L'ANNEAU D'OR
Malgré la tendance des dix-huit centuries à se rapprocher sous une loi commune dans la revue quinquennale, et à se confondre dan» les six turmœ de la fête des ides de juillet, les six centuries sénatoriales étaient encore très-distinctes des douze autres, de 400 à 123 av. J.-G.
La corrélation 1 qui existait dès l'origine entre le Sénat des trois cents, les trente curies, et les six centuries des Rhamnes, des Tities et des Lueeres, se maintint plus longtemps que les privilèges des patriciens. Lorsque la loi de Licinius Stolon, 366 av. J.-C, eut rendu le consulat accessible aux plébéiens , et que la loi Ovinia v eut déterminé Tordrè dans lequel les anciens magistrats seraient inscrits sur la liste des sénateurs, les plébéiens anoblis par les magistratures curules 3 , prirent peu à peu dans les cadres immobiles de la constitution une
l Voir liv. 1 er , chap. II, $î et 3. — 9 Fcstus, s. v. Prateriti. — a Tite-Live, X, 6, 7 et 8. An 300 av. J.-C. . Capita plebU cotuulares
. triumphalesque plebeios Jam ne nobilUatit quidem suw plebeios
» pasnilere. » La noblesse se comptait par les images (Tite-Live, I, 34). ■ Ancum nobilem una imagine Numœ; » et la première magistrature curule, l'édilité, donnait à l'édile le droit de transmettre son image à sa postenté ( Verrines, act. II, liv. V, ch. XIV).