis, la communauté, devenue plus nombreuse, fît bâtir au lieu dit le Pélican, dans le faubourg Saint-Jean, avec l'aide de quelques personnes charitables, un vaste monastère où elle s'est transportée en 1836.

4° L'vsulincs.

Les religieuses Ursulines de la maison de Paris, introduites à Chartres , par ordre exprès du Roi , au mois de septembre 1626, s'installèrent dans le grand hôtel de la famille de Moutescot, rue de la Fromagerie, qu'elles avaient acheté, par acle du 6 octobre 1625, de M. Jacques de Moutescot, écuyer, demeurant à Paris \

La communauté des Ursulines ne paraît pas avoir prospéré à Chartres; elle fut supprimée par un décret de M. deFleury, en date du 29 décembre 1759, approuvé par lettres-patentes du 24 juin 1760. Un arrêt du Parlement du 4 mai 1761 réunit les biens du couvent de Chartres à ceux des Filles-Dieu,

1 Arcli. départ.

« Voir supra, p. IUU.

des Carmélites et des Filles de la Providence; ces dernières furent mises en possession de l'hôtel Montescot.

o° Visitandincs.

Les échevins, qui trouvaient que la ville était déjà trop remplie de gens de main-morte, s'opposèrent longtemps à l'admission des Filles de Saint-François de Sales. Elles avaient fait une tentative infructueuse en 1636, et ce ne fut qu'en 1647, que, fortes de la protection de la Régente et de l'autorisation de Pévéque Lescot, elles parvinrent à obtenir l'agrément du corps municipal: l'intervention de M. de La Frette, gouverneur, ne leur fut pas inutile en cette occasion

Ives Visitandincs eurent encore des difficultés à vaincre pour trouver une habitation. Le prieur de Sainte-Foy, on ne sait par quel motif, n'en voulait pas dans sa paroisse et tachait de traverser les acquisitions qu'elles projetaient. Il fallut que l'Evéque et quelques personnages puissants prissent leur cause en main pour déjouer ces obstacles. Enfin, par acte du 26 mars 1650, les Filles de la Visitation, représentées par M* Jean Petit, avocat en Parlement, et M. Biaise Leferon, grandvicaire de l'Evéque, achetèrent des religieux de Saint-Jean deux maisons contiguës, rue du Cheval-Blanc, l'une connuo sous le nom de Four-Saint-Jean, et l'autre ayant pour enseigne la Levricre ou Levrette *. Ce fut là que s'établit la congrégation. En avril 1670, elle «ajouta à son couvent la maison dite de l'Angelot, faisant le coin des rues du Cheval-Blanc et de Beauvais, vis-à-vis l'auberge du Bardé \

Lorsque la Révolution surprit les Visitandincs, elles étaient au nombre de trente-neuf, et les revenus de la maison consis-

1 Voir supra, p. 118.

! Papiers des Yisitandinex ; Arch. dqtart.

taient en trente-neuf muids de blé et 9,500 livres en argent '. Rentrées a Chartres après les orages politiques s, ces saiutes filles ont fixé leur demeure dans une maison de la rue de la Barre-des-Prés, hors la porte Drouaise.

5° Filles de la Providence.

Vers 1643, M. François dePedoue", chanoine et pénitencier de Chartres, forma une congrégation de filles dévotes qui se donna pour mission de retirer les prostituées de la débauche. Reconnaissant, au bout de quelques années, que leurs efforts étaient inutiles, ces filles résolurent de se livrer à l'éducation de petites orphelines de la ville et des faubourgs, de 1 âge de sept à huit ans, pour les préserver du vice. Leur projet fut approuvé par l'évéque Jacques Lescot , qui les institua , par lettres du 22 décembre 1653, sous le nom de Filles de la Providence, obtint des lettres-patentes de confirmation royale au mois de janvier 1654, et régla, le 22 avril suivant, les statuts de la communauté, à laquelle il fut interdit de faire des vœux, sous peine de voir ses biens dévolus à l'Hotel-Dieu. Le corps de ville, les délégués des paroisses et les magistrats du Présidial, convoqués en assemblée générale les 9 décembre 1054 et 18 mars 1655, donnèrent leur assentiment à cette nouvelle fondation , sous la condition expresse que les biens des Filles de la Providence feraient retour à l'Hotel-Dieu , dans le cas où la communauté viendrait à se dissoudre pour quelque cause

1 Procès-verbal des officiers municipaux, des 21 et 22 juin 1790. (Arcli. «le la Mairie.)

* Les Visitandincs de Chartres se reformèrent en 1 804» dans une maison de la rue Muret; elles habitèrent vers 1S10 une autre maison, rue Avedam, et allèrent occuper leur couvent actuel le 2 » juin MM.

