‹ Histoire de Chevaliers romains considerée dans ses rapports avec les différentes constitutions de Rome depuis le temps des rois jusqu ́au temps des GrecquesChapitre 6 sur 45 · HIST01KK · texte numérisé non relu

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profondément versés dans la connaissance des antiquités romaines. On doit convenir que sans le secours' des observations critiques accumulées par la patience de MM. Schwegler, Mommscn, Bœckh, Peter, Zumpfl, Huschke, Becker, Drumann, Marquardt, Rein, Rubino, et de tant d'autres moins célèbres, dont le savoir se cache dans les rangs les plus modestes du professorat au sein des universités ou des lycées de l'Allemagne, il est impossible d'aspirer à aucun progrès dans l'étude de l'histoire de Rome. Un des plus nobles hommages qui aient été rendus à la science allemande, c'est la nécessité reconnue par l'auteur de Y Histoire de Jules César d'emprunter à l'ouvrage de M. Mommsen quelques-uns de ses résultats.

Mais quelle que soit l'autorité de l'érudition allemande, elle n'est pas infaillible. Elle peut inspirer le respect sans produire aucune illusion. Nous avons essayé de profiter à la fois de ses découvertes et de ses erreurs. Nous avons cherché a démêler, parmi tant de travaux, les faits bien établis, des hypothèses inutiles ; et cette recherche nous a conduit à douter que les historiens de Rome se soient, après Niebuhr, approchés plus que lui de la vérité.

Depuis Niebuhr, il ne s'est produit aucun système nouveau qui explique l'ensemble de l'histoire et de la constitution romaines. Ce grand génie critique avait ouvert une voie aujourd'hui délaissée même des Allemands, et sa pensée est comme un héritage abandonné qu'il est bien permis à la France de recueillir, si elle trouve un homme qui ait à la fois le courage et le loisir de l'entreprendre. Notre principal but dans ce travail n'est pas de tenter une entreprise si difficile, mais seulement de démontrer que l'histoire de

Rome peut et doit être refaite d'après les principes de Niebubr.

Quand pn lit les travaux des bistoriens allemands de Rome qui sont venus après lui, en admirant la variété de leurs connaissances, on ne peut s'empêcber de remarquer l'inconsistance de leurs idées, et souvent même, le défaut de logique et d'enchaînement qui se trahit dans les différentes parties d'un seul ouvrage. S'agit-il de fixer le sens du mol quiriles ou curites. qui désignait les citoyens des trente curies de Rome? Sur la foi d'une étymologie plus que suspecte, on le traduit par lanciers ou porte-lances, et en même temps l'on reconnaît que les quirites de la cinquième classe ne portaient pas de lances et que ceux de la sixième n'avaient aucune sorte d'arme; ou bien, en rejetant avec raison la fable de l'enlèvement des Sabines de Cures, on admet pourtant l'immigration des Sabins à Rome, et l'on suppose que les Romains auraient, on ne sait pourquoi, pris l'ancien nom des nouveaux venus, et que les habitants de Rome se seraient eutcndus pour s'appeler tous habitants de Cures. Sur la grandeur de la ville de Servius et de Tarquin el sur le nombre de ses citoyens, on rencontre les mêmes contradictions. Tantôt elle nous est décrite comme une riclre et puissante cité de commerce et de banque où les rois auraient élevé de grandioses constructions, où la vie urbaine aurait pris de bonne heure un développement considérable. Rome est la capitale et le marché de la confédération des villes latines et volsques. Elle répand ses citoyens en dehors de son territoire propre jusqu'aux colonies de Sujnia et de Circcii à huit et quatorze lieues de ses murs. Tantôt elle n'est plus que le centre d'un petit district d'onze lieues car-

rées; ses patriciens, comme le bon Laërte, vivent la plupart du temps à la campagne, et ses rois les plus puissants ne peuvent mettre sur pied que seize mille hommes au plus, en épuisant tous les contingents de la ville et du territoire. Ce dernier chiffre qui est celui de M. Mommsen. a le désavantage d'être en contradiction, non-seulement avec celui du. cens de Servius qui porte quatre-vingt mille citoyens, mais avec tous ceux des dénombrements du premier siècle de la République où l'on trouve de cent vingt à cent cinquante mille Romains en état de porter les armes, et avec tous les dénombrements ultérieurs qui nous montrent l'extension lente et progressive du nom et de la population de Rome.

