TOME I
ries terres remplissaient le chœur et le bas-côté droit , et le service divin , pour les soldats de la garnison , se célébrait dans la chapelle Sainte-Anne, du côté gauche de la nef. En 1600, lorsque la citadelle fut démolie , les marguilliers ayant rendu compte à la chambre de ville des dégâts faits dans leur église, on leur donna, pour la réparer, les démolitions de la maison du gouverneur On fit aussi refaire la couverture et déblayer le cimetière \
Le prieuré dépendait autrefois de l'abbaye de Saint-Lomer de Blois, qui était collateur de la cure. Le titre de Saint-Michel, avec ses revenus, fut uni au collège de Chartres en 1663.
7" Eglise paroissiale de Saint-Saturnin.
L'église Saint-Saturnin était anciennement hors de la porte des Epais, à gauche, près du fossé. On ordonna sa démolition vers 1357, à l'approche des Anglais et des Navarrais; mais on conserva le cimetière et une chapelle, avec crypte, dédiée à saint Thomas de Cantorbéry. L'église fut reconstruite dans l'emplacement occupé aujourd'hui par la place Marceau s. Pour faciliter cette translation , lEvôque abandonna une chapelle sous le vocable de saint Sébastien , qu'il possédait en face du grand four Boël , et la dame Marie d' Angennes , bourgeoise , fille de feu Pierre de Senonches , fit donation de ses maisons et jardins, situés près du môme endroit \ L'église, dont le
1 Reg. des Kehevins, Séance du 7 mars 1600.
* Ib.; Séance du 18 juillet 1600.
' Ordonné que les chapitres particuliers vaudront chapitres généraux , pour tout ce qui se rapportera à la supplique des paroissiens de Saint-Saturnin , au sujet de ladite église, toute dévastée, à réédifier près du four Boël. (lieg. cap.; Chap. général de la Purification 1358 ; mss. de la Bibl.)
En 1393, l'ancienne église, quoique en mines, avait encore des murailles. Il fut enjoint d'v déposer les tuiles du pressoir du clos Noire-Dame , que le Chapitre faisait rebâtir. (Ib.; Séance du lundi après Saint-Jacques et Saint-Chnstophe ; ib.)
* La donation de Marie d' Angennes est datée du 16 décembre 1363. Elle fut faite, dit le titre, en considération de la grande désolation de ladite églùe. laquelle.
porche occiileni.il regardait le four Boèl , fut achevée en 1 4i 8 et démolie pendant la Révolution 1 ; nous n'avons aucun renseignement précis sur l'édifice, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
On détruisit la chapelle Saint-Thomas pendant le siège de 1568; la crypte ne fut comblée qu'en 1615, et le cimetière servit jusqu'en 1 786, époque à laquelle on l'abandonna comme étant nuisible à la promenade et à la place des Barricades \
Au commencement du XIV" siècle, la paroisse de Saint- Saturnin eut plusieurs démêlés avec les Frères-Mineurs ou Cordeliers, ses voisins, au sujet des sépultures. 11 arrivait assez fréquemment que des gens du faubourg, paroissiens de Saint-Saturnin , faisaient élection de sépulture dans le couvent des Frères , ce qui portait atteinte aux droits du curé. Celui-ci résistait, les notaires et les sergents instrumentaient, et des protestations publiques étaient laites pendant la cérémonie de l'inhumation. La procédure suivie en pareil cas nous paraît digne d'être mentionnée pour l'étude des mœurs du temps :
avec le presbytère et l'aumône d'kelui , oui été abattus et détruits pour cause des guerres, et de ce qu'au dit lien aucun n otait habiter ni converser par doute des ennemis du royaume qui par chaque jour étaient aux aguets de prendre a rançon et mettre à mort les paroissiens , ce qui empêche de porter les sacrements et de dire Ui messe fors qu'en lieux non convenables . impertinents et désltotmétes et desquels il convient partir aux termes des louages..,. Li maison donnée et ses dépendances , an carrefour des rues du four Roêl et de la Groix-aux-Muines , occupaient le coin si comme l'on va dudit four Uwl en la rue du Cygne. La donatrice desline la grande maison de pierre, dite maison feu Uogier de Senonches, à la demeure du curé, et le surplus , pour rèèdifier en icelles aucune habitation où pourrait être fait le saint service. Le curé était alors M* Jehan du Moulin-Neuf et le margtiillier Pierre Quatrcsolz.
