TOME
roissiens de Saint-Barthélemy se ûrent sous le porche de la tour carrée de Saint-Cheron \
Nous ne savons rien de la construction de Saint-Barthélemy, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Cette église, qui fut saccagée plusieurs fois pendant les guerres de religion , ne conservait d'autres vestiges de l'ancien édifice que des cryptes assez vastes. Chaque année, le jour des Rameaux, les chanoines de Notre-Dame et le clergé de la ville venaient en procession adorer la croix du cimetière de Saint-Barthélemy \
3* Église paroissiale de Saint-Cheron.
Nous parlerons de la paroisse de Saint-Cheron dans l'article concernant le couvent de ce nom.
4* Prieuré de la Madeleine du Petit-Iieaulieu.
En 1094, l'évoque Yves autorisa l'abbé de Cluny et les religieux de la Charité-sur-Loire à fonder une église et un monastère au Petit-Beaulieu près Chartres'. Cette maison, qui fut pendant plusieurs siècles un prieuré assez important de l'ordre de Cluny, ne consistait plus, à l'époque de la Révolution , qu'en un petit oratoire. Le prieur possédait quelques cens et rentes sur des maisons de la ville, entre autres sur celle de la rue des Vasseleurs, alias des Lices, qui, aux XVIe et XVII* siècles, servait ordinairement d'habitation aux Capitaines-gouverneurs de Chartres *.
1 Histoire du monastère de Saint-Cheron, p. 10; mss. de ia Bibl.
• Le moine Paul, de Saint-Pore, qui écrivait vers 1080, parle de la croix oui est dans le cloître , in atrio , de Saint-Barthélemy et jusqu'à laquelle s'étendent les vignes de Saint-Père. (Cart. Saint-Père. vol. \*r, p. 21.) Cette croix était en grande vénération dans le peuple.
' Arch. dép., Inventaire du Chapitre, p. 248, verso.
4 Rea. des Echevins, délibération du li janvier 1670; Arch. dép., Terrier de 1780, Titres du Chapitre et Inventaire, p. 248, verso.
5e Prieuré de Saint-Martin-au-Val. Eglise paroissiale de Saint-Brice.
La fondation de Saint-Martin-au-Val, aujourd'hui l'hospice des vieillards et des aveugles au faubourg Saint-Brice, remonte presque à l'introduction du christianisme dans le pays chartrain. On pense que la première église fut bâtie en l'honneur de saint Marti n-le-Blanc, évêque do Chartres, dont la mort se rapporte à l'année 245 ; le patron devint ensuite saint Martin de Tours. A part les traditions et les récits plus ou moins controversés des anciennes chroniques de Notre-Dame, les titres relatifs à Saint-Martin-au-Val sont d'une haute antiquité. Il est fait mention du monastère de Saint-Martin dans une charte d'Aganon, de 930; Graulf, abbé de Saint-Cheron, parle de la terre de Saint-Martin dans un titre de 949 \
Cette église conventuelle appartint aux évèques de Chartres jusqu'à l'épiscopat d'Ardouin , frère et successeur de Ragenfroy, qui la livra vers 955 au comte Thibault-le-Tricheur \ Nous avons déjà dit que les comtes récompensèrent quelquefois les services de leurs lidèles par des bénéfices en terres du domaine de Saint-Martin les établissements religieux et civils de Chartres reçurent aussi leur part dans les aumônes faites aux dépens de ce petit monastère. Au commencement du XIIe siècle, l'abbaye de Saint-Père et les Lépreux de Beaulieu possédaient deux prébendes de Saint-Martin , et les religieux de Saint-Jean-en-Vallée recevaient les annualités des prébendes vacantes par la mort des titulaires \
» Cerf. Saint-Père. vol. 1", p. 22 et 34.
* Voir suprii , p. 43.
3 lb., p. 45, note 3. Aux X« et XIe siècles, le domaine de Saint-Martin-au-Val avait déjà une assez grande étendue. Outre les abords du couvent, les chanoines possédaient des terres à Tliivars et près de Saint-Cheron; ils étaient en querelle avec Saint-Pére au sujet de la propriété de deux familles serves d'Kmprainville ; leur majorai ou mairie comprenait des terres situées prés «le Saint-Lubin-des-Yigries et de Saint-Lomcr de Luisant, entre autres le lieu de Mautrmi.