3 François de Pedouc, homme de beaucoup d'esprit et appartenant à une famille distinguée, avait donné d'abord dans des écarts déplorables.; ses ouvrées libres et mordants lui avaient attiré en 1f»2<> la censure ecclésiastique et des haines reiloii- Uibles. Revenu au sentiment de ses devoirs, il expia par une vie mortifiée et consacrée au bien , les égarements de sa jeunesse.

que ce fût. Les lettres-patentes de i <i o 4 furent enregistrées en Parlement le 27 juillet 1050, avec cette restriction expresse

Les Filles de la Providence s'établirent d'abord dans deux maisons de la rue Muret , que le chanoine de Pedoue leur avait données \ Elles possédaient déjà 20,000 livres en maisons, 8,000 livres en meubles , 1,500 livres de rente en fond et 800 livres par chacun an de pension viagère. En 1050 elles étaient seize, avaient complété leurs bâtiments réguliers et bâti une belle église, grâce aux nouvelles libéralités de leur premier fondateur. Après la mort du chanoine, M. Gaston de Pedoue, son frère, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, maréchal des camps et armées et chevalier de l'ordre, le remplaça dans son rôle de protecteur des Filles de la Providence. Ce seigneur leur légua, par testament et codicille des 28 octobre et 29 novembre 1070, 0,000 livres pour la fondation d'un titre de chapelain, et pareille somme pour l'éducation de sa fille naturelle \

En 1 701 , les Filles de la Providence, qui avaient vendu leur maison du Muret à la ville pour y placer le collège, allèrent occuper l'ancien couvent des Ursulincs, rue de la Fromagerie. Avant de quitter leur première demeure, elles obtinrent la permission d'exhumer le corps du chanoine de Pedoue qui reposait dans leur église, et le firent transporter dans le sanctuaire de l'église des Ursulincs. Cette translation eut lieu le 29 août, par les soins du curé de Saint-André, en présence du chauoiuc Berthinot, principal du collège.

1 Un |M?tit recueil de 15 papes, in-8°, imprimé chez André Nicolazo, contient le décret épiscopal de 1053, les lettres-patentes de janvier 105 i, le consentement des habitants de décembre 105i, l'avis de MM. du Présidial de mars 1055, et l'arrêt d'homologation de juillet 1050. — Voir supra, p. i'.ii.

On peut aussi consulter, relativement h la communauté des Filles de la Providence, le violent facttim de M" Janvier de Khinville , dans le procès pendant devant le Parlement entre le sieur Uulian de Beauchesne et saur Anne Duhan , religieuse de la Providence, sa saur. (Paris, Cellot, 1700, 30 pages grand in-l°.)

* Donation du 10 février 1050; Titres des Filles de la Providence; Arch. dép.

3 Tttrts des Filles de la Providence; Arch. départ.

Lors de la visite des officiers municipaux, en date du 1 7 mars J 79 1 1 , il y avait à la Providence dix-neuf sœurs , dont la supérieure était dame Marguerite Sache. Les revenus fonciers de la maison s'élevaient à 0,880 livres. Les sœurs, accusées depuis longtemps de donner à leurs élèves des principes inconstitutionnels, ne voulurent pas prêter le serment exigé, par l' Assemblée nationale, des instituteurs de l'instruction publique. Leur école fut fermée par arrêtés du directoire du département des il mai 1791, 31 janvier et \ juillet 1792. Les commissaires du conseil général de la commune firent transférer au bureau des pauvres ou hôpital général de Saint-Brice les vingt orphelines élevées par la communauté, et un jugement du tribunal du district, rendu le 15 septembre 1792, à la requête des administrateurs du bureau des pauvres, prononça la réunion définitive des biens des Filles de la Providence à l'hôpital général, en vertu de la clause de reversion insérée dans l'arrêt du Parlement du 27 juillet 165G. Par bail du fi novembre 1792 , le bureau des pauvres loua à la ville le couvent des Filles de la Providence , pour en faire la maison commune *.