On ne peut disconvenir que le palriciat romain ne fut dès l'origine une aristocratie d'usuriers prêtant à fort gros intérêts sa monnaie ou ses lingots de cuivre. Le capital métallique existait donc à Rome à côté de la richesse foncière. Il y avait même dans la langue romaine un vieux mot raudus ou rudus, pour désigner le cuivre en barres dont il était tenu compte dans les estimations du cens. MM. Bœckh et Mommsen n'en admettent pas moins que la fortune immobilière était seule représentée dans ces estimations jusqu'à l'an 312 avant Jésus-Christ, et ils s'appuient pour le prouver sur deux passages, l'un de Tite-Live l'autre de Diodorc 3 , où il n'est nullement question de propriété mobilière ou immobilière, mais seulement de la répartition que fit le censeur Appius Claudius des affranchis et des pauvres dans toutes les tribus, jusqu'à ce qu'en 304 avant Jésus-Christ, un autre censeur,

iTiie-Livc IX, cli. 29 el 46. — 2 DiocJoro XX, 36, 1. IX, p. 87, éd. des Deux-Ponts.

DES CHKYALIKUS ROMAINS »

Fabius Maximos, les fit rentrer dans les quatre tribus urbaines. Sur cette base peu solide d'une prétendue distinction légale entre les propriétaires et les nonpropriétaires, M. Mommscn étaie tout un système compliqué, qui est fort loin d'éclaircir ou de simpliOcr l'histoire romaine.

Depuis Niebubr on s'était demandé si les patriciens faisaient partie de l'assemblée des tribus ou s'ils en étaient exclus. S'ils en faisaient partie, pourquoi refusèrent-ils jusqu'à la loi du dictateur Hortensius, en 286 avant Jésus-Christ, de se soumettre aux plébiscites? Celui (jui prend pari à un vote ne s'engage-t-il . pas d'avance à en respecter le résultat? D'un autre coté, s'ils en étaient exclus, comment se fait-il que l'on trouve le dictateur de Tan 431 avant Jésus-Christ, Mamercus .Emilius, et plus tard le dictateur Camille, inscrits dans les tribus? et pourquoi les tribus rustiques portent-elles, dès l'origine, les noms des plus grandes familles patriciennes?

M. Mommsen a senti la force de ce dilemme, et pour y échapper il a imaginé deux sortes d'assemblées par tribus avant l'an 312 avant Jésus-Christ : ^l'assemblée où n'auraient été admis que les propriétaires du sol plébéiens et patriciens, et où Ton n'aurait point fait de plébiscites; 2° celle où la plèbe se réunissait seule sans les patriciens, et où l'on faisait les plébiscites ; M. Mommscn réserve à cette seconde assemblée le nom de concilium plcbis. Enfin, à partir de 312 avant Jésus-Christ, le censeur Appius Claudius aurait introduit dans la première de ces deux assemblées les citoyens non-propriétaires ; ce qui aurait formé une troisième sorle de réunion plus complète que les précédentes, appelée, non conseil de la plèbe (concilium

fi niSTOIRE

ptebis), mais peuple (populus), ou comices des Iribus fcomilia iributa).

