TOME II
par la populace. Le sieur de Tivernon, lieutenant de Réclainville , essayait de temps à autre quelques attaques contre les petites forteresses voisines. Après avoir échoué devant Villebon que tenaient les exilés chartrains , il réussit à s'emparer de la Choltière et à faire prisonnier M. de Létourville, propriétaire du château '. Ce seigneur, détenu à Chartres, feignit d'abandonner le parti tiu Roi et obtint, le 15 septembre, sa mise en liberté; mais le peuple de Chartres, furieux de ce qu'il appelait une trahison , s'ameuta contre Réclainville et Tivernon et les jeta dans les cachots de la grosse tour. Cet événement effraya les échevins ; l'assemblée générale des paroisses, convoquée le 16 au matin , décida qu'on demanderait de suite des ordres au Conseil général de l'Union. Iji réponse parvint le 23 ; la sédition n'y était pas approuvée , et on ordonnait de demander pardon à M. de Réclainville, de le prier de reprendre se* fonctions et de remettre ses enfants en liberté. Les agitateurs , loin d'accepter ces conditions , se révoltèrent de nouveau ; ce fut à peine si l'on put obtenir d'eux qu'ils consentissent au transfert des prisonniers, de la Tour-le-Roi, à Locns, prison du Chapitre \ Cette anarchie dura jusqu'au commencement d'octobre, malgré l'entremise de quelques personnages de distinction envoyés par les ligueurs de Paris ; mais comme l'échec du duc de Mayenne à Arques et devant Dieppe faisait craindre un retour offensif du roi de Navarre du côté de la Beauce , les bourgeois parvinrent à faire comprendre au peuple qu'il fallait absolument un gouverneur. M. Georges Babou de La Bourdaisière fut désigné à M. de Mayenne, qui ratifia ce choix par lettres du H octobre. Le nouveau gouverneur était alors près d'Étampes, assez peu disposé à obéir ; il se Ct prier longtemps et ne vint prendre possession que le 30 octobre \ 11 s'était fait précéder par sa compagnie , par la compagnie alba-
1 Louis de Hallot, sieur do Létourville. * Heg. des Echevins.
1 Ib.
Tiaise du capitaine Jouan et par les chevau-légers français du capitaine Doré. Les troupes furent logées dans les faubourgs cl M. de La Boudaisièrc se fit donner pour logis l'hôtel de M. de Montescot , rue de la Fromagerie \
La peste arriva avec ces renforts de garnison et elle se mit à pulluler de telle sorte que l'on fut oblige de rouvrir le sanitas de Beaurepaire , sous la direction du chirurgien Martin Prévôt (25 octobre, 2 novembre) \ Cette nouvelle affliction ne dispensa pas les habitants des autres misères de l'époque ; il fallut, sous M. de La Bourdaisière comme sous M. deRéclainville, faire provision de vivres, travailler aux fortifications , donner de l'argent et monter la garde. Le 8 décembre , pendant que l'assemblée municipale était en séance sous la présidence de M. du Ru , maire provisoire, le sieur de Faucon, maitre-d'hôtel du duc de Mayenne, présenta des lettres du Conseil général de l'Union , ordonnant de faire amas de farine, pour le passage de l'armée des princes par Chartres, et de payer sur l'argent des tailles la compagnie du sieur de Bréhainville retenue pour la défense de la ville 4. On battit monnaie aux dépens des suspects ; une première visite domiciliaire faite le 13 décembre procura la saisie des blés appartenant à MM. Guillaume Hubert et Charles Cheron , élus , Antoine du Marchais , de Bellangreville , de Palaiseau et à la demoiselle de Loché , tous ennemis du roi Charles X et de l'Union catholique \ Quelques jours après, le procureur Guillaume Montéan , délégué du substitut du procureur-général de la Ligue, trouva encore le moyen de confisquer des meubles et du vin d'héré-
1 fteg. des Echevins. — On délivrait par jour aux maré<:haux-d<s-)ogis de res compagnies 2 poinçons de vin el 400 pains de douze onces. (lb.; 7 novembre.)
s lb. — Cet hôtel (aujourd'hui la Mairie \ était alors orcnpé par M. de Sairit-Arnoult, gentilhomme catholique, venu pour défendra la ville. On délogea re seigneur et on lui donna la maison du sieur Pierre Lemaire , bourgeois absent . située près de la Croix -de-Beaulieu.
