‹ Histoire de ChartresChapitre 29 sur 79 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

servé son terrain du faubourg des Epars et une petite chapelle en marqua la place jusque l'époque de la Révolution \

En 1766, on comptait encore dans la maison dix religieux profès, huit étudiants et deux frères lais; le revenu, y compris les quêtes, s'élevait à 4,000 livres environ \ Mais, lors de la visite des officiers municipaux de Chartres , le 23 avril 1790, il ne restait plus au couvent que six religieux qui vivaient avec 2,250 livres environ, en rentes et aumônes \

Le collège communal occupe aujourd'hui l'ancien couvent des Cordeliers.

7* Frères Prêcheurs, dits Jacobins, ordre de Saint-Dominique.

Comme nous l'avons dit plus haut * , les frères Prêcheurs ou Jacobins n'entrèrent à Chartres qu'en 1231, mais l'édification des bâtiments réguliers commença vers 1221 et fut poursuivie jusqu'à parfait achèvement, quoique avec lenteur, grâce aux libéralités du doyen Hugues de la Ferté, de l'évêque Gauthier et des religieux de Saint-Jean-en-Vallée. La première messe conventuelle fut célébrée , le dimanche de l'octave de la Fête-Dieu 1231, dans une vieille chapelle concédée aux nouveaux venus par les Templiers, leurs voisins.

L'église du couvent, grande et d'un beau style, reçut des embellissements vers le commencement du XVIIe siècle . Elle était parfaitement desservie , et l'éloquence traditionnelle des Frères attirait chaque année la foule des fidèles aux prédica-

1 Déclaration par les religieux , pour se conformer à l'&lit du Roi sur les mainmortes et nouveaux acquêts, qu'ils possèdent au faubourg des Epars une petite chapelle à l'endroit où anciennement estait leur couvent , et quatre petites maisons attenant. (Acte de Libour du 17 novembre 1653.) Ces biens leur appartenaient encore en 1766.

* Mémoire à consulter pour les religieux Cordeliers. 1766. (Areh. dep.; Titres des Cordeliers.)

» lb.

* Voir suprà. p. 135 et 143.

lions de PAvent et du Carême. C'était aussi la basilique la plus riche en sépultures d'hommes illustres; on y voyait les tombeaux des comtes Thibault VI (1218) 1 et Jean deChàtillon ( 1 279) , ceux des évêques Gauthier ( 1 234) , Hugues de la Ferté ( 1 236), Albéric-le-Cornu ( 1 244), Henri de Grez (1 246), Mathieu (1259), Pierre de Mincy (1275) % Guérin d'Arcy (1376) et Miles milliers (1493) \ Suivant plusieurs privilèges des papes, l'église et le cimetière des Jacobins étaient lieux de franchise; les religieux eurent au XIVe siècle une grave contestation à ce sujet avec la justice séculière, et leur droit fut maintenu par arrêt du Parlement \

L'enclos de la maison , accru par des aumônes successives , comprenait dans son enceinte , à la fin du XVe siècle , l'ancien édifice appelé la Grange-le-Comte s , quelques-uns des hôtels de Citeaux et la plus grande partie des terrains avoisinant les murs de la ville, depuis la poterne de Saint-Jean-en-Vallée jusqu'à la porte Drouaise; le chemin de ronde côtoyait le jardin du couvent. Pendant les guerres des XIV* et XV siècles, le mouvement continuel des soldats de la garnison fit maintenir à tout venant l'accès libre des remparts ; lorsque les temps devinrent plus calmes , les rôdeurs et les femmes de mauvaise vie remplacèrent les hommes d'armes et fixèrent de préférence leur domicile nocturne dans le chemin de ronde contigu aux possessions des Frères. Ce voisinage déplut à juste titre à la communauté, qui obtint du corps de ville, en 1531 , la permission de clore chaque bout du rempart d'un mur percé

1 Le mausolée de ce prince, construit plusieurs années après sa mort, était de marbre blanc; sa statue, qui le représentait en guerrier couvert de la cotte de mailles , reposait sur un sarcophage soutenu par des personnages en pleurs.

* Nécrol. de Notre-Dame, 2 des kalendes d'avril 1275; Bibl. communale.