Plusieurs historiens font de Marie d'Angennes une d'Angennes des seigneurs de Rambouillet ; rien ne me paraît prouver cette assertion. Elle était fille de Pierre de Senonches, et la famille de Senonches appartenait à la bourgeoisie charlrniw. Les registres capitulaires font connaître, de 1I5U7 a 1IJ20. deux membres de cette famille , Renaud de Senonches le vieux el Renaud de Senonches le jeune , qualifiés bourgeois de Chartres el possesseurs d'une maison au cloilre. { lie g. capit.; mss. de la Bibl.)
1 Histoire ayant appartenu h Marie Saint l'rsin , p. i. Hist. de Smjchet, p. 17; mss. de la Rihl. C'était une église assez resserrée, en forme de, hache longue ; elle avait i'J toises de long sur i l 1/2 de large. ( Hist. de Pintard; mss., p. ôVô.)
» Iieg. des Èchemns; Délibérations des 27 avril I5CK. 27 octobre ICI 5 et2Kmai
Le 21 mai 1339, Jehan de Caninginato, notaire aj>ostolique , sur la réquisition de frère Jean Arresnard , procureur fondé des religieux Cordeliers , se présenta dans l'église de Saint-Saturnin, pendant l'enterrement de l'enfant du nommé Henri Pasquier, boucher, de la paroisse, et s'adressant au père, lui dit: Henri, n'avez-vous pas donné, de son vivant, votre enfant au couvent des frères Mineurs, pour qu'il y vécut pendant sa vie et qu'il y fut inhumé après sa mort ? Dites-moi s'il en est ainsi et si vous persistez? A quoi Henri répondit : // en est aitisi ; je veux que le corps ici présent soit inhumé chez les frères Mineurs. Me Pierre Milet, curé, interrogé à son tour par le notaire , refusa de livrer le corps, en disant : Votre pétition n'est pas convenable ; le père ne peut jms disposer du corps de son fils , mon paroissien , exposé dans mon église. Il n'appartenait qu'à moi , comme curé, de lui administrer les sacrements; personne ne pouvait et ne peut disposer de son corps , sans ma permission. Le notaire dressa immédiatement procès- verbal de ce refus , dans le chœur même , en présence d'Étienne Bedel , prêtre , trésorier de l'évêque de Chartres, et de Garnier, changeur, citoyen de Chartres, témoins requis.
Le 28 mai , le même notaire , sur la réquisition de Fr. Richard , gardien des frères Mineurs , alla trouver le curé Milet devant la porte magistrale de Saint-Saturnin, dans la galerie qui conduit du presbytère au courtil de l'église , et lui fit une nouvelle sommation de livrer le corps du fils d'Henri Pasquier, qu'il avait inhumé dans son cimetière nonobstant la volonté exprimée par le père du vivant et après la mort de l'enfant. Le curé répondit : Je vous entends ; je me garderai de faillir. De cette réponse le notaire dressa un instrument public, pour servir au frère-gardien , en présence des témoins et de Henri Pasquier.
Cependant l'affaire s'envenima , les Cordeliers portèrent plainte au Chapitre : et comme il fut prouvé que le décédé
avait été , pendant sa vie , destiné au cloître par son père , le curé de Saint-Saturnin perdit son procès. 11 fut obligé de reconnaître son tort et d'en rédiger déclaration par écrit le samedi 29 avril 1346, en présence du doyen de Chartres et du gardien des Cordeliers l.
La cure de Saint-Saturnin avait été réunie en 1418 à la mense du Chapitre pour l'entretien des enfants de chœur. Cette réunion , confirmée par trois arrêts de 1 488 , 1 568 et 1660, et par une bulle de Sixte IV, de 1475, fut attaquée comme abusive, en 1664, par M. Pévêque de Neufville de Villeroi, qui rentra, en vertu d'un arrêt du 24 août, dans la juridiction spirituelle de Saint-Saturnin, et obtint la réintégration du titre de la cure, à sa collation , sur la présentation du Chapitre. Cependant les revenus anciens ne furent pas restitués, car, en 1785, la cure de Saint-Saturnin ne valait pas plus de 80 livres par an, non compris le casuel.
§ 4. — CHAPELLES ET ORATOIRES DANS LA VILLE 1° Saint -Blanchard, dam le château des Comtes.