* Par un titre de 1102-1122, la romtessr Adèle donna à Saint-Pére une pré-
Le comte Thibault IV , jxiur accomplir , dit-on , un vœu de sa mère Adèle, ût donation , en i 1 28 , du monastère de Saint- Martin-au-Val avec toutes ses dépendances, aux moines de Marmoutiers. Geoffroy II , évéque de Chartres , chargé par un bref du pape Honorius II de mettre en possession ces nouveaux propriétaires, régla par une transaction du 18 janvier 1131-1132 les indemnités à payer aux Lépreux , à Saint-Père et à Saint-Jean. Il fut stipulé que Marmoutiers abandonnerait à Saint-Jean son prieuré de Saint-Nicolas de Courville, à la charge par Saint-Jean de servir chaque année aux Lépreux et à Saint-Père, évincés de leurs prébendes, une rente de soixante sous chartrains, quatre muids de froment au futile Loëns, deux muids d'avoine, deux setiers de pois et deux muids de vin \
L'abbaye de Marmoutiers fit de Saint-Martin-au-Val un riche prieuré qu'elle réunit à la mense conventuelle de Bonne- Nouvelle d'Orléans et dont elle conserva la possession jusqu'en 1603. Le 20 mars de cette année, le chancelier Seguier acheta l'église et le couvent de Saint-Martin pour la communauté des frères Capucins de Saint-Lubin-dcs-Vignes, qui les occupa jusqu'à l'époque de la Révolution *.
Par un usage dont on ne connaît pas l'origine, c'est à Saint- Martin-au-Val que les Évèques nommés de Chartres passent en retraite pieuse la nuit qui précède le jour de leur entrée solennelle dans la ville.
Les habitants du bourg Saint-Martin , aujourd'hui Saint- Brice, ceux duCoudray et du Bas-Luisant, avaient pour paroisse
bonde de Saint-Martin-an-Val , possédée antérieurement par Bernard , son médecin. (Cari. Saint-Père, vol. 2, p. 309.) La prébende de Saint-Père, à Saint-Martin-au- Val , est mentionnée dans le privilège du pape Honorius II , daté de 1 1:27. (Ib., p. 2G2.)
1 Cart. Saint-Père, vol. 2, p. 374. — Voir, ponr Saint-Martin-au-Val, autrement dit le Gros de Marmoutiers , cl pour les droite de repas et procure dus au chapitre de Notre-Dame les jours de procession , l'Inventaire du Chapitre , p. 251 , verso; Arrh. départ.
* Je parlerai dans la suite de cet ouvrage des Capucins de Saint-Martin-au-Val et de la situation de leur communauté' lors de sa suppression .
l'église du prieuré. 11 est question d'un curé de Saint-Martinau-Val, indépendant des chanoines de ce lieu, dans un titre de 1 101-1 129 Vers la fin du XIV siècle, Saint-Martin ayant été ruiné par les Anglais, les religieux de Marnioutiers firent bâtir, en dehors de l'enceinte claustrale, pour les besoins de la paroisse , une église placée sous l'invocation de saint Brice. La cure fut alors divisée entre Saint-Brice , Saint-Lomer de Luisant et Saint-Julien du Coudray, chapelle connue jadis sous le nom de Saint-Thibault-des-Vignes.
6° Prieuré de Saint- Lubin-des- Vignes.
Le culte de Saint-Lubin , le pâtre du Poitou, que ses mérites élevèrent au trône de Solemnis et d'Ethèrc, prit naissauce vers le Vil* siècle dans le pays chartrain. L'église de Saint-Lubin-tles-Vignes, desservie par une communauté de chanoines, et qualifiée de monastère dans les titres les plus anciens, tomba, ou ne sait comment, vers le milieu du Xe siècle, entre les mains des comtes de Chartres, qui disposèrent de la dignité d'abbé et des revenus conventuels en faveur de leurs fidèles. Nous avons déjà dit qu'en 981 Foucher se qualifiait abbé de Saint-Lubin par la générosité, per largitionem, de son seigneur le comte Eudes*. Ce Foucher, probablement de la maison de Fréteval , transmit Saint-Lubin à sa postérité après en avoir distrait, moyennant cens et rentes, six arpents de vignes, qui formèrent un domaine distinct connu longtemps sous le nom de clos Sigismond \
Il y a au midi, dans les vignes, écrivait le moine Paul à la fin du XI' siècle, une église construite en l'honneur de saint
» Cari. Saint-Père, vol. 2, p. 331 1 Voir suprà, p. 45, note 3.
3 II est question du clos Sipismond dans une charte de la comtesse Adèle au profit de Saint-Père, de i 102-1 122. On voit par la même charte que le fief des seigneurs de Fréteval , Nivrlon cl Ursion son fils , s'étendait encore a cette époque sur une partie du territoire de Saint-Lubin. tCart Sa in h Père , vol. 2, p. ill.)