* Miles d'Illicrs , inhumé d'abord dans la chapelle de l'évéché, ne fut transporté aux Jacobins qu'en 1519.

* Arrêt du 21 mai 1376; Titres des Jacobins. Je parlerai plus bas des faits qui donnèrent lieu à cet arrêt remarquable.

8 La Grange-lc-Comtc avait été donnée aux Jacobins par le comte Jean de Châtillon, au mois d'août 1258.

d'une porte Les sièges de 1568 et de 1591 ayant amené la démolition momentanée de cette clôture, le rempart redevint, pendant la nuit, le repaire de la bohème chartraine et servit, pendant le jour, de vaine-pàture aux chevaux et bestiaux des gens du quartier; en 1627, les Jacobins firent entendre de nouvelles plaintes aux échevins et les huis furent rétablis, en 1630, par ordre du prévôt Couard \ Dès lors, le chemin de ronde fut incorporé dans le jardin des religieux, auxquels on loua la tourelle de la Prêcher ie, située en face de l'infirmerie du couvent. En 1735, Messieurs de la ville les autorisèrent à établir une galerie suspendue de l'infirmerie à la tourelle, et, en 1738, ils purent faire raser cette tourelle jusqu'à la hauteur de la muraille \

En 1631, les Carmélites nouvellement établies au bout de la rue des Vasseleurs ( rue des Lices) et, en retour, sur la rue qui prit de leur maison le nom de Sainte-Thérèse , voulurent s'emparer de cette dernière voie publique, dont une partie était bordée par le jardin des Chevaliers de Malte et par une vaste maison canoniale. Mais les Jacobins s'opposèrent de toutes leurs forces à l'entreprise des religieuses, par le motif que cette rue était la seule qui fût viable par charrois, du côté des marchés de la haute ville , pour l'approche des provisions du couvent; que les processions du Chapitre et des paroisses de Saint-André et de Saint-Maurice la prenaient toujours à cause de sa largeur, et que sa suppression détournerait les fidèles des quartiers supérieurs de la fréquentation de leur église. Ils firent d'ailleurs observer, ce qui avait bien son importance, que, possesseurs de vingt-cinq toises de murs et de plusieurs masures en cette rue, ils éprouveraient un préjudice matériel à l'exécution du projet des Carmélites.

1 Reg. des Echevins; Délibérations des 6 juin 1531 et l«r juin 1557.

* Reg. des Echevins; Délibération du 13 juillet 1627, et Ordonnance du prévôt du 3 octobre 1630; Titres des Jacobins.

> lh.; Délibérations des 20 novembre 1735 et 19 février 1738.

Cette défense fut goûtée par le corps de ville , et la rue Sainte- Thérèse échappa à la destruction \

Quoique bien vus par les grands seigneurs , les Jacobins de Chartres ne furent jamais riches. Le 14 avril 1671 , lorsque les échevins dressèrent, à la requête de M. l'avocat général de Harlay, suivant ordre du Roi et arrêt du Parlement, l'état des biens possédés par ces religieux, on constata qu'ils avaient, en revenu foncier, rentes et fondations, 1,500 livres, deux muids de blé et 90 livres environ de quête , 500 livres pour les prédications de P Avent et du Carême , et 600 livres de casuel ; on en conclut que seize à dix-sept religieux pouvaient vivre honnêtement dans la maison. La communauté se composait alors de dix profès et six novices \

Les officiers municipaux constatèrent, en 1790, que les revenus s'élevaient à 2,200 livres, en rentes et fermages. 11 y avait encore à cette époque six frères profès , qui tous manifestèrent l'intention de persister dans leurs vœux de religion. L'un d'eux, le frère Adrien-Joseph Maès, docteur en Sorbonne et prédicateur distingué, avait été provincial de son ordre en France.

Le couvent des Jacobins a été détruit pendant la Révolution. Les bâtiments édifiés sur son emplacement sont occupés aujourd'hui par les sœurs hospitalières de Saint-Paul.

8e Béguines.