Les Dames delà Providence, que Chartres a revues depuis cinquante ans, occupent l'ancien prieuré de Saiut-Etienue au cloître (couvent de Saint-Jean), où elles tiennent un pensionnat \

0° Grand séminaire de Beaulieu.

Le grand séminaire du diocèse de Chartres, installé, en * 1G59, dans l'ancienne maladrerie de la Madeleine du Grand- Beaulieu , comme nous l'avons dit dans notre premier vo-

' Arch. île la Mairie.

- Pièces concernant les Filles de la Providence (Arch. départ.) et Titres des hospices réunis de Chartres.

3 En lKlXt, quelques Filles de la Providence de l'ancien couvent se réunirent dan* une maison de la rue de la IJourdinière. Elles obtinrent la reconnaissance de leur coiiRrégration par décret impérial du 2 {juillet tSM, et allèrent occuper les bâtimeuts de Saint-.leau , au cloître.

lume1, faillit voir promptemeut compromettre son re[>os. Les chevaliers du Mont-Carmel et de Saint-Lazare-de-Jérusalem, auxquels Louis XIV avait donné, par édit de décembre 1072, les biens de toutes les anciennes maladreries et léproseries du royaume, intentèrent un procès à M. Jacques Vuanet, supérieur du séminaire, et à l'évèque de Neufville de Villeroi, à fin de dépossession. Un arrêt de la chambre royale, du 22 septembre 1070, déclara les chevaliers redevables dans leurs demandes; mais, en considération du fait accompli dès Tannée 1059, il maintint l'Evèque et le Supérieur dans leur jouissance, à la charge de servir aux chevaliers la moitié des revenus de l'ancien prieuré. Les défendeurs épuisèrent vainement toutes les voies d'appel ; une transaction , en date du 7 octobre 1081, conclue entre les commandeurs et chevaliers composant le conseil de l'Ordre et M. Jean-François de lîrizay, grand-vicaire de l'Evèque, prononça, pour tout adoucissement, le partage des biens immeubles en deux loLs égaux, dont l'un fut attribué à messieurs de Saint-Lazare.

Les choses demeurèrent en cet état jusqu'à ce que l'évèque Godet des Marais, profitant «le l'édit du mois de mais et de la déclaration du 13 avril 1093, qui revenaient sur la donation faite à Saint-Lazare, obtint, le 17 novembre de la même année, un arrêt duConseikl Etat en vertu duquel le séminaire fut renvoyé en pleine et entière possession du Grand-Beaulieu, nonobstant la transaction de 1G81, à la charge de payer chaque année au receveur du bureau des pauvres de Chartres la somme de 900 livres, conformément à un arrêt du Parlement du 1er février 1570 et en conséquence d'un édit de 1 501 sur le règlement des hôpitaux du royaume \ \a séminaire resta en paisible possession du Grand-Bcaulieu jusqu'à la Révolution.

Les bâtiments furent reconstruits et considérablement aug-

' l'^.'s 3T.i et m.

: l,e> détails qui précèdent sont relut»'-* dau? l'urrêt du I" novembre 1K93.

montés sous l'épisco|mt île MM. de VîUeroi et de Mérinville: la chapelle, objet des soins particuliers de ces prélats , devint le lieu de la sépulture des évoques de Yilleroi, des Marais, de Mérinville et de Fleury. Les Lazaristes, prêtres de la congrégation de la Mission de France, eurent la direction de colle maison depuis 1 090 jusqu'en 1790.

7° Sœurs de Saint-Maurice, aujourd'hui Sœurs

de Saint-Paul.