3 lh.
4 lb.
tiques, échappés aux premières recherches Quant à la solde des gens de guerre de la compagnie de feu M. de Bréhainville (ce gentilhomme venait de périr dans une rencontre près de Bonneval) *, on y pourvut pour un mois, au moyen d'une taxe de mille écus sur les bourgeois les plus aisés ; cette troupe fut même portée, à la fin de décembre, à 60 cuirassiers et 40 arquebusiers à cheval s.
Le 21 décembre, les soldats de garde à la porte Guillaume saisirent, entre les mains d'un commissionnaire, des lettres écrites par le sieur de Baste, capitaine du château de Denonville, tenant le parti contraire, à Pierre Drapier, apothicaire de la ville. Les sieurs Cailleau et Montéan, capitaines du quartier, se transportèrent aussitôt chez cet individu qu'ils mirent en arrestation et chez lequel ils saisirent des pièces d'artifice et une bible de la correction des ministres do Genève. Le livre fut brûlé en grande cérémonie , et Drapier demeura en prison pendant un mois, après avoir payé 100 écus d'amende \ Une autre saisie vint signaler les premiers jours de l'année 1590; le 5 janvier, une patrouille bourgeoise, commandée par le sergent Jean François , arrêta dans le faubourg de la porte Saint-Michel le seigneur de Keboteski de Bakonitz, gentilhomme polonais, et le seigneur Alexandre de Georges, dit Stuarl, gentilhomme écossais, porteurs de passeports délivrés par MM. de Souvré et de Sourdis, gouverneurs royalistes de Tours et de Bonneval. Ces seigneurs, déclarés de bonne prise, furent condamnés à payer rançon, comme ennemis du roi Charles de Bourbon, de présent régnant \ Dès la fin de dé-
1 Reg. des Echevins; 20 décembre.
* Le il décembre i589 , dit le Registre du Clerc de l'œuvre, le corps de deffunct Mr de Bréhainville, lequel avoit esté tué à Bonneval, fut apporté en l'esglize. et l'on dit vespres et compiles ; puys l'on fut quérir le corps en la maison de feu M' Chevreux en la rue Muret , et fut aporté en l'esglize Notre-Dame , et fut dict l'obit solemnet , et fut allumée la perche.
» Reg. des Echevins.
cembre 1589, on avait rentré en ville et déposé à Loëns les bois propres à faire des gabions ou fascines et les échelles et fûts des gens de la' banlieue; on s'occupa, en février 1590, d'achever les travaux des fortifications, de compléter les magasins de farine et d'armer les murailles (5, 15 et 23 février) En même temps (5 février), la Chambre fit vendre à l'encan, au profit de l'Union, les biens meubles trouvés dans la maison du sieur des Ligneris, qui venait de livrer le château de Verneuil au roi de Navarre; le sieur de Sainte-Colombe, son complice, éprouva le même préjudice \
Après quelques manœuvres dans la Normandie, l'armée royale se présenta le 26 février devant les murs de Dreux. Cet événement, en causant une grande frayeur aux Chartrains, leur fit chercher les moyens d'augmenter encore les forces do la défense. Le 3 mars, les échevins firent conduire à Chartres cinq fauconneaux trouvés au château de Levéville et deux autres pièces d'artillerie saisies au môme lieu, chez la veuve de Me Mathurin Le Roy *; le 7, deux notables allèrent, de la part de l'assemblée, demander du secours au duc de Mayenne, et, en attendant la réponse de ce Prince, on retint au service de la ville le régiment du sieur de Vaudargent, qui traversait les faubourgs pour se rendre à l'armée de l'Union v. La journée du 14 mars fut fatale aux ligueurs accourus pour défendre
* Heg. des Echevins. — A cette époque de troubles et d'agitations populaires , l'effervescence guerrière s'était communiquée même aux petits enfants. Le 4 février 1590, l'échevinage fut obligé de défendre aux entants de la ville de se battre par bandes et avec des bâtons, sous peine du fouet; il prescrivit aux maîtres et aux pères et mères de les en empêcher, sous peine de dix écus d'amende. (Ib.)