Lubin , qui fut jadis une abbaye. Une matrone du nom d'Ermentrude, épouse de Xivelon, exprima en mourant le désir que cette église fût remise à Saint-Père avec les terres et les dîmes de sa dépendance, et, pour obtenir le consentement de son époux, car l'église en question était son patrimoine, elle lui légua ses bracelets et ses colliers d'or. Pendant sa vie, Nivelon ne tint pas compte du désir de son épouse; mais s'étant fait moine vers l'heure de sa mort , il pria vivement ses enfants d'accomplir la remise de Saint-Lubin aux religieux de Saint-Père. Payen, l'aîné, n'eut pas le temps de souscrire à la volonté de ses parents, car il fut tué, peu de temps après, en combattant contre Geoffroy Martel, comte d'Anjou, qui s'était emparé de Fréteval , manoir de sa famille. Mais son frère Foucher, qui, à la mort de Payen, se fit guerrier, de clerc qu'il était, touché par les prières de l'abbé Landry (1033-1067), abandonna à Saint-Père l'église de Sainl-Lubin , avec son cimetière, toutes ses vignes et le cens qui frappait le clos Sigismond
Saint-Lubin devint alors un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Père, el ses possessions s'accrurent par les donations que lui firent la comtesse Adèle, en 1 104 et vers 1 Ho , et le chanoine Payen, de Saint-Martin-au-Val, en 1117. L'église du prieuré figure au nombre de celles dont parle le pape Pascal II dans le privilège qu'il donna à Saint-Père le G janvier 1 106- 1107'.
On ne connaît aucun fait digne de remarque sur le prieuré de Saint-Lubin, sinon que, vers 1120, le moine-prieur fut taxé à une redevance annuelle de deux sous, pour sa quote-part dans les frais du service solennel des parents morts, institué à Saint-Père le jour de la deuxième férié après les octaves de la Pentecôte, et qu'en 1145, une autre redevance annuelle
1 Voir suprà, p. 60, et Cart. Saint-Père, vol. i«, p. 25. • Cart. Saint-Père, vol. 2, p. 258 , 408 et 411.
de deux sous fut encore exigée de lui pour l'entretien de la bibliothèque du couvent
En 1585, l'abbé de Saint-Père, Claude de Lorraine, concéda Saint-Lubin à l'évèque Nicolas de Thou , pour y placer des religieux capucins.
7° Église paroissiale de la Madeleine.
Nous parlerons de l'église paroissiale de la Madeleine dans l'article concernant le couvent de Saint-Jean-en-Vallée \
§ 6. - COIYEMS DAXS L4 VILLE ET DâXS LA BLUIEIE.
V Abbaye de Saint-Père, ordre de Saint- Benoît.
Nous avons raconté, dans le troisième chapitre de cette histoire, les vicissitudes du monastère de Saint-Père, depuis sa fondation jusqu'«à sa restauration par l'abbé Alveus, en 954. L'état monumental de cette célèbre abbaye, à cette époque, ne nous est pas connu. Elle fut enclose de murs dans tout son périmètre par l'abbé Landry, vers le milieu du XIe siècle8 et devint la proie des flammes, en 1077, sous l'abbé Hubert *. 11 est probable que l'incendie presque général de 1134 la détruisit de nouveau, ainsi que l'église *, et
1 Cari. Saint-Père, vol. 2, p. 359 et 393.
* On peut encore ranger parmi les églises et chapelles de la banlieue chartraine , les prieurés de Snint-Lomer de Luisant , de Saint-l'antaléon de Lucé et de Saint- Hilaire de Mainvilliors ; les églises , chapelles et oratoires du bois de Lèves , de Champhol, de Gourdez, d'Ouerray, de Goindrevillc , etc.
* in quodam croio, juxla peribolum quod edificavit venerabilis Landricus
abba* in circuitu cœnobii. (Cari. Saint-Père, vol. 1er, p. 109.)
* lb., p. 226.
■ Apothecarius moralis sancti Pétri Carnot.; mss. de la Bibl. — Cart. Saint- Père, prolégomènes de M. Guérard, n° 245.
que les bâtiments furent rétablis dans la seconde moitié du XIP siècle.
En 1407, l'abbé Etienne le Baillif fit exécuter de grands travaux d'embellissement et d'utilité, parmi lesquels le plus remarquable fut la reconstruction du cloître , en style ogival tertiaire. Ce promenoir, qui occupait l'emplacement actuel de la cour intérieure de la caserne , était borné , au septentrion, par l'église, au midi, par le grand réfectoire et la grande cuisine, à l'orient, par le dortoir, à l'occident, par les greniers, celliers et caves. « Chaque coté du cloître, dit un » historien de Saint-Père , a onze arcades d'une pierre très- » belle et très-polie; celui devant le chapitre en a douze.... » Quatre colonnes taillées en une seule pierre soutiennent et » divisent ces arcades, qui sont taillées en cordons et rem- » plies d'une rose et de formes de feuilles de trèfle ornées de » feuillages et autres ornements, et dedans et dehors , soute- » nues par une seule colonne qui est au milieu de l'arcade ; » et toutes les colonnes de ce cloître ont leurs bases de pierres » bien taillées et leurs chapiteaux taillés en feuillages, fruits, » oiseaux et autres ligures. Chaque colonne n'a que treize » pouces quelques lignes de circonférence !. » A trois des angles de ce cloître se dressait une statue colossale, entre socle et dais; c'étaient les figures de saint Pierre, de saint Paul et de saint Etienne. La statue de saint Benoît se trouvait près de la sixième arcade , en face des deux portes du lieu capitulaire, comme pour rappeler aux frères capitulants la règle instituée par leur saint fondateur \
Détruit par un incendie, le 3 mai 1584, le dortoir ne fut
' Histoire de l'abbaye de Saint-Père , par D. Bernard Aubert (1672); rass. de la Bibl.
