‹ Histoire de Chevaliers romains considerée dans ses rapports avec les différentes constitutions de Rome depuis le temps des rois jusqu ́au temps des GrecquesChapitre 23 sur 45 · L. Status I'athoclis II D. Novidb Paisct's · texte numérisé non relu

L. Status I'athoclis II D. Novidb Paisct's

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ment ; ce sont ceux des curateurs des cinq classes de la demi-tribu. Trois sont sur une autre face; ce sont ceux des curateurs des trois sous-classes dont la seconde a pour curateur un affranchi.

La seconde inscription donne les noms de huit magistrats de la même demi-tribu, Suburana juniorum, accompagnés du signe 7 qui représente le cep de vigne, symbole du pouvoir du centurion romain. Ce sont les noms des huit curateurs ou centurions civils d'une autre année.

Ainsi, les œrarii étaient des citoyens rangés en dehors des cinq classes de l'assemblée centuriate. Lorsque le cens de la cinquième classe était au moins de 12.500 as d'une livre de cuivre, ils formaient une seule 1 sous-classe, dont le cens était inférieur à cette somme. Mais, au temps de la seconde guerre punique, lorsque le cens de la cinquième classe se trouva décuplé comme toutes les valeurs nominales, et porté à 125,000 as de deux onces, les œrarii étaient déjà répartis dans trois sous-classes (infra classem), dont le cens était de 50,000, de 75,000 et de 100,000 as. Le chevalier equo publico qui, dans la revue quinquennale, était privé du cheval donné par l'État, et mis au nombre des œrarii ou cœrites*, n'était pas pour cela privé du droit de suffrage. Un censeur qui eût ôté à un

l Vcrrius Flaccus faisait remonter à Scrvius Tullius la subdivision de la sixième classe qu'il appelait quintana classis parce qu'elle était divisée en cinq sous-classes, trois composées d'œrar«ou eu rites, une de prolétaires et une de capite censi. Fcslus, s. v. Quintana c [assis : ■ Quintanam classem ait Verritu dictam quod in ca Scrvius Tullius » rex, dislributa capite censorum multilu Une, quinque fecil cutn ea$ • ordinavit. » A l'origine, les hommes de la sixième classe étaient confondus en une seule ceniurie. Titc-Live,!, 43. (Voir nos tableaux de la constitution romaine.) — » Asconius (In divinatione, III, s- v. Eliam censorium nomen) assimile les œrarii aux cceritet. Comparer Horace, EpUt. I, 6, 62, Catrite cera digni.

citoyen la faculté de voter dans Tune des trente-cinq tribus, eût commis un attentat contre la liberté et une usurpation sur le peuple romain, seul investi du pouvoir d'exclure un citoyen de la cite.

Le chevalier devenu œrarius était seulement privé des droits qu'on exerçait dans l'assemblée centuriate 1 . Il était inscrit dans l'une des trois sous-classes d'une tribu, et dans, l'assemblée des tribus il conservait son suffrage. Mais, pour annuler en fait ce droit politique qu'en principe il ne pouvait détruire, le censeur inscrivait souvent celui dont il faisait un ararins dans Tune des dix-sept dernières tribus, qui étaient moins souvent appelées à voter, parce que la majorité pouvait être formée avant que leur tour fût venu"'.

On comprend par là le sens politique de cette double punition si souvent infligée aux chevaliers par les censeurs! « œrarios fecerunt, iribuque moverttnt*. > Parla première de ces mesures, ils les excluaient des cinq classes de l'assemblée centuriate; par la seconde, ils réduisaient à une sorte de faculté abstraite leur droit de voler dans l'assemblée des tribus, qui était inséparable de la qualité de citoyen 4 .

Les chevaliers equo publico des dix-huit centuries figuraient à la féte du 15 juillet, rangés dans les mêmes cadres et sous les mêmes noms. Ils étaient

i C'est dans ce sens restreint qu'il faut prendre ce qu'Aulu-Gelle nous dit des cœrites, qui étaient privés du droit de suffrage [XVI, 13, n° 7). Comparer Tite-Live, XLV, 15. — 2 La ttibu Suburane, dans l'ordre des tribus, était la première de celles de la ville; la Romilia, la premièro des tribus rustiques; i'Arnicnsis, la dernièro de toute» {Cicéron, De lege agraria, II. 29). — 3 Tite-Live, XLH, 10. — * Asconius est du même avis que Tite I.ivc (Ch. Vlll : In provmio accusa* lionis in Vcrrem, s. v. Q. Terre m Romilia] ; il (! il : « Tri f nu enim ur- » banœ rusticeeque omnet triginta quinque numeranlur: ex quibus » aliquam necesse est, cujusque ordinis fucrit, civis Romanus obiineat.*

exposés, dans )a revue quinquennale, aux mêmes sévérités de la part des censeurs. Ces deux cérémonies effaçaient peu à peu les différences qui séparaient à l'origine les six premières des douze dernières centuries équestres.

§ II. — Histoire militaire particulière aux six centuries sénatoriales tquo publico, dk 400 a 123 av. J -C. Différences qui distinguaient

ENCORE LES SIX CENTURIES DE* DOIZB DERNIÈRES CENTURIES ÉQUESTRES, AU SIECLE DES GUERRES PUNIQUES.

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