Le titre le plus ancien que nous connaissions, sur la chapelle du château des Comtes, est une charte du mois de mai 1202, par laquelle le comte Louis, du consentement de sa femme Catherine et de son fils Thibault, donne à perpétuité au chapelain qui célébrera l'office divin à la tour de Chartres, deux muids de blé par an sur les moulins de Gourdez , à raison de deux setiers par mois, deux muids de vin sur les vignes du domaine à Chartres, une rente de cinquante sous sur le change, pour sa robe, et une autre de dix sous, pour son lumi-
' Arch. dép.; Titra des Cordeliers.
naire '. Il résulte du môme titre que le service de la chapelle avait été institué par le père du comte Louis, Thibault V, dit le Bon , qui mourut en H 91 .
Le nom de Saint-Bïanchard , candidus * , que portait cet oratoire, lui fut peut-être donné vers le milieu du XIIIe siècle, • en mémoire de la reine Blanche , mère de saint Louis , bienfaitrice de Notre-Dame de Chartres. Il était situé au bout de la grande salle du palais, et, depuis l'époque où les plaids du bailliage se tinrent dans l'ancienne demeure des Comtes, jusqu'à la Révolution , le chapelain dit, chaque jour, une messe à Saint-Blanchard, à l'issue de l'audience du matin. C'était aussi à la chapelle Saint-Blanchard que les confréries des notaires, avocats, procureurs et sergents fêtaient leur patron \
La chapellenie, à la collation du Comte, puis du duc de Chartres, était divisée, au XVIIIe siècle, en quatre portions dont la première appartenait aux frères Jacobins Ses revenus principaux consistaient alors en cens et rentes sur quatorze maisons des rues Chantault et Saint-André 3.
Saint-Blanchard périt avec le château des Comtes, au commencement de ce siècle.
2° Saint-Eman.
Saint Eman, l'apôtre chartrain du VIe siècle, avait, si l'on en croit la tradition , un ermitage à l'endroit de la colline où
' Voir suprà, p. 123-124. — Mss. de Pintard; coll. Lejeune.
* Saint Blanchard , candidus , prêtre de la Gaule , est cite" dans la vie du pape saint Grégoire.
3 Rouillard, Parthénie, deuxième partie, p. 153.
* Arcli. dép.; Titres des Jacobins. I,cs possesseurs des autres portions étaient probablement les trois autres ordres mineurs de Chartres , les Cordcljcrs , les Capucins el les Minimes.
" En 1741, il y eut aveu , aux chapelains de la Tour, des maisons de leur censive. Une d'elles, appartenant au sieur Dauvray, exempt des gardes de feue madame la Dauphine , devait un sou de cens , payable chaque année , le jour de Saint-Martin , sur la première marche de la grande croix du cimetière Saint-André. (Ib.; Titres des Jacobins )
fut bâtie lu chapelle qui portait sou nom. On pense que la piété publique transforma l'ermitage en chapelle peu de temps après la mort du saint. Son culte était déjà fort en honneur au X* siècle, car Widbert, abbé de Saint-Père, écrivait son panégyrique ; au XIe siècle , l'abbé de Saint-Père , Landry , achetait, pour son couvent , un arpent de vignes appartenant à Domi nicus, prêtre de Saint-Eman \
Il ne reste plus de la chapelle Saint-Eman, qui dépend d'une maison de la rue Saint-Eman, jadis de /« Rôtisserie, au coin du tertre du môme nom , que les deux murs latéraux . ayant trois pieds d'épaisseur, et une partie du pignon de l'est, avec les traces de deux lancettes ogivales et d'un plein cintre. Son abside était soutenue par une terrasse reposant sur l'ancienne muraille de clôture du IXe siècle s.
La chapelle Saint-Eman, qui appartenait à l'abbaye de Saint- Florentin de Bon neval , avait été favorisée , en 1612, d'une bulle d'indulgences par le pape Grégoire XV; elle possédait alors une association de pénitents gris des deux sexes et était desservie par le tiers-ordre de Saint-François.
Elle fut vendue pendant la Révolution.
3" Saint-Etienne au cloître.
On sait, par une mention insérée dans un nécrologe de Saint-Jean-en-Vallée , sous la date du 7 des kalendes de septembre , qu'Adelard , doyen du chapitre de Notre-Dame , détermina les chanoines, ses frères, à fonder une église en l'honneur de saint Etienne et donna, à cet effet, les places qu'il possédait près de la maison du Vidame, avec l'autel
« Voir suprà , p. 21 ; et Cari. Saint-Père. vol. 1", p. 27.