' Le terrain fui exhaussé par suite de ces travaux. Il y a quelques années , des ouvriers qui creusaient un égoûl dans la cour intérieure de la caserne , trouvèrent â trois mètres de profondeur de grandes tombes de pierre renfermant des ossements et construites en forme d'auge, suivant la coutume du XIIe et du XIIIe siècle.
Il existe au cabinet des Estampes de la Bibliothèque impériale une vue du cloître et de l'abbaye de Saint-Père
reconstruit que longtemps après, car, en 1609 , l'évêque Philippe Hurault donna t ,164 livres tournois pour l'achever. On voyait encore, à l'époque où écrivait don Bernard Aubert (1672), à l'extrémité gauche de la cuisine, aile méridionale, un très-vieux bâtiment, de forme carrée, qui avait échappé à tous les désastres de l'abbaye et qui remontait probablement à la restauration du Xe siècle. L'abbatiale était située au septentrion, dans une avant-cour dont l'issue donnait, du côté de la ville, entre le presbytère et l'église paroissiale de Saint- Hilaire , en face de la rue Saint-Pierre.
En 1700, sous l'abbé Philippe V de Lorraine, le dortoir, le chapitre et les archives furent édifiés à neuf; ce sont les bâtiments qui existent aujourd'hui.
L'enclos de Saint-Père , qui a peu changé depuis les temps les plus reculés, était borné, à l'orient, par un mur distant « de 24 toises du cours de la rivière », à l'occident, par la colline plantée de bois, dite la Garenne de Saint-Père, au nord, par l'église Saint-Hilaire , au midi, par le mur et le fossé de la ville !. La prise d'eau de la rivière qui alimentait ce fossé, entrait par un canal dans le jardin des religieux et sortait du couvent par un conduit souterrain qui débouchait dans la rivière , au bout de la rue de PAne-Rez. Les jardins de Saint-Père et les promenades de la Garenne étaient renommés pour leurs belles dispositions et pour les points de vue dont on jouissait en les parcourant.
Après l'incendie de 1 134, le moine Hilduard fut chargé par son abbé de la réédification de l'église du couvent. Il fit le chœur et les bas-côtés, mais, faute d'argent, le travail fut interrompu \ La nef et les bas-côtés datent du XIIIe siècle;
1 Dés le XIe siècle , un chemin descendait de la route de Saint-Martin-au-Va! vers la Courtille et séparait le couvent et le bourg Saint-Père, du Bas-lîourg ou Barbou. La porte du couvent donnant sur ce chemin était nommée |x>rte du Paradis. ( Voir suyrn , p. Oi cl 117.) Du côté de la rivière, le terrain de 21 toises on dehors du couvent fut occupé par un cimetière et par l'hôpital du Puits-du-Crochet.
' Hilduard « fut obligé de faire un mur du cAté de l'occident pour clore le chanu
on construisit de nouveau le chœur vers la fin du règne de saint Louis et l'abside ne fut terminée que dans les premières années du XIY° siècle. Malgré ces remaniements, l'édifice, parfaitement proportionne'*, est d'une grande élégance et tient un rang très-distingué parmi les églises secondaires de France.
A l'extérieur, on remarque principalement la légèreté des contreforts de l'abside; ils sont surmontés « par des cloche- >» tons qui forment autour du sanctuaire de petites tourelles » élégantes, comme autant de sentinelles préposées à sa » garde. » A l'extrémité occidentale de l'église, se trouve une tour carrée dont les murs ont dix pieds de largeur audessus des voûtes de la nef; sa construction paraît dater du X* siècle. L'aspect intérieur de Saint-Père est éblouissant. La hardiesse du chœur, la légèreté des colonnes qui s'élancent vers les voûtes, la riche structure du triforium ou galerie, et, plus encore, la splendeur des verrières1, étonnent et ravissent tout à la fois.
Avant 1 793 , l'ameublement de l'édifice était digne de son architecture. On admirait dans le chœur un retable d'autel , de style renaissance, orné de bas-reliefs en albâtre de la façon
» et borner son ouvrage. En creusant les fondations de ce mur, on rompit une voûte » en forme de cliambrettc , dans laquelle se trouvait le corps de saint Gilduin , enve- » loppë d'une dalmatique, d'une tunique et d'un ciliée.... ■> (Ibilteau, p. 280.) Gilduin, d'une noble; famille bretonne alliée à celle du Puisot , mourut en 1007, à Saint-Père, où il s'était arrêté en revenant d'un pèlerinage à Rome. Ses reliques reposent aujourd'hui dans une crypte de la petite église de Champhol.