De ces distinctions entre trois sortes d'assemblées par Iribus, on ne découvre pas la moindre trace dans les auteurs anciens. Titc-Live dans un seul passage l , appelle indifféremment une même assemblée des plébéiens populus, plebs, concio, concilium et comitia, et la première fois que cet historien nous parle des comices des tribus (comilia tributaj, c'est pour les identifier avec cette assemblée plébéienne (concilium). d'où il nous dit que les patriciens furent exclus (Tite- Live II, 60). Afin d'enrichir de quelques détails la révolution qu'il suppose entre 312 et 304 avant Jésus-Christ, M. Mommsen attribue au censeur de 304 , Fabius Maximus, une réforme qui appartient aux censeurs L. .Emilius et C. Flaminius, de l'an 220 avant Jésus-Christ 2 et par laquelle les affranchis ayant trente mille sesterces de propriétés rurales, furent inscrits dans les tribus rustiques. Sans parler de l'anachronisme de plus de quatre-vingts ans, que M. Mommsen introduit par là dans l'histoire, n'at-on pas le droit de s'étonner qu'un savant, qui a si bien établi que les Romains connurent seulement la monnaie de cuivre jusqu'à la guerre de Pyrrhus, ait pu croire que les censeurs de 304 avant Jésus-Christ, estimaient les propriétés en sesterces, c'est-à-dire en monnaie d'argent? :i La distinction entre les trois sortes d'assemblées par Iribus, fondée sur le principe d'une différence légale entre les propriétaires et les non-propriétaires \ rentre donc dans le vaste do-

i Tiln-Livc III, fii cl (i.'i — ?Tite-Livo XI.V, l >. Cnmp. épit. XX. — Comparer dans I Histoire Humaine de M. Mommsen, l. II. les pages 80 cl 282 de la Irnduc tion de M. Alexandre. — * Toutefois la

mai ne des hypothèses sans preuves et qui n'ont même pas le mérite de la simplicité. La question posée par Niebuhr, reste toujours sans solution : Gomment les patriciens, s'ils étaient comptés dans les tribus, refusaient-ils obéissance aux plébiscites ?

Pout-on se flatter de mieux connaître, d'après les travaux de l'Allemagne, la constitution des centuries de Servius ? Il faudrait pour cela que M. Mommsen se mit d'accord avec lui-même ; mais il nous dit dans son Histoire Romaine 1 que dans les institutions de Servius, on ne trouve rien qui n'ait trait à l'arrangement des centuries en vue de la guerre, et qu'il serait vraiment absurde dy aller découvrir l'introduction de la timocralie dans Rome ; et dans ses Recherches Romaines * t adoptant comme vraie l'opinion qui lui avait paru absurde, il affirme que cette organisation des centuries n'avait dès l'origine fait aucune différence entre les plébéiens et les patriciens, et que le but politique et militaire en était d'effacer celte différence et de fondre ensemble ces deux classes, aussi bien dans l'assemblée des citoyens que dans les rangs de l'armée. La constitution des centuries de Servius avait-elle à l'origine un caractère et un sens politique? Après des assertions aussi contradictoires, la question reste encore entière.

L'organisation de la primitive armée romaine, telle qu'elle nous est décrite par M. Mommsen, laisse encore dans l'esprit bien des doutes. Que la légion

distinction enlro deux sortes d'assemblées par tribus, n'est pas sans rtf alite, mais elle ne s'appuie pas sur le principe auquel on donne une importance liclive. ( Voir note III, au livre II, à ta /In du volume.)

1 llUloire Romaine, t. I , r , p. Ml de la traduction de M. Alexandre. - -i Ramischc Forschungen, die palricisch 'plebciischen comitien der Republik.

a HISTOIRE

ancienne ait été composée de huit rangs, dont les quatre premiers auraient été remplis seulement par les citoyens de la première classe, c'est une supposition qui nous obligerait à croire que les riches seuls ont pu composer la moitié de toute la population militaire de Rome. A cette invraisemblance, s'en joint une autre non moins grave : Exposée sans cesse aux premiers coups dans des guerres continuelles, la première classe n'eût pas tardé à disparaître, et c'est elle qui s'est le mieux conservée. Enfin, celte phalange romaine à huit rangs ne figure dans aucune bataille connue, et, dès les premières années de la République, Tite-Livc distingue déjà dans la légion les trois rangs des hastats, des princes et des triaires. Dans cette légion réelle, les plus jeunes et les moins riches de l'infanterie pesamment armée, tes hastats, sont placés en première liime ; les riches semblent dans l'antiquité tout à fait étrangers au sentiment chevaleresque qui fit qu'au moyen-âge on se disputait les rangs de l'avanlgarde.