On rapporte au célèbre Nicole le premier projet de fondation d'une société de maîtresses d'école pour les pauvres de Chartres. Par acte passé devant Guillard , notaire à Chartres, le 10 mars 1692, il consacra 4,000 livres, quelques terres et une maison à Alluyes. pour établir à Chartres une communauté de régentes pour l'instruction des pauvres. Ces filles, réunies d'abord dans la paroisse de Levéville-la-Chenard par M,le Tilly dWllaines, furent établies dans une petite maison du faubourg Saint-Maurice par les soins de l'évoque Godet des Marais. Elles eurent pour premiers directeurs MM. Maréchaux et de Truchis. chanoines de Notre-Dame. Leurs écoles ne tardèrent pas à être fréquentées par les enfants du j>euple qui leur avaient donné le nom de Sabotières ou Sœurs Subottes , parce qu'elles demeuraient dans une maison qui avait eu pour enseigne un sabot. En 1713, elles retirèrent de la mendicité plus de quatre-vingts jeunes filles, et elles étaient déjà vingt-six maîtresses on 1717. Elles enseignaient la lecture, récriture, les travaux d'aiguille et le tricotage. Les revenus de la communauté s'accrurent promptement; si l'on en croit le factum adressé contre elles au Roi par les éehevins, en 1739, au lieu d'une simple maison de vigneron qu'elles possédaient en 1705, leur fortune était évaluée à 50,000 livres en métairies, et elles faisaient construire un bâtiment qui devait coûter 00,000 livres.

Les Filles de Saint-Maurice, quoique vouées à l'éducation des pauvres, sollicitèrent en vain pendant longues années des lettres-patentes du Roi, portant reconnaissance et approbation de leur communauté. Nous avons vu combien le corps municipal était antipathique aux nouvelles fondations; aux motifs mis ordinairement en avant pour écarter les gens de de main-morte d'une ville où les corporations privilégiées étaient déjà trop nombreuses , on ajoutait , comme grief dominant, les travaux de tricotage auxquels les Filles de Saint- Maurice se livraient. Ces religieuses avaient eu à soutenir un long procès contre les maîtres chaussetiers et bonnetiers qui prétendaient leur interdire le droit de confectionner et de vendre des bas, et qui avaient fait opérer des saisies dans leur maison les 30 octobre 1713 et 15 mai 171 G. Les échevins s'emparèrent de cette circonstance pour donner un avis défavorable, en 1717 et en 1727, aux placets qu'elles avaient présentés au Roi dans le but d'être reconnues sous le nom de Filles de Saint-Paul; ils les desservirent également lorsqu'elles voulurent recourir, en 1737, à la protection du duc d'Orléans. La tentative qu'elles renouvelèrent pour la troisième fois eu 1739 provoqua de la part des échevins une violente opposition manifestée dans un mémoire au Roi, où rien ne fut oublié pour rendre les demanderesses odieuses. Files s'étaient vouées, dès cette époque, au soulagement des malades; l'offre qu'elles firent de desservir les hôpitaux des colonies, où plusieurs d'entre elles s'étaient rendues depuis 1727, plaida leur cause auprès du gouvernement, et les lettres-patentes , sollicitées avec tant d'ardeur, leur furent enfin octroyées

1 La plupart des faits qui précèdent sont puisés dans le Mémoire pour les Maîtresses d'école du faubourg Saint-Maurice , contre les Cliausseliers et Bonnetiers (I717i; dans la réponse des Bonnetiers aux Sabotières |1717.i; et dans les Placets des KHievins et des Marcbands , au Uni, contre les Sabotières ou Filles de Saint- Maurice (IT.'JiH. ( Pièces imprimées cbez A. Nicolazo et N. Pesnard, à Chartres. — Voir aussi la délibération du '2 avril 1727; Ikg. de* Echtvina.)

Les Filles de Saint-Maurice, devenues Sœurs de Saint-Paul, demeurèrent paisiblement dans leur couvent de Saint-Maurice jusqu'à la Révolution. Lorsque les officiers municipaux firent le recensement des établissements d'instruction, le 1er mars 1792, les sœurs étaient encore au nombre de cinquante \

L'association des Dames de Saint-Paul a été rétablie à Chartres après les troubles politiques s, mais les religieuses ne sont pas rentrées dans leur ancienne maison de Saint-Maurice; elles occupent maintenant l'ancien monastère des Jacobins, dont les bâtiments ont été relevés et agrandis. C'est de cette maison-mère que les héroïques Filles de Saint-Paul vont porter jusqu'aux extrémités du monde les trésors de leur charité.

8° Filles de Saint-Chaumont.