Les Béguines, religieuses non cloîtrées,, instituées à Liège, en 1173, par Lambert Beggh, s'établirent à Chartres, vers 1 280 , dans une maison tîe la rue de la Feutrerie , entre le pont Saint-Hilaire et le pont Taillehart.

' lb.; Délibération du 4 février 1631.

' Arch. dép.; THrtt des Jacobins.

Elles furent protégées d'une manière toute spéciale par la comtesse Jeanne , qui leur fit de larges aumônes après la mort de Pierre de France, son époux (1283), et qui ne les oublia pas dans son testament (1291) \ En 1304, une autre puissante dame du pays chartrain, Isabelle, veuve du chevalier Renaud de Boncigny, les gratifia, en mourant, d'une aumône de cinq sous \ C'est tout ce que nous savons des Béguines de • Chartres, dont l'ordre fut supprimé, en France, vers la fin du XIV siècle.

La rue qu'elles habitaient prit leur nom , qu'elle conserve encore aujourd'hui.

9° Filles-Dieu, ordre de Saint- Augustin.

On ne connait pas la date précise de la fondation , à Chartres, des sœurs converses, appelées par le peuple Filles-Dieu. Nous avons dit plus haut * qu'en 1232, le chevalier Adam de Gallardon vendit à cette congrégation, pour le prix de 50 livres chartraines, une place de maison située dans la petite rivière, près de Saint-André. Quelques années plus tard, Goslin de Lèves et Philippa, son épouse, donnèrent à ces pauvres filles converses un emplacement de leur censive , au lieu dit Reculet, qui prit le nom de faubourg des Filles-Dieu; leur fils, Thomas de Bruyères, seigneur de Lèves, approuva cette donation par acte du mois de mai 1239. Ce fut là que les Filles- Dieu bâtirent un couvent et une église sous l'invocation de saint Jean l'évangéliste \ Vers 1257, elles rachetèrent,

• Voir suprà , p. 151 et 153.

« Testament du mardi avant l'Ascensiou 1304; Titres des Cordeliers; Arch. dép.

* Voir suprà, p. 135, note 2.

4 Au mois de septembre 1257, Jean de Bruyères et sa femme Eustachie consentirent aux Filles-Dieu l'amortissement d'un jardin contigu au chevet de leur église et qui leur avait été donné par Vincent, curé de Saint-Prest. {Arch. départ.; Titres des Filles-Dieu.)

uioyenpant 100 livres chartraines, de Jean de Bruyères, seigneur de Lèves, et d'Eustachie, sa femme, 47 sous 10 deniers de surcens, que ces personnages tenaient en arrière-fief de l'Evêque, à cause du clos l'Evêque, et qui frappaient sur les bâtiments et pourpris de la communauté \

Parmi les libéralités qui rendirent la maison des Filles-Dieu florissante dans les temps anciens, il faut signaler celle de Gaçot d'Aunay, écuyer, qui leur donna, au mois de juillet 1271, quinze arpents de terre dans la paroisse d'Aunay-sous- Auneau *. Ces religieuses eurent aussi leur part des aumônes testamentaires des fidèles, et on les trouve portées pour 10 sous dans le testament de la dame Isabelle, veuve du chevalier Renaud de Boncigny (1304).

La règle de Saint-Augustin , modifiée par les évèques de Chartres, avait été appliquée à la congrégation des Filles- Dieu; mais, pendant le XV* siècle, certains abus, dont on accuse principalement les prieures Simone Chantault et Belotte de la Bretonnière, nécessitèrent l'intervention des prélats ; il fut même besoin d'un arrêt du Parlement pour rappeler les religieuses à l'ordre. Vers 1550, Pévêque Louis Guillard, reconnaissant l'insuffisance des efforts tentés par ses prédécesseurs , reconstitua la communauté sur des bases sévères et en fit une véritable maison régulière; il s'occupa en même temps d'accroître les biens des Filles-Dieu et de réparer leur couvent. Son ouvrage ne fut pas de longue durée; en 1568, les huguenots du prince de Condé brûlèrent l'édifice, qui ne fut reconstruit, en 1574, que pour retomber sous les coups des huguenots du roi de Navarre.