« Ib.; 5 février, 6 avril , 25 mai. — Palma Cayet, p. 208.
* On retint pour le service de l'artillerie huit maîtres-canonniers , à raison de 14 écus par an pour chacun. Ce service fut divisé en huit commandements, savoir ; i° celui des batteries de la porte Morard; 2° celui des pièces du tripot Kegnier et de la tour du prieuré de Saint-Michel ; 3° celui des pièces du fort des Cordeliers ; 4° celui de la batterie de la porte Saint-Jean; 5° celui des pièces de la porte des Epars; G° celui de la batterie du fort d'Hercule près Sainte-Foy; 7° celui des batteries de la porte Guillaume et de la porte aux Cornus; 8° celui des batteries de la porte Drouaisc et du fort de la Préchcric. (Iitg. des Echevins; 23 février.)
* Ib.
Dreux; Henri IV les mit en pleine déroute près du village d'Ivry, Le lendemain 15, on vit arriver à Chartres le duc de Nemours échappé au désastre de cette journée; il venait rassurer les habitants et mettre la place à l'abri d'un coup de main. On décida, du consentement do ce Prince, que les gens de pied des sieurs de Joye et de Vaudargent seconderaient pendant huit jours les cavaliers de M. le gouverneur et du capitaine Basile pour battre les environs, et que si l'ennemi quittait le pays, ces troupes iraient rejoindre l'armée du duc de Mayenne (16 mars) *. Le Roi tourna, en effet, ses armes vers le Vexin et la Bric, où il Ct le siège de plusieurs villes.
Débarrassés de la crainte de l'armée royale, les Chartrains songèrent à se venger de quelques places fortes du voisinage qui les molestaient beaucoup. Les échevins d'Orléans, de Montargis et de Bourges venaient, précisément, de leur proposer une association de secours mutuel , et cet appui garantissait presque le succès de l'entreprise Nogent-le-Roi, occupé par des réfugiés chartrains sous le commandement de l'orfèvre Poussemotte, fut le point de mire des confédérés; on fît faire deux gros canons moyennant 250 écus ; on donna au capitaine d'Auvillers, chargé de recruter un régiment ligueur, des armes laissées par le capitaine Picard à l'hôtellerie de l'Ecu-de-France, et après avoir fait renouveler le serment d'Union par toutes les paroisses de la ville le jour du Jeudi-Saint, on partit pour le siège de Nogent sous la conduite de M. de La Bourdaisière *. I^e 24 avril, les gens de guerre d'Orléans et de Dreux, commandés par le capitaine Basile, s'acheminèrent en toute hâte avec de l'artillerie vers la ville assiégée. Le château, qui n'était pas tenable, se rendit après quelques volées de canon ; Poussemotte fut arrêté et pend» le lendemain au gibet des halles. I^e château de Gourville.