L'évèque Godet des Marais introduisit , à Chartres , dans les dernières années du XV1I° siècle , des Filles de l'Union Saint-Chaumont , congrégation formée pour la conversion des protestants. Ces religieuses occupèrent la maison de la Croixde-Beaulieu, appartenant au grand séminaire. Comme elles ne trouvèrent pas l'occasion de travailler à leur œuvre, car Chartres ne renfermait pas une seule famille protestante, elles ouvrirent une école pour les filles d'artisans. Leur institut n'ayant pas été reconnu par la ville, on ne se faisait pas faute de les déloger lorsqu'il survenait une garnison trop nombreuse pour les casernes; elles se retiraient alors dans l'ancien prieuré de Saint-Vincent \

Filles de l'Union, dispersées à l'époque de la Révolution, n'ont plus reparu à Chartres.

1 Arcli. de la Mairie. — L'invcnlaire du mobilier de la maison eut lieu le 11 septembre 1702.

* Elles revinrent en 1803 , en vertu d'un arrêté du premier Consul, confirmé en 1811 par un décret impérial.

3 Voir la délibération du 13 septembre 1718; Hcy. des Echevins.

9° Frères de la Doctrine chrétienne, dits Frères Scolars.

C'est encore à M. (îodet des Marais que Chartres doit les frères de l'Institut du vénérable abbé de La Salle. Selon l'habitude, on ne les accueillit pas sans résistance, et les registres des échevins font connaître que leur établissement, qui remontait à l'année 1700, n'était pas encore accepté en droit par l'autorité municipale en 1725 Ils habitaient l'ancienne maison de l'Huis-de-Fcr, rue Saint-Pierre, où ils sont encore. Cependant leurs écoles finirent par devenir populaires, et jusqu'à la Révolution les enfants de Chartres eurent pour premiers maîtres les bons frères Colas.

Les Frères de la Doctrine chrétienne subirent en 1792 le sort des instituteurs religieux ; mais on se hâta de les rappeler en 1800, et leur maison est aujourd'hui plus prospère que jamais.

10° Séminaire de Saint-Charles.

M. de Mérinville, ëvêque de Chartres, fit construire vers 1735 le séminaire dit de Saiut-Charles, sur l'emplacement de l'ancien Four-l'Evèque, au Marché-à-la-Filasse. Il y installa son petit séminaire. Cet établissement, agrandi et doté par M. de Fleury, avait été conûé, de môme que le grand séminaire, à l'habile direction des prêtres de la mission de France. On y plaça pendant la Révolution la gendarmerie et le tribunal

Lors du rétablissement de l'évèché de Chartres , la maison de Saint-Charles devint le grand séminaire. Cependant le tribunal n'évacua la partie qu'il occupait qu'en 1841 , après la construction du nouveau Palais-de-Justice.

1 Heg. des Echevins; 5 novembre 1725.

STATISTIQUE CHARTRAIXE.

Chartres, chef-lieu du département d'Eure-et-Loir, résidence du Préfet, siège du Conseil de Préfecture, du Conseil général et du Conseil de l'arrondissement, contient, avec ses annexes1, une population de 18,234 habitants f. La commune est administrée par un maire nommé par l'Empereur, deux adjoints et un Conseil municipal composé de vingt-six membres. Un commissaire et trois agents spéciaux sont préposés a l'exécution des lois et règlements de police.

Un nombreux clergé satisfait aux besoins religieux. Sans parler du Prélat qui dirige le diocèse, de ses grands vicaires, du Chapitre de sa cathédrale et des chapelains et aumôniers attachés aux couvents et hospices, Chartres possède deux curés de première classe , pour les paroisses de Notre-Dame et de Saint-Pierre, et un desservant pour la paroisse de Saint- Aignan ; sept vicaires aident ces pasteurs dans l'accomplissement du service paroissial, et plusieurs prêtres habitués fréquentent chaque église. Le petit séminaire de Saint-Cheron et le grand séminaire de Saint-Charles préparent les jeunes lévites aux ordres sacrés. Il existe dans la ville et banlieue sept communautés religieuses de femmes : les sœurs hospitalières de Saint-Paul, les Carmélites, les Dames de la Visitation, les Filles de la Providence, les Sœurs de Bon-Secours',

1 Annexes de Chartres : Canton NORD : Im Banlieue, 8 habitants; Del- Air, 5id.; Le liois-de-la-Pnlerie , G iil.; La Croix-Jitmdin , 32 id.; La Croix-Thibault, \ id ; Im Crosmere, 3 id.; Hit/eard . 3 ici.; Villemaigre, G id.; Les Saumons, 3id. Canton SUD: Iteaulieu . UHi habitants; Us Chaises. 30 id.; La Crnix-des-Yteui- Capucins. (> id.; Le Caillou. 7 id.; Le Cord , 1(> id.; Launay, 22 id.; Le Petu- Anhevilliers , 6 id.; Le. Puits-Urouel , 105 id.