La dame Louise de Chambes de Montsoreau, pourvue du prieuré par Henri III, en 1589, et maintenue par Henri IV, remit, après le siège de 1591 , quelques parties des bâtiments

» Arch. dép.; Titres des Filles-Dirn.

1 Jean Barat, chevalier, Simon Barat. écuyer, etPcrin d'Aunay, écuyer, approuvèrent cette donation , comme seigneurs féodaux, l lb.)

en état. Le grand corps de logis qui existait avant la Révolution fut construit , au commencement du XVII* siècle , par la prieure Anne de Bouran. La maison des Filles-Dieu reprit alors son ancienne splendeur, nonobstant certains désordres passagers 1 , et les religieuses se livrèrent avec succès à l'éducation des jeunes filles appartenant aux familles distinguées de la province.

Le procès-verbal rédigé le 22 juin 1 790 par les officiers municipaux de Chartres, constate qu'il se trouvait aux Filles- Dieu vingt-et-une dames de chœur, six converses, neuf pensionnaires religieuses 1 et vingt-et-une pensionnaires séculières. La prieure était madame Cyre-Françoise de Goussancourt. Les revenus du couvent consistaient en 3,820 livres en argent, et 285 sacs de blé, indépendamment du prix payé par les pensionnaires.

Il ne reste plus aujourd'hui aucun vestige de la maison de Saint-Jean des Filles-Dieu.

10° Abbaye de l'Eau, ordre de Citeaux.

L'abbaye des dames de l'Eau , ordre de Citeaux , fondée en 1 225 par le comte Jean d'Oisy et sa femme Isabelle , dans un site riant des bords de l'Eure, au lieu dit Panthoison ou l'Eau, paroisse de Saint-Victur de Ver et censive des religieux de Saint-Père, fut, dès les premiers temps de son existence, dot,ée à l'envi par les puissants seigneurs du pays chartrain s. L'enceinte de ce nouveau couvent étant devenue trop res-

' Au mois d'octobre 1G63, la prieure Diane-Angélique de la Motte-Vilbert d'Apremont fut condamnée, par sentence du bailliage, après enquête de l'oflicial , à la peine de la réclusion perpétuelle, pour ses nombreux départements. Il avait été constaté, par des matrones sages-femmes que cette prieure était herma^trodite .

* Au nombre des pensionnaires religieuses était la dame Geneviève-Gabriellc de Gyvès , bernardine de la maison de ('ourville supprimée , issue d'une famille fort ancienne du Pays chartrain et de l'Orléanais.

» Voir suprà, p. 132

treinte en 1229, ses augustes fondateurs prirent soin de l'étendre en achetant de Nicolas, fds de Guy, ancien maire et homme-lige de Saint-Père, des terres et maisons dépendant du fief de Panthoison \

Quelques années plus tard , les religieuses de l'Eau possédaient une censive à Chartres, dans la paroisse de Saint-Martin-le-Viandier (1247) *, des étaux à la boucherie de Bourg, pour l'usage de l'infirmerie (1257) s, et une grande place à bâtir dans la rue du Marché-au-Merrain (1262) \

Le comte Jean de Châtillon, héritier des bonnes dispositions de ses prédécesseurs, constitua aux roumains, en 1256, une rente de 10 sous par semaine, payable par son argentier sur le domaine de Chartres \ Ces libéralités enrichirent le couvent, qui prospéra jusqu'à l'époque désastreuse des guerres avec les Anglais.

De même que les autres établissements religieux de la banlieue chartraine, l'Eau avait dans la ville une Salle ou maison de refuge; elle était située près de Saint-André, en face du pont de Ponceaux ( pont des Minimes ) , au coin de la Corroierie et de la rue d'Kscoussoupe *. En 1357, à l'approche des ennemis, les religieuses s'y réfugièrent; elles y stationnèrent plusieurs années et ajoutèrent aux bâtiments une chapelle spacieuse surmontée d'un clocher. Cette construction , qui avait été faite sans la permission du Chapitre, ne fut pas vue de bon œil ; le sénat de Notre-Dame excipa de ses privilèges , et après une longue procédure il obligea, en 1361 , les dames

» Cart. Saint-Père, vol. 2, p. G86. — Gallia christ., t. 8, inst., coll. 361. Panthoison était un des plus anciens fiefs do. Saint-Père; vers 1130, il devait au couvent un cheval de service. (Cart. Saint-Père, vol. 2, p. 38i.)