Mais un des points les plus importants à éclaircir et encore aujourd'hui les plus obscurs de la constitution romaine, c'est la valeur de la fortune des citovens des cinq classes, aux diverses époques de la République. M. Bœckh a cru démontrer que les évaluations qui portent le cens de la première classe de Servius à cent mille as représentent des as de deux onces, comme on en fil après la première guerre punique. C'est sur cette donnée fausse que s'appuient tous les calculs de MM. Marquardl, Becker , Mommsen, Niemeyer, pour déterminer les chilïres prétendus réels du cens de l'époque de Servius, et pour abaisser à vingt mille as d'une livre celui de la première classe avant les guerres

puniques. C'est là le point de départ de tous les raisonnements par lesquels ces érudits ont essayé d'apprécier l'étendue moyenne des héritages, la valeur des terres, la superficie du territoire de Rome, le nombre de ses citoyens, et toute son organisation politique et militaire jusqu'à Tan 264 avant Jésus-Christ. Mais il se trouve que la base de tant d'hypothèses manque de solidité. Il est possible de démontrer que le chiffre du cens de la première classe était depuis la fin de la première guerre punique, non de cent mille, mais d'un million d'as de deux onces. Ce chiffre d'un million d'as (decies <rm)est marqué par Tite-Livc 1 comme celui de la première classe au temps des censeurs Mm'ilius et Plaminius, 220-219 avant Jésus-Christ, et il est exactement le même que le cens équestre bien connu de quatre cent mille sesterces. Nous démontrerons d'ailleurs que depuis l'an 400 avant Jésus-Christ, la première classe se confondait avec le corps des chevaliers. Si cent milln as de deux onces eussent formé le cens de la première classe au temps des dernières guerres puniques, comment trouverions-nous, en 168 avant Jésus-Christ, une loi, celle de Voconius, applicable seulement aux héritages des citoyens qui laissaient au moins 25,000 drachmes ou cent mille sesterces, c'est-à-dire deux cent cinquante mille as de fortune ? * Quel peuple sensé eut jamais fait une loi dont les cinq

1 Tile-Livc XXIV, H. — 2 Dion Cassius LVI, 10. Pscudo-Asconius, Ver ri ne II, 1, fil, S. ter bis ; ne que rensus essr t. M. Mommsen ajoute arbitrairement le mot atris après les mots. d'Asconius : ccnlum millia Il ne Viiçit pas ici d'as, mais de sesterces. Asronius et Dion marquent tous .'eux la somme que l'héritage d'une femme ne pouvait dépasser. I. 'un dit: jô.ooo drachme» ; l'autre : too.000 sesterces. M. Mommsen (Getçhichte des Rœmischen Mtmztreseu*, p. 302, Cl flisloirc Romaine , trad. de M. Alexandre, t. IV, p. 1)6-98, notes.; a commis sur ce sujet de graves erreurs.

dernières classes de citoyens sur six. cl même une très-grande partie de la première eussent été dispensées ? Enfin les citoyens qui. au temps de Polybe, avaient une fortune estimée dix mille drachmes ou cent mille as de deux onces, sont rangés par cet historien parmi les hastats. c'est-à-dire dans le moins considéré des trois rangs de l'infanterie légionnaire, et ils sont tout à fait distincts des hommes de la première classe : ceux-ci servaient tous à cette époque dans la cavalerie, comme nous le démontrerons.