* En 1855, il est né" dans la commune 234 garçons et 2U filles. — Le nombre des décès a été de 2<ïX hommes et 282 femmes.

3 Les Sii'urs de Bon-Secours , connues sous le nom de Sœurs gardes-malades dt Stiiut-liemy ii' Anneau , sont établies depuis peu d'années dans une grande maison du faubourg Saint-Maurice. Elles soignent les pauvres et les malades à domicile, la nuit comme le jour, et portent des secours dans la ville et dans la campagne.

les Petites-Sœurs des pauvres 1 et les Dames des Sacrés- Cœurs \ Les Sœurs de Saint-Vincent de Paul sont chargées du service de l'Hotel-Dicu. Les Frères de la Doctrine chrétienne représentent seuls les congrégations d'hommes.

Chartres est le siège de la Cour d'assises du département qui connaît des affaires criminelles. Les affaires civiles et correctionnelles sont jugées par un tribunal civil *, divisé en deux chambres et composé d'un président, d'un vice-président, d'un juge d'instruction, de six juges et de trois suppléants; le parquet est tenu par un procureur impérial et d»»ux substituts. 11 existe, pour les affaires commerciales, un tribunal consulaire5, composé d'un président, de quatre juges et de quatre suppléants, choisis à l'élection parmi les notables commerçants. Les affaires de simple police sont portées devant deux justices-de-paix, ayant chacune un juge et deux suppléants \ Un comité de quatre jurisconsultes donne son avis sur les transactions sur procès proposées par les communes et les hospices, et un bureau de cinq membres examine les demandes faites par les indigents qui veulent recourir à l'assistance judiciaire. La procédure est préparée par six avoués ; chaque tribunal a son greffe ; huit huissiers sont commis à l'exécution des mandats de la justice, et deux commissaires-

1 Les IVtites-S<Hirs des Pauvres, ces admirables filles qui se dévouent à nourrir et Mber^er les pauvres, mendier pour eux le pain de chaque jour, être, en un mot, leurs humbles servantes et ne vivre que de leurs restes, ont établi une maison à Chartres en \ H~ï.i. Klles demeurent rue de la Tannerie, près de l'impasse aux Cornus.

s Les Dames des Sacrés-Co urs de Jésus et Marie, connues sous le nom de DamesiUtinihi-s, ont fondé, en 1S;{", daus l'ancien couvent des suvurs de Saint-Paul, au faubourg Saint- Maurice , un pensionnat qui est devenu très-prospère.

3 On sait que les assises se tiennent quatre fois par an, sous la présidence d'un conseiller à la Cour impériale de Paris. La cour d'assises est établie dans l'ancienne église du couvent des Carmélites, rue Sainte-Thérèse, à proximité de la prison et du tribunal civil.

* Le tribunal civil occupe depuis 18 il le nouveau palais-de-justice construit au bout de la rue Saint-Jacques. L'édifice n'a rien de remarquable.

5 Le tribunal de commerce est situé sur la butte Saint-Michel , à peu de distance de la rue Régnier.

* Les audiences des just ires-de-paix se tiennent au rez-de-chaussée d'une maison ;i1tenante à l'hôtel-de-villc.

priseurs l'ont les ventes publiques de meubles. Huit notaires domicilias dans la ville prêtent aux citoyens leur utile ministère.

La maison d'arrêt et de justice *, administrée par une commission dite des Prisons, est située à proximité de la Cour d'assises et du Palais-de-Justicc.