1 Les verrières de Saint-Pierre garnissent trente-six grandes lancettes et datent . presque toutes, du XIVe siècle. Elles sont généralement d'une exécution très-remarquable. L'abbé Pulleau fait observer que ces tableaux étincelants sont rangés dans un ordre méthodique heureusement combiné. Du côté gauche de la nef figurent les apôtres et les faits évangéliques; du côté droit, les coiilesseurs et les faite du martyrologe ; dans le chœur , les bienheureux , les prophètes , les martyrs , se pressent autour du Sauveur « porté , petit enfant , sur les bras de sa mère , et homme , sur » l'arbre de la croix. » Ainsi, toutes les verrières de l'église semblent converger vers un centre commun qui est Jésus-Christ.
Après la révolution de 1 793 , ou a remplacé les grisailles qni ornaient le Triforium , dans la courbure absidale , par des vitraux retirés de l'église Saint-Hilaire et dus à Rohert Pinaigrier, célèbre peintre- verrier du XVI* siècle. (Voir Description de SahU-Pierre , par l'abbé Bulteau, p. 292.)
de François Marchand, maître imagier d'Orléans en 1543 des stalles de bois, sculptées en 1531 par Jacques Bourdon et Denis de Montaudouin , menuisiers de Chartres, garnissaient le sanctuaire; un jubé renaissance (1543), décoré de cinq grandes statues et de neuf bas-reliefs, ouvrage de François . Marchand, dérobait le chœur à la vue des profanes '.
Il ne reste plus rien aujourd'hui de ces richesses artistiques ; mais , eu compensation , on a placé dans la chapelle absidale dédiée à la Sainte-Vierge, une collection d'émaux magnifiques représentant les douze apôtres. Cette œuvre des plus précieuses, exécutée en 1547 par Pémailleur Léonard Limousin, ornait autrefois l'église du château d'Anet. La chapelle de la Vierge contient aussi une assez belle statue en marbre , représentant Marie; elle est due au ciseau de Bridan. On voit dans le trésor de la sacristie le crucifix qu'Henri 111 apporta à Chartres, lors de son pèlerinage de 1582.
Il y avait dans l'église de Saint-Père une grande dévotion pour sainte Soline, vierge d'Aquitaine, martyrisée à Chartres peu de temps après l'introduction du christianisme. Les religieux de Saint-Père, qui possédaient ses ossements, les emportèrent avec eux à Saint-Germain d'Auxerre après les dévastations de l'évèque Hélie, et les ramenèrent triomphalement vers 950. On sortait la châsse de sainte Soline pour obtenir de la pluie; d'où cette sainte était communément appelée la sœur de saint Taurin.
L'abbaye de Saint-Père, l'une des plus importantes de l'ordre de Saint-Benoît, subit en 1650 la réforme de la congrégation de Saint-Maur. Elle eut des abbés crossés et mitrés
' Ce retable en albâtre , représentant la Passion , avait coûté 1 ,225 livres tournois. Il fut enlevé le 17 septembre HiW par Sergent et Leraonnicr et transporté au Musée national de Paris.
s Les débris du iubé , transportés d'abord dans le déjxH des Petits-Augustins de Paris, ont été employés à décorer une chapelle de l'église de Saint-Denis; ils s'y trouvent encore aujourd'hui.
» Par une bulle de Mit, le pape Jean XXIU confirma 1 abbé de Saint-Pérc dan» le droit de porter la crosse et la mitre. ( Mss. de Pintard, coll. Lejeune.)
résidants jusqu'en 1491 , et commeudataires jusqu'à la réunion do la mense abbatiale à la mense ëpiscopale, en 1778 \ Une foule de dignitaires, dont les plus distingués étaient le Prieur, le Sous-Prieur, les Prévôts, le Chambrier, le Bibliothécaire, l'Aumônier et l'Econome, dirigeaient au Moyen-Age les affaires de la communauté , au temporel et au spirituel ; cette administration s'étendait sur vingt-quatre prieurés et sur quatre-vingt-une cures \ Les possessions territoriales des religieux , très-considérables au XIVe siècle, donnaient encore un revenu assez élevé à la Révolution 5; à Chartres , ils possédaient, entre autres biens, plusieurs moulins, les eaux de la rivière depuis les herses de la Courtille jusqu'au pont Saint- Hilaire, une censive, des fours banaux, des droits coutumiers sur les foires de Saint-Père et la justice du Bourg. Cette justice, l'une des plus belles prérogatives de l'abbaye, s'exerçait par un bailli « tenant ses plaids le mercredi et le vendredi de » chaque semaine en un très-bel auditoire bâti dans la cour
1 Les principaux abbés de Saint-Porc furent Alveus (t 054); Widbcrt, auteur de la Passion de Saint-Eman (t a. 085); Fouchcr, auteur d'une histoire des Croisades (t 1171); Etienne le Baillif (t 1410); Germain de Ganay, évéque d'Orléans (t 1521); Charles Homard de Denonville, cardinal (t 1510); les trois abbés du nom de Hurault, dont l'un devint évéque de Chartres (de 1505 à 1035); Louis Barbier de la Rivière, duc et pair, évoque de Langrcs (t 1(370); les deux princes Raimood et Philippe de Lorraine (de 1070 à 1702). Le demie' r commciidatairc fut l'abbé Joseph Alphonse de Véri , auditeur de Rote.