* En 1 508 , celte muraille qui soutenait une partie de la ruelle Saint-Eman , par laquelle on descend de rue de la Rôtisserie à rue qui mène à Saint- André . menaçait ruine et fut l'objet d'une visite des échevins , dans l'héritage de Jean brotisseaux ou Brnutesaule. (Reg. des Echevins; Séance du 5 décembre 1508.)
de Morancez et trois arpents de vignes à Saint- Maurice f.
L'emplacement de l'église , à l'extrémité de la terrasse de l'évèché, est encore visible; une ruelle qui se dirigeait vers le tripot de Chinche la séparait de l'hôtel du Vidame.
Nous avons dit plus haut que, vers 111., Yves donna Saint-Etienne aux religieux de Saint-Jean-en-Vallée qui en firent un prieuré ". La maison du prieur attenant à l'église occupait le terrain sur lequel s'élève le couvent actuel de la Providence; ses jardins en terrasses descendaient, comme aujourd'hui , jusqu'au Tripot et à la rue de la Corroierie.
Saint-Étienne était dans les temps anciens une église collégiale, soit que les fondateurs y eussent créé des canonicats, soit que les religieux de Saint-Jean en eussent fait une succursale de la maison-mère, sous la direction du prieur. Vers 1 1 29, le comte Thibault IV signait, dans la chambre des chanoines de Saint- Etienne , un titre concernant l'abbaye de Saint- Père \
Une bulle de Sixte IV, du 7 des ides de novembre 1475, enleva le prieuré de Saint-Étienne à la mense conventuelle de Saint-Jean pour le réunir à la mense abbatiale, afin, dit ce document , qu'en temps de guerre , l'abbé pût y cacher les joyaux, ornements et meubles de la communauté et y faire continuer le service divin \ Cette prévision fut réalisée un siècle plus tard.
Vers 1500, les bourgeois de Chartres érigèrent dans l'église Saint-Étienne, avec l'approbation des échevins, une grande confrérie dite de la Passion. Cette association, civile autant que religieuse , joua un rôle dans la ville pendant les guerres de religion qui désolèrent le XVIe siècle 5.
1 Rouillard , Parthénie, deuxième partie, p. 152.
1 Cart. Saint-Père, vol. 1er. p. 88 et 93.
5 Cart. Saint-Père, vol. 2, p. 292.
; Arch. dép.; Titres de Saint-Jean; invent., n° 1,277.
« liegisl. des Echevin*; Délibérations du 9 octobre 1520 et du 30 juin 1523.
Lorsque les religieux de Saiut-Jeau-eu-Vallée furent contraints d'abandonner leur couvent incendié pendant le siège de 1 568 , ils se réfugièrent dans le prieuré spacieux de Saint- Étienne, qui devint ainsi l'abbaye de Saint-Jean.
4° Saint-Fiacre et Saint- Pantaléon, sur la porte Guillaume.
Cet oratoire, établi au XIIIe siècle pour P usage des hommes d'armes de l'évêque tenant garnison dans la porte Guillaume , était à la collation des chanoines de Saint-André \
11 avait une certaine réputation au commencement du XVI9 siècle. Le 30 septembre 1520, M0 Guillaume Jumeau, chapelain de Saint-Fiacre et de Saint-Pantaléon , auquel oratoire vient nombre de pèlerins et pèlerines faire des oblations, se plaignit en chambre de ville d'un cordier voisin travaillant sur le chemin de ronde de la muraille, qui remplissait le lieu saint de ses filasses, et dont les ouvriers buvaient et mangeaient sur l'autel ; il demanda qu'on délogeât le cordier et qu'on lui donnât sa place à bail , pour y bâtir une chambre de laquelle il pût pourvoir à la propreté de l'oratoire. On eut égard à sa requête et la place du cordier lui fut louée le 21 juin 1524, moyennant 27 sols 6 deniers tournois par an \
Après le siège de 1591, comme il importait de réparer et d'augmenter les fortifications, le gouverneur et les capitaines émirent l'avis qu'il conviendrait d'établir une échauguette sur le haut de la porte Guillaume, dans l'oratoire Saint-Fiacre '. Cette appropriation profane nuisit probablement au service divin et au pèlerinage. Cependant l'oratoire existait encore au XVIIe siècle.
• Rouillard , Parthénie, deuxième partie, p. 153
* Rty. des Echevins.
» 1b ; Séance du 28 avril 1593
5" Saint-Serge et Saint-Bacche ou Saint-Nicolas, au cloître.