Chartres est la résidence du Général de brigade commandant la huitième subdivision de la première division militaire, et du Colonel commandant la deuxième légion de gendarmerie ; il s'y trouve de plus une sous-intendance militaire . un dépôt de recrutement et un bureau du génie. Indépendamment de l'éliit-major de la compagnie de gendarmerie départementale, la ville possède une lieutenance composée de deux brigades à cheval et d une brigade à pied, formant un effectif de IG gendarmes *. La garnison habituelle consiste en quatre escadrons , Tétat-major et le dépôt d'un régiment de cavalerie, d'une force numérique de 40 officiers, 900 hommes et 600 chevaux \

Le département des Finances est représenté à Chartres par un certain nombre d'agents de tous les grades, dont voici les principaux : un Receveur-Général , un Payeur et un Percepteur *, pour le service spécial du Trésor; un Directeur de l'Enregistrement et des Domaines, ayant sous ses ordres un Inspecteur, un Vérificateur, un Conservateur des hypothèques et deux Receveurs 5 ; un Directeur des Contributions directes

1 La prison occupe les anciens bâtiments et lieux réguliers du couvent des Carmélites.

* La gendarmerie départementale occupe une vaste maison de la place des Epais qui était autrefois l'auberge des Trais-Mages.

5 La caserne dite du Tripot a été aliénée par la ville en 1838; celle dite de Saint- André a élé supprimée en 1818 et démolie en 1850. Toute la garnison est ca.<crn« , aujourd'bui dans l'ancien couvent de Saint-Père , auquel on a ajouté de très-vaste* bâtiments.

* Les rôles de toutes natures de la perception de Chartres se sont élevés, en 1855. à la somme de 302,370 fr. 27 c.

8 Les bureaux de l'Enregistrement et des Domaines de Chartres ont produit au Trésor, en 1855, 808,274 fr. 27 c.

un

secondé pur un Inspecteur, un Contrôleur-principal et trois Contrôleurs; un Directeur des Contributions indirectes auquel sont subordonnés un Inspecteur, un Recemu -principal-Entreposeur, un Controleur-preniier-commis et un Contrôleur de ville 1 : enfin, un Inspecteur et un Directeur-comptable des Postes \ lTn Chef de station des lignes télégraphiques électriques est en résidence à Chartres depuis le 1" octobre IH52. La ville fait surveiller ses octrois ' par un Préposé en chef, atrenne les droits de place des foires et marchés \ et a pour trésorier un Receveur municipal.

L'ingénieur en chef des Ponts-ct-Chaussées, chargé du service du département, et l'ingénieur ordinaire, chargé du service de l'arrondissement de l'Est, résident à Chartres; mais la principale route impériale est beaucoup moins fréquentée . depuis que la ligne de fer de l'Ouest traverse le département dans sa plus grande largeur. Une station de cette ligne, établie à Chartres \ est administrée par un chef et deux sous-chefs de gare, un chef de section, pour la voie et la traction, et un chef des ateliers. L'ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées est en même temps agent- vo ver supérieur, pour le service des chemins ^vicinaux du département; l'inspection de ces chemins, pour

1 L'impAt des contributions indirectes a produit au Trésor, on 1855, pour la ville de Chartres , 100,0(10 fr. , environ.

* La Direction dos Postes de Chartres, en ce qui concerne la commune, a produit au Trésor, en 1855 , 2-20.753 fr. 02 c.

3 Les octrois de Chartres ont produit à la caisse municipale, en 1855, 102,253 fr. 81 c.

4 Les droits de place ont produit à la caisse municipale, en 1855, 10,008 fr. 23 c. — Les autres revenus municipaux , non compris les octrois, (centimes additionnels, amendes, location* de maisons et biens communaux , abattoirs, concessions dans les cimetières , concessions d'eau , rétributions collégiales , centimes pour l'instruction primaire et les chemins vicinaux, etc.) se sont élevés à la somme de 85,373 fr. 10 c.

8 La gare est construite hors de la ville, à gauche du faubourg Saint-Jean, sur l'emplacement des jardins de la place du Vidame et sur le ravin comblé des Vauroux. L'édifice , précédé d'un avant-corps ou portique surmonté d'un fronton , ne manque pas d'élégance. Lue cour fermée de grilles le sépare d'une place en hémicycle, d où rayonnent les rues nouvelles de Jean-de-Heauce , Félibicn cl Nicole.

On peut consulter sur la gare de Chartres la brochure de M. Moutié, intitulée Notice- sur la station de Chartres (Garnicr, 1851 ).

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