Avant que l'abbaye ne fût donnée en commendc , il y eut plusieurs abbés résidants appartenant à des familles chartraines; on peut citer, entre autres, Guy Colrougc t 1272), Vincent Gastelier ou Gatelet (t 1200), Pierre Plume ou à la Piommée t 1340), Pierre Chouart (t 1-120), Jean Jourdain (t 1 105), Jean Pinard (t 1480).
■ Les prieurés et cures de Saint-Père étaient situés dans les évéchés de Chartres, Orléans, Evrcux, Séez, Rouen et Coutauces. Les biens appartenant au couvent dans ce dernier diocèse lui provenaient d'Arefaste , soigneur normand , dénonciateur des hérétiques d'Orléans (voir suprà. p. 50, note lre); ils consistaient dans le prieuré de Saint-Pierre du Ham et dans la cure de Saint-Hormoleud de Gouberville. Les religieux de Saint-Pérc , préposés à l'administration de cette partie lointaine du domaine conventuel , eurent souvent â souffrir du voisinage des puissants et turbulents seigneurs de Reviers.
* En 1 770 , la mense abbatiale produisait 33,233 livres en argent , sans compter les redevances en nature. Le revenu conventuel était à la même époque de 22,551 livres, non compris les redevances. En 17tH), ce mémo revenu fut évalué à 23,307 livres en argent, 510 setiers de blé et 202 minots d'avoine; les charges, rentes constituées, pensions, oblats et décimes, se montaient à 10,208 livres.
» d'entrée et proche la grande porte \ » Le bailli, qui avait sous ses ordres un lieutenant et des tabellions, disposait, pour l'exécution de ses sentences, de prisons et de fourches pîitibulaires.
Les moines de Saint-Père avaient, aux processions générales, le pas sur les autres religieux de la ville; ils marchaient immédiatement après le clergé de la cathédrale, au côté droit, qui est celui de l'Eveque \ Cette distinction honorifique était justifiée par la puissance de cette célèbre abbaye et par la réputation de science et de vertu attachée de tout temps aux fils de saint Benoît.
Lorsque les officiers municipaux de Chartres firent la visite de Saint-Père , les 23 avril , 1 4 et 1 5 mai 1 790 , par ordre de l'Assemblée nationale, il ne restait plus au couvent que huit religieux présidés par D. Le Bas, prieur. Six religieux et le prieur se sécularisèrent; les deux autres, D. Bourdon de Launay et D. Sarraziu, déclarèrent persister dans leurs vœux monastiques.
2e Abbaye de Saint- Jean-cn- Vallée . ordre de Saint- Augustin ».
Nous n'avons aucun renseignement sur l'état matériel de la première abbaye de Saint-Jean, dont la construction re-
' privilèges accordas en 985 h l'abbaye de Saint-Père, par le roi Lother, à la sollicitation du comte Eudes , relativement au droit de justice et à la liberté du bourg de Saint-Père , furent toujours reconnus et respectes par les possesseurs du domaine de Chartres. On connaît un titre de la comtesse Adèle, veuve du comte Etienne-Henri (vers 1 10.'}), qui condamna son prévôt Chotard à restituer aux religieux une amende de 20 sous pour sang versé , effusi sanauinis , perçue indûment dans In détroit du bourg de Saint-Père. (Copie d'un titre ne Suint-Père , coll. Lejoune.)
1 Cartul. Saint-Père, prolégomènes de M. Guérard , n° 261. I>es religieux de Saint-Père possédaient autrefois , dans l'église de Chartres , six prélw-ndes , sur les douze qui leur avaient été données vers 95-1 par Hagenfroy. En 1508, ils échangèrent ces bénéfices contre la terre de Giroudet et la remise de 25 livres auxquelles le Chapitre avait droit, pour les repas des dignités, lors des processions annuelles faites au monastère. (Accord passé en Parlement, le 11 juillet 1508, approuvé par les vicaires-généraux d'Erard de la Marr.K , évéque de Chartres et de Liège , le 15 août 1509. - itwent. du Chap., folio 234; Arch. dép.)