1 Ikg. des Echevins.
* lb.; Séance du 4 avril > lb.; Un 16 avril.
pris par les royalistes, fut repris par les Chartrains et les Orléanais qui ravitaillèrent le château d'illiers; puis, comme une partie de la garnison de Nogent s'était réfugiée à Epernon , M. de La Bourdaisière jugea nécessaire de soumettre cette place dont l'investissement eut lieu le 12 mai, jour même de la première attaque de Paris par le Roi \
Pendant que la Ligue chartraine opérait au dehors, la réaction royaliste s'agitait au dedans. Le 19 mai, le maire du Ru donna connaissance à la Chambre du contenu de certaines lettres saisies sur un messager et adressées, le 4, de Serazereux, au sieur Duchesne, par M* Jacques Goulet, conseiller au présidial, l'un des exilés *. Ce magistrat mandait que sa belle-mère, M1" la Procureuse du Roi, demeurée à Chartres, l'avait averti que le moment d'un siège étoit bon, parce que la canaille de Chartres ne voulait pour garnison que les compagnies Labourdaisière et d'Auvillers, avec cinquante arquebusiers ; qu'en vain les gros bonnets de la sédition demandaient M. de La Châtre , que le menu peuple s opposait à le recevoir avec plus de trente hommes ; que, par conséquent, c'était une belle occasion pour Sa Majesté 3. L'exaspération fut à son comble à cette lecture. On débuta par mettre en prison le lieutenant-général Chouayne, le prévôt Robert, le conseiller Lebeau, le greffier Haligre et le sieur Jean du Plessis, seigneur de La Saussaie ; on vendit à l'encan tous les meubles de la famille Goulet , et les habitants , sortis de la ville depuis le dernier serment d'Union, reçurent l'ordre d'y rentrer sous peine de la confiscation de tous leurs biens (22 mai, 18 juin, 29 août) \ L'instruction du procès entamé contre Goulet et ses adhérents se prolongea jusqu'au mois de septembre sans
1 Rtg. des Eclievins; 24 avril et 12 mai.
• Jacques Goulet était le fils de Nicolas Goulet , procureur du Roi au haillia^ , banni comme suspect d'hérésie et de royalisme
* Heg. des Kchcvins.
» Ib.
que l'on pût rien découvrir, malgré les visites domiciliaires et les arrestations préventives. Ces violences, auxquelles entraînaient les exaltés du parti , dégoûtèrent le sieur du Ru de la mairie; il donna sa démission le 6 juillet, laissant à l'assemblée générale le soin de pourvoir à son remplacement \ La charge de maire provisoire, en attendant l'érection et établissement d'un maire électif, fut donnée , au mois de septembre, à M' Claude Suireau, l'un des factotum de la Ligue \
L'approche de quelques bandes ennemies fit comprendre à la Chambre la nécessité de ne pas dépenser son énergie dans ces mesquines vengeances. Pendant les mois de juillet et d'août , on fondit plusieurs canons avec de la mitraille , des lames de plomb, des chandeliers et des lutrins (aigles et lions) enlevés aux églises des Jacobins et de Josaphat le 23 août, M. de La Gagnerie, commandant en l'absence de M. de La Bourdaisière que le duc de Mayenne avait mandé près de lui, prescrivit la construction et l'armement d'un bastion en bois sur la muraille, derrière la garenne Saint-Père, et fit une visite des provisions en armes et en farine déposées chez les bourgeois \ Au milieu de ces préparatifs, Chartres reçut la nouvelle de la levée du siège de Paris et de la retraite de
' Reg. des Echevins.
* L'élection eut lieu à la fin du mois , aux termes d'une délibération prise à l'Iirttel-de-ville le i 9. I^e clergé se réunit à cette occasion le 2(i , et nomma pour ses députés à l'assemblée générale des habitants, MM. Cochart, grand-vicaire, Percheron , chevecier , Baudouin , chanoine , Gaudeau , religieux de Saint-Père , Borée , religieux de Saint-Jean, et Moussu, l'un des curés de Saint-André; il fut prescrit à ces mandataires de requérir M. du Bu de vouloir bien continuer la Mairie encore un an, pour la connaissance qu'il a des affaires de la ville, et, en cas de refus de la part de ce personnage, de porter leurs voix sur M. Suireau. (Papiers du Chapitre; Arch. départ.) M. du Ru n'en resta pas moins un des bourgeois les plus influents de la ville.