Nous n'avons pas la prétention de résoudre en peu de mots des problèmes si difficiles : mais les exemples que nous avons choisis, et que nous pourrions multiplier, suffisent pour montrer qu'en présence des conclusions où est arrivée la critique allemande sur l'histoire romaine, la critique française pourrait trouver de fortes raisons pour se renfermer dans un scepticisme presque absolu.

Go ne sont pas des détails qui restent à trouver, des points secondaires qu'il s'agit de tixer, ce sont les grandes lignes de l'histoire romaine qui ne sont pas tracées. Ce qu'on n'a pas encore mis en lumière, c'est la loi qui régit l'ensemble et lui imprime un caractère de puissante unité.

L'histoire des chevaliers romains est inséparable de celle de l'ensemble de la constitution de Rome. Elle y lient par tant de liens qu'il faut avoir exploré toutes les questions qui s'y rattachent, pour s'en former une idée juste et en démêler la complexité. Les chevaliers romains ont porté à l'origine les noms des trois tribus primitives de Rome. Leurs centuries étaient consacrées par les augures. Leurs escadrons formaient les ailes de l'infantciic, et s'adaptèrent de bonne heure aux co-

hortes de la légion. Gomme corps politique, les chevaliers étaient organisés sur le même plan que le sénat et les curies, et cependant on retrouvait parmi eux, dès le règne de Scrvius Tullius, la grande opposition du patriciat et de la plèbe. Sous la République, les dixhuit centuries de chevaliers cquo publico votèrent à part, en tête de rassemblée centuriate, et les six premières exercèrent spécialement le droit de prérogative qu'elles perdirent lorsque l'assemblée centuriate fut réformée vers Tan 240 avant Jésus-Christ. Jusqu'au milieu du siège de Véies, on ne connaissait parmi les chevaliers que la distinction des six centuries sacrées et sénatoriales, et des douze centuries militaires, formant les deux moitiés égales d'une cavalerie de 2,400 hommes. Depuis l'an 400 avant Jésus-Christ tous les citoyens de la première classe s'obligèrent au service de la cavalerie sous le nom de chevaliers cquoprivato; et les chevaliers cquo publico devinrent une sorle d'étal-major servant hors des rangs, et où les sénateurs eux-mêmes étaient compris. Le cens équestre fut toujours celui de la première classe, et changea brusquement de valeur entre les deux premières guerres puniques avec la fortune publique et privée des Romains. Depuis cette époque, nous voyons les chevaliers cquo privato, c'est-à-dire la première classe, celle des riches qui ne sont pas arrivés aux charges curules, s'emparer sous le nom de publicains de toutes les entreprises financières, puis disputer et enlever au milieu des guerres civiles la judicature aux sénateurs. Enfin, lorsque la perle de la liberté et la subordination des gouverneurs de province à un chef tout puissanteurenl enlevé aux juges leur importance politique, le titre de chevalier ne fut plus qu'une satisfaction de la

vanité, l'anneau d'or, une décoralion. Les chevaliers dont le nombre alla toujours croissanl, se rangèrent peu à peu dans les cadres des six centuries consacrées qui conservaient cette immutabilité de forme extérieure, propre aux institutions religieuses.

Pour faire l'histoire des chevaliers, il faut donc avoir étudié toute la constitution militaire, politique, religieuse, judiciaire, financière, économique de Rome depuis les rois jusqu'à Dioclétien, et si, malgré des travaux spéciaux très- nombreux et pleins d'érudition, cette histoire n'est pas encore faite, c'est une preuve que les révolutions les plus générales qui ont transformé l'État romain sont encore peu connues. La lecture d'un grand nombre d'ouvrages critiques, qu'il nous a fallu comparer, était la préparation indispensable au travail que nous avions entrepris. Il n'y a peut-être pas dans tout ce volume une seule idée particulière qui ne se trouve déjà autre part ou dans tout son développement ou au moins à l'état d'indication. La méthode seule et le choix de l'idée dominante nous appartiennent.

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