• Donation par Guillaume Gode, cVuyer, juin 1247. (Arch. dép.; Titres de l'Eau; cartul. du notaire Fraslon, 1G72.)

3 Donation par Amclinc de Barro, avril 1257. (1b.)

* Donation par Agnès, dite la Marchande du marché au merram. (Ib.)

* Acte fait o Chastiaudun , le samedi prochain après la Saint-André l'apôtre, l an de l'Incarnation m ce Ivj, ou mois de décembre. (Ib.)

• Voir Topographie chartraine , n° 4 des Appendices, fin de ce volume

de l'Eau à jeter bas le clocher, à payer une amende et à demander humblement la faveur de conserver à Chartres un simple oratoire \

La communauté , de retour à l'Eau , se vit contrainte par pénurie de refaire une abbaye avec les ruines de l'ancienne. Cependant, en 1377, le comte de Blois prescrivit à son argentier de payer les rentes anciennement octroyées aux religieuses et supprimées pendant les guerres * ; peu à peu l'aisance revint dans le couvent, et vers 1530, des bâtiments entièrement neufs furent édifiés.

Mais de nouveaux malheurs fondirent sur le monastère. En 1568, les Huguenots le réduisirent en cendres et les religieuses se retirèrent encore à Chartres , attendant des jours meilleurs Lorsque la reconnaissance générale de l'autorité d'Henri IV eut rendu le calme à la France, l'abbaye de l'Eau sortit de ses ruines; la communauté obtint quelques indemnités de ses pertes, et la vente qu'elle fit de sa maison de ville aux religieux minimes, en 1618, lui procura des ressources suffisantes pour achever les constructions. Depuis cette époque jusqu'à la suppression des établissements religieux, l'Eau n'eut plus à souffrir de la mauvaise fortune.

Le 23 juin 1790, les officiers municipaux de Ver trouvè-

» Procuration, en date du 13 janvier 1361 , donnée par l'abbesse et le couvent de l'Eau, à un mandataire, pour exécuter la décision du Chapitre (Arch. dép.; Titres de l'Eau et Livre des Privilèges du Chapitre, folio 5, recto.)

» Mandement du 10 avril 1377, adressé par le Comte à son receveur du Dunois . par lequel il explique que ses revenues de Dunois ayant été moult amenuies jpar les guerres , les assignez et aumonés n'ont pu être payés par plusieurs années passées des rentes qu'ils avoient sur lesdites revenues, mais qu'il entend qu'à partir de ce jour les nonnains de l'Eau reçoivent leurs renies , d'autant qu'elles lui font remise des arrérages. Ce mandement, daté du chastel de Blois, en son conseil, en quel estoient mons. de Beaumont , mon*, de Donstenoie, mons. de Senseli. M** Regnault Pinart et Godescalle de Brade. (Arch. dép.*, Titres de l'Eau.)

1 Presque tous les originaux des titres du couvent périrent lors de l'incendie de 1568, ce qui fit que les religieuses, dans l'impossibilité d'en justifier aux officiers royaux , demandèrent et obtinrent des patentes de dispense , en date des 1 3 juin 1580 et 30 août 1649. En 1672, on réunit toutes les copies que l'on put se procurer, et le notaire Fraslon forma le Cartulaire qui existe encore aujourd'hui dans les archives du département.

rent au cloître dix-neuf dames de chœur et dix sœurs converses. Les revenus de la maison se composaient alors de 2,300 livres en argent, 45 muids de blé, 180 minots d'avoine et 12 muids de vin \

1 J'aurais désiré ajouter , à cette revue des établissements religieux de Chartres , quelques détails sur la maison et la chapelle des moines de Thiron , rue du Bois- Merrain; je n'ai rien trouvé à cet égard qui fût digne d'être rapporté. I>ouée par ces religieux, puis aliénée, la maison de Thiron devint, vers le XVI- siècle, l'hôtel du Court-Bâton, nom sous lequel on la désigne encore aujourd'hui.

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