* L'ordre de Saint-Augustin affectionnait la résidence de Chartres , où il avait deux maisons. En 1395, une compagnie d'Augustins déchaussés tenta de s'établir près du pont de Saint-Harthélemy, hors la porte Guillaume, mais lEvéque et lr
monte au commencement du XIe siècle \ Elle était située à l'extérieur îles murs de Chartres, du côté septentrional, dans le lieu connu encore aujourd'hui sous le nom de clos de Saint- Jean-en-Vallée. Depuis la porte Drouaisc jusque près du rondpoint de la promenade actuelle des Charbonniers, les murs du couvent longeaient ceux de la ville, le fossé entre deux'. On prétend que le clos de Saint-Jean renfermait des vestiges d'un ancien château habité par la comtesse Adèle, veuve du comte Etienne-Henri s. La porte du monastère qui regardait la ville, s'appelait porte de Vallée, porte Saint -Jean-de-Vallée, porte de picvre-de-Yallée \
Un incendie ayant dévoré l'abbaye de Saint-Jean en 1215, elle fut reconstruite immédiatement sur un plan grandiose; on remarquait parmi les bâtiments, celui destiné à l'hôpital des pauvres et à l'infirmerie des moines \ 11 y eut, sans doute, de nombreux changements depuis cette époque jusqu'au XVIe siècle ; tout ce que nous savons, c'est qu'en 1 555, deux jours avant la Saint-Jean, les grandes eaux firent irruption dans le monastère, et que, le 12 octobre suivant, le vent abattit le clocher, qui tomba dans l'église tout d'une pièce, sans se démolir \
Chapitre liront partir ces nouveaux venus qui ne leur avaient pas demandé permission. (Histoire de Sourhct . p. 15, recto; mss. de la Bibl. — Livre des privilèges du Chapitre, folio 5, recto; ib.)
1 Voir supra, p. 58.
* La ville et le couvent de Saint-Jean se disputèrent longtemps la propriété, de l'herbe et des broussailles qui croissaient dans le fossé. En 1225, l official du Chapitre donna gain de cause au couvent contre le prévôt de Chartres, et sa sentence fut confirmée jutr l'ofticial de Sens, métropolitain, en mars 1218. (Titres de Saint-Jean . invent., n° 1,108, Arch. dép.) Cependant, il résulte d'une délibération des échevins, du 28 janvier 1408, cjue la ville s'opposait, comme propriétaire, à l'enlèvement, par le» chanoines de Saint-Jean , des pierres et cailloux qui se trouvaient dans le tond du fossé, vis-à-vis le monastère.
> Rouillard, Parlhènie, deuxième partie, p. 177, verso.
* Cari Saint-Père, vol. 1", p. 24. — Titres de Saint-Jean, invent., n« 1,116 et passim; Arch. dép.
» .... Quasdam domos, eu m virgulto, silas juxta domum eletnosynariam Sancii Johannis in Valieia Carnot. (Acte de janvier 1282; Titres de Saint-Jean, invent., n° 758; Arch. dép.)
* Journal de Jean Bouvard, sergent royal à Chartres. Mss. communiqué par feu M. Marchand père.
Le couvent de Saint-Jean ayant été brûlé par les Huguenots en 1568, les religieux durent chercher un autre asile. Ils se réfugièrent d'abord dans leur prieuré de Sainte-Foy, mais l'exiguité du local et l'impossibilité de l'agrandir, les déterminèrent à se rendre dans le prieuré de Saint-Etienne , au cloître. Ils y joignirent une maison que le Chapitre leur vendit et firent élever de vastes bâtiments sur l'emplacement de l'ancienne maison du prieur. En attendant qu'ils possédassent une église digne de la communauté, les religieux continuèrent leur office dans la petite église paroissiale de la Madeleine, située dans l'enceinte de leur ancien couvent, et qui, malgré son voisinage, avait échappé aux fureurs des Huguenots. Après leur installation définitive à Saint-Etienne, la Ville ayant donné l'ordre de démolir l'église de la Madeleine, ses paroissiens furent réunis à ceux de Sainte-Foy, et il ne resta plus dans le clos de Saint-Jean que la maison de l'hôpital ou aumône paroissial.
Les bâtiments conventuels de Saint-Jean (ancien prieuré de Saint-Etienne), occupés aujourd'hui par les dames de la Providence, datent de 1640. L'église du Prieuré, entièrement reconstruite en 1686 , fut consacrée par M* Godet des Marais, le 23 août 1697; elle a été détruite pendant la Révolution.
Nous avons dit que, vers 1099, l'évèque Yves introduisit à Saint-Jean des chanoines réguliers 1 dont Pierre de Mincy opéra la réforme en 1262. L'ordonnance de ce dernier prélat peut donner une idée de l'administration intérieure d'un couvent d'Augustins au XIIIe siècle. Par ce règlement, défense est faite à tout chanoine d'avoir plus de trois chemises, trois paires de chausses, trois braies, trois pelisses et trois surplis; les aumusses doivent être en peau d'agneau , de renard ou deebat, et les robes, en étoffe de laine blanche, noire ou grise, soit dans l'abbaye, soit dans les prieurés. Il est prescrit