La chapelle Saint-Serge et Saint-Bacche était située dans l'enceinte du cloître, du côté de Vécritoire de l'évèché, sur l'emplacement occupé aujourd'hui par une partie de la grille et de la cour d'honneur du palais épiscopal. L'évéque Renaud de Mouron en fit donation au Chapitre en juillet H 90 \ Les historiens ecclésiastiques disent qu'au XIII' siècle la dévotion à Saint-Serge et Saint-Bacche était si vive que les fondations pieuses, services, obits, anniversaires, augmentèrent considérablement son revenu. On y institua, en l'honneur de la Conception , une confrérie connue au XIV siècle sous le nom de grande confrérie des Bourgeois. Plus tard cette confrérie, composée principalement de jeunes clercs de Notre-Dame, prit pour patron saint Nicolas , qu'elle finit par imposer à la chapelle *.
En 1507, le chanoine Thiersault fonda six canonicats à Saint-Nicolas; six autres bénéfices y furent créés parle chanoine Loupereauen 1614. Les titulaires étaient ordinairement choisis parmi les officiers du Chapitre et les prêtres habitués de Notre-Dame.
M. Godet des Marais, voulant agrandir la cour de Pévèehé, obtint du Chapitre, en 1702, la cession de la chapelle Saint- Nicolas; elle fut détruite en 1703, et, dans le travail de démolition, le tombeau de saint Calétric et plusieurs autres grands sarcophages d'une haute antiquité furent mis à découvert \
1 Voir supra, p. 115, noie 2.
» Souchet, mss. de la Bibl. — Chevard, vol. 2, p. 10 et suivantes.
8 Acte de Poluehe et Proust, notaires apostoliques, du 3 mai 1702. M. Godet des Marais, pour indemniser le Chapitre, lui fit construire, entre la poterne des Lices et la porte de l'évécW , une maison qui fut appelée le Secrétariat du Chapitre. Voir xuprà, p. 22.
6" Saint- Vincent , près la porte Cendreuse.
On voit encore une partie de l'abside de l'église Saint- Vincent, adroite, en descendant à la Croix-de-Beaulieu par la rue Porte -Cendreuse; c'était un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Florentin de Bonneval. On dit qu'elle fut construite, pour des chanoines, par un prêtre nommé Renaud, lorsque la ville était encore renfermée dans la clôture du IX' siècle. Quoi qu'il en soit, elle appartenait déjà, au XI* siècle, à la communauté de Bonneval, car, en 1097, l'évêque Yves en confirma la possession aux religieux \ En 1233, ces derniers devaient au vicomte Simon du Puiset dix deniers de cens sur leur maison de Saint-Vincent \
Le 17 août 1705, l'évêque Godet des Marais, autorisé par lettres patentes du Roi du mois de février 1099, admit la résignation que fit entre ses mains M. Antoine-Simon de Magny, prêtre, docteur de la maison et société de Sorbonne, du prieuré de Saint-Vincent de Chartres, membre de l'abbaye de Bonneval , en éteignit le titre et en unit les fruits aux petits séminaires du diocèse. M. de Fleury, jugeant que les bâtiments du séminaire de Saint-Charles étaient suffisants pour les besoins de son diocèse, vendit le prieuré de Saint-Vincent à M. Claude d'Avignon , conseiller du Roi , ancien maire et procureur de S. M. en la Maréchaussée, par acte du 27 septembre 1764
7° Chapelles au cloître.
En 1317, le chanoine Robert de Domo inaugis obtint la permission d'élever une chapelle dans la maison qu'il faisait construire près de la maison des enfants de chœur et de la
' Arch. dèp.; Inventaire du séminaire de Saint-Charles , troisième partir. * Ib.; Titres de Saint-Charles et ancien prieuré de Saint-Vincent. » Arch. dép.; Titres de l'ancien prieuré de Saint-Vincent.
Porte-Percheronne du cloître. Il ne reste plus aucune trace de cette fondation \
On voyait encore, il y a peu d'années, dans la rue de THôtel-Dieu, à droite, en arrivant à la rue Percheronne, les restes d'une porte de chapelle romane, pourvue de chambranles ornés de zig-zags et d'un tympan sur lequel étaient sculptés deux anges émergeant des nuages. Cette porte , détruite en 1 846 avec la maison dont elle faisait partie, devait être, sinon l'aînée, du moins la contemporaine de la façade royale de Notre-Dame \