Pintard dit que ce magistrat avait des sentiments royalistes et il rapporte une lettre nue Henri IV lui aurait adressée secrètement le 27 décembre IC>89 puur le remercier de ses bonnes intentions. Pintard dit que cette lettre provenait de Jean-Marin Proust , greflier civil et criminel de la Cour des Aides, qui la tenait de son père Marin Pronst. avocat en Parlement et parent de du Ru.
8 lien, des Echevins.
1 fb.: 21 et 23 août.
Henri IV vers Meaux !. Les habitants, dans l'ivresse de la joie, n'eurent plus alors d'autre pensée que de contribuer au ravitaillement de la capitale épuisée par la famine. On ne trouva pas de meilleur moyen , pour se procurer de l'argent et du blé, que de saisir-arrêter les revenus et de vendre les biens meubles et immeubles des royalistes. La famille Goulet y perdit la rente de la chapelle SaintrSauveur, en l'église Saint- Martin-le-Viandier, et le fermage de la métairie de Boisricheux , près Bouglainval ; le sieur Germain Vovelles se vit enlever son blé et son avoine, et le fermier des terres du chancelier de Cheverny dut verser les arrérages de ses fermages à la caisse du Receveur des deniers communs (3 et 29 octobre, 2, 6 et 20 novembre) \ Plusieurs convois, sous le commandement d'échevins délégués, furent expédiés à Paris pendant les mois d'octobre et de novembre. Mais ces voyages finirent par avoir leurs désagréments : le 23 novembre, l'escorte chartraine, attaquée près d'Àuneau par des rôdeurs ennemis, laissa sur le carreau quelques braves parmi lesquels se trouva l'échevin Jacques de Lépine ; il mourut de ses blessures le 24 et fut inhumé à Chartres, le 26, avec la plus grande pompe5.
L'évasion de divers personnages de marque, celle, entre autres , de l'ancien prévôt Nicole Le Rousse et de sa fille , femme du prévôt Robert, donna lieu, le 8 janvier et le 5 fé-
* Le dimanclte , 23 septembre , procession généraile à S* Saturnin pour prier Dieu d'anéantir les héreticques et de secourir les catholicques : à l'issue de laquelle fut chanté le Te Dcum laudainus avec les chantres et orgues pour rendre grâces à Dieu de la belle délivrance de Paris , laquelle estoit investie et bhequée de tous costez de l'armée des hérélicquts. ( Reg. du Clerc de l'œuvre; Arch. dép )
' Reg. des Echevins. — Le compte de Michel Bachelier, receveur des deniers communs (du 1er octobre 1590 au 1er octobre 1592) fait mention des confiscations opérées sur les biens de Uémy Léger, royaliste , Etienne Pichon , curé de Montlouet, convaincu du crime iVépie . Jean Lebon , tailleur d'habits , royaliste , Nicole Goulet , procureur du Roi , royaliste , Adam Leblanc , hérétique et royaliste , Claude Pastcau et sa femme , hérétiques et royalistes , Jean de Hérouard , sieur de Saulceux , hérétique et royaliste, la dame de Loché, royaliste, Polycarpc Touchet, royaliste, Claude de Harvillc , sieur de Palaiseau et de Fresnav-le-Gilmert , royaliste , la dame Hélène «niliers, veuve de Miw Jean d'O, royaliste, ttavid Labbé et Michel Marié, royalistes, Marhevin, id. (Arch. de la Mairie.)
» Reg. des Echevins et Compte de Michel Bachelier. (Arch. de la Mairie)
vrier 1591 , au rappel des anciennes ordonnances de police concernant les passeports , les vagabonds et les marchés '. De plus, certains bruits d'attaque prochaine firent prescrire aux gens des faubourgs de rentrer en ville leurs échelles, tonneaux et bois-merrain (5 février). Cette fois la prévoyance eut raison: le maréchal de Biron, traversant subitement les plaines de la Beauce, vint faire ses logements le 10 février près du faubourg des Epars, avec des forces considérables.
1 Reg. des Echevïm.