1 Voir suprà, p. 87.
de tenir la tonsure très-ample et de laisser une couronne de cheveux, coupés assez ras pour ne jamais couvrir les oreilles. Quant aux dispositions pénales , en voici les principales : Pour être sorti du dortoir avant le signal du prieur, privation de vin pendant un jour; même punition pour n'être pas monté au dortoir au signal donné; pour avoir rompu le silence aux heures et lieux où il est de rigueur, la discipline en plein chapitre; pour être sorti du cloître sans permission, privation devin pendant un jour et discipline en plein chapitre; pour avoir franchi la dernière clôture , sans permission , le cachot; pour avoir mangé de la viande aux jours défendus par la règle, privation devin pendant autant de jours que le péché a été commis de fois; pour le péché d'incontinence de la chair, séquestration en charte privée; pour vol, même punition; pour révolte et désobéissance continue à la règle de saint Augustin, séparation à tout jamais du reste de la communauté et réclusion éternelle dans un cachot étroit , comme il est de coutume dans les autres maisons religieuses. Pierre de Mincy termine par la défense absolue d'admettre des femmes dans l'intérieur du monastère, même sous le prétexte de pratiquer des saignées ou de soigner les infirmes, et de les autoriser à stationner ou à manger dans la maison du portier \
En 1628, l'évêque Léonor d'Estampes de Valaneay fit opérer une autre réforme à Saint-Jean , par les soins de plusieurs religieux génovéfains \
Les chanoines de Saint-Jean jouissaient du privilège d'hériter de leurs parents, faveur accordée par des bulles d'A-
1 Voir suprà, p. 1U, note 4.
* Cette réforme ne se fit pas sans difficulté. L'Evoque appela secrètement près de lui, en mars 1G28, le R. P. Baudouin, prieur de l'abbaye de Saint-Vincent de >Senlis , lui adjoignit deux religieux de Saint-Cheron , se rendit avec eux au couvent de Saint-Jean , déposa le prieur, nomma le Père Baudouin à sa place , donna les clés à Fr. Anne d'Agnicourt, religieux de Saint-Clieroii , et la garde de la sacristie à Fr. Louis Mercier , du mémo couvent , et ne se retira qu'après que les chanoines eurent promis soumission. Pendant ce temps, les suisses de l'Evéaue tenaient la porte d'entrée hermétiquement fermée. (Hist de l'abbaye de Stiint-ëheron , p M, verso; mss. de la Rihl.)
lexandrclV (1254) et de Grégoire X(1271); ils excipaient d'uue bulle d'Innocent IV (1245) pour ne se soumettre qu'à l'excommunication papale nous avons vu qu'au XIIIe siècle le détroit de leur justice haute et basse comprenait plusieurs quartiers de la ville et de la banlieue *; leur abbé prenait le titre de premier chanoine-né de Notre-Dame et il précédait le Chapitre en cette qualité dans toutes les cérémonies *. Ces droits et privilèges, joints au souvenir de l'ancienne splendeur de l'abbaye, avaient donné aux chanoines de Saint-Jean un rang distingué parmi les religieux réguliers de Chartres.
Le couvent de Saint-Jean possédait aux XV et XVIe siècles le collège de Bourgogne à Paris et entretenait six boursiers au collège do Navarre *. Sa censive était fort étendue 8; il avait de toute ancienneté deux fours banaux, l'un à Saint- Maurice et l'autre dans la rue Porte-Neuve, près de l'hôtel de la Levrière; le domaine du Paradis, voisin de Beaurepaire, à la Barre-des-Prés, lui appartenait également \ Parmi ses plus beaux et ses plus riches prieurés , il faut citer ceux de Saint- Nicolas de Courville, Theuvy, Garnay et du Tremblay.
Les familles considérables du pays chartrain donnèrent de bonne heure aux chanoines des marques de ieur pieuse libéralité; les Vidâmes, sans doute en mémoire d'Etienne, fils de la vidamessc Hélisende, abbé de Saint-Jean, puis patriarche de Jérusalem en H 20, les Chollet, les Vieuxpont de Courville, les sires d'Ouarville, entre tous autres, comblèrent
' Titres de Saint-Jean, invent., n° 1,230; Arch. dép.
* Voir suprà, p. 117.
» Voir suprà. p. 87 et Sablon, Hist. de l'église de Chartres, p. 90.
* Baux de 1410, 1511, 1563. Saint-Jean louait le collège de Bourgogne 70 livres tournois par an. (Titres de Saint-Jean, invent., nM 037 à 643; Arch. dép.)
■ Le locataire de l'auberge de la ville de Dreux ou des Trois-Rois , ancien four Saint-Jean, au faubourg Saint-Maurice, «Hait tenu, le 22 septembre de chaque année, de fournir aux religieux de Saint-Jean une table et un tapis, pour recevoir les cens dus à cette époque au monastère. (Histoire de Saint-Maunre , parSavart; notes de l'abbé Brillon.)
« Pour les fours banaux et le Paradis, voir Invent, des titres de Saint-Jean. n" 763 , 765 et 1 ,034.