‹ Histoire de Chorey et de ses seigneursChapitre 2 sur 51 · FORMATION GÉOLOGIQUE DE LA CÔTE- 1)' OR · texte numérisé non relu

FORMATION GÉOLOGIQUE DE LA CÔTE- 1)' OR

Terra facilis atque fecunda.

(^Grégoire de Tours.)

Avani de parler des hommes et de leurs institutions, il est utile de faire en quelques pages l'histoire du sol qu'ils habitent. Malgré les admirables découvertes de la science moderne, Tétat de notre terre pendant ses transformations successives est ^encore peu connu. Mais, s'il nous est impossible de percevoir les détails de ces divers changements, nous pouvons au moins en compter les époques principales, reconnaître dans quel ordre

uni eu lieu les bouleversements et voir surgir de la aier la contrée qui devait, après des milliers d'années, porter le nom de la Côte -d'Or.

II est généralement admis que notre planète a commencé par être complète ment en fusion. Elle était d'abord un composé de métaux et de soufre, de silice et d'eau, perpétuellement agité par le feu. L'aplatissement de la terre vers les pôles est le résultat du mouvement de rotation sur une masse à l'état liquide ou tout au moins pâteux.

Avant la création du « firmament au milieu des eaux j», suivant la belle expression de la Genèse, la température élevée tenait en suspension tous Its principes aqueux répandus dans ce chaos informe. Le premier refroidissement eut pour résultat de condenser la masse de vapeurs qui couvrait la terre d'un voile impénétrable et de former, sur cette surface à peine solidifiée, des mers immenses, incessamment bouleversées par lus volcans et leurs convulsions.

Les premiers éléments qui vinrent recouvrir d'une écorce solide le globe incandescent de la terre ont été les roches

de composition ignée. On donne ce nom à des masses considérables de granit dont la matière a été formée, comme la lave des volcans, par les déjections liquides de l'intérieur. Notre pays renferme une grande quantité de ces roches, car elles composent à elles seules le milieu du vaste plateau qui s'étend depuis Nevers jusqu'à Dijon. Ce massif, que i'ou appelle avec raison le plateau central de la France a son point culminant dans le Nivernais et les terrains d'autre nature qui s'y trouvent épars, tels que les dépôts degrés, de cailloux, de quartz et de pierre meulière ne sont, en majeure partie, que le résultat de la désorganisation du granitpar les agents extérieurs.

('/est dans cette formation ou sur ses bords que Ton a trouvé des filons métalliques d'argent à Semur, de plomb à Aligny, de cuivre à Mîssery et à Autun, de soufre à Grenant, de zinc à Montcenis, de fer à Lacanche et à Bouilland. .

A l'extrémité orientale de ce massif s'élèvent les montagnes qui forment la partie la plus importante de la Côte-d'Or. En partant du certre du plateau pour se diriger à l'Est du côté de Beaune, on suit le

torrain granitique jusqu'à Arnay. Le granit de Semur et celui d' Arnay sont rouges ; celui d' A vallon est rose ; celui de Bourbon-Lancy est brun ; ceux de Rouvray et de la Roche-en-Brenil sont noirs. La densité de leurs parties constituantes et l'absence de toute espèce de fissure s'opposent à l'écoulement des eaux dans Tintérieur : c'est ce qui explique pourquoi les praieries si élevées du Morvand sont saturées d*humidité. Aucun débris de plantes, aucune trace de coquilles ou d'animaux fossiles n'existent dans l'intérieur du granit. Aux époques inconnues de cette première formation géologique la chaleur intense de la terre et les vapeurs épaisses qui s'en dégageaient étaient un obstacle invincible à la vie des animaux et des plantes.

C'est au village de Sivry que l'on trouve, en venant de l'Ouest, les premières assises du calcaire de transition dont l'apparition est d'une époque bien postérieuie. Sa couleur est ordinairement noire ou grise etsa masse estcomposéededébris de coquilles de plusieurs espèces et presque toutes entières. Les villages d'Antigny, de Créancey, de Châteauneut, sont posés sur ces roches auxquelles les géologues ont donné

le nom de calcaire coquillier, lias et grés

inférieurs. Il existe dans cette zone, à

/^ Bouilland, un gisement assez considéra-

1 ble d'ardoises qai est resté jusqu'à ce jour

\ inexploité.

Pendant la formation de ces terrains, les eaux couvraient une grande partie de la terie ; mais la vie végétale et la vie animale avaient commencé. Des quantités énormes de coquilles, dèpfisées au fond de cette mer immense, se transformaient en couches calcaires.

On a donné le nom de terrains jurassiques à ceux qui ont été formés à la suite des calcaires coquilliers. Le cours de la rivière d*Ouche, depuis Lusigny jusqu'à Dijon forme, de ce côté du massif central, la limite de cette zone. Ainsi les grands plateaux d'Auvenay, de Bessey-en-Chau~ me, d'Aubaine, d'Anteuil, de Chambeuf, sont formés d'agglomérations jurassiques.

C'est dans cette période, mi-partie terrestre et aquatique que l'on voit apparaître ces races d'animaux dont Cuvier est parvenu à rétablir la structure à l'aide de quelques ossements pétrifiés, êtres gigantesques, reptiles aux formes bizarres qui vivaient autrefois dans T eau et sur la terre

et auxquels la science moderne a donné les noms de mégalosaures , Ictyosorés, ptérodactyles, etc.

Continuant notre route versTEst, nous arrivons aux dernières collines qui constituent ce que nous appelons communément la côte. Elles appartiennent également aux terrains jurassiques, mais elles sont d'une formation un peu plus récente et le calcaire dont elles se composent est généralement d'une couleur plus claire.

C'est dans cette zone que se trouvent les différents marbres de Bourgogne. Courtépée nous parle, dans son histoire, de la collection du château d' Agey où l'on avait réuni trente-cinq sortes de marbres du pays, presque tous nuancés de couleurs différentes. Les plus beaux sont ceux de Savigny, de La Doix, de St-Romain et de Larochepot. La carrière de Rocbetin qui produisait des veines remarquables est complètement abandonnée à cause des difficultés de l'extraction. On peut voir, dans le maitre-autel de Notre-Dame de Beaune et dans celui de l'église de Ghorey, les principales variétés des marbres de la Côte-d'Or.

Les différentes couches de cette forma-

tien calcaire de nos coteaux sont composées en totalité, comme celles des arrièrecôtes, de coquilles marines, mais ces coquilles, roulées par les vagues pendant des milliers d'années et réduites presque en poussière ont laissé peu de traces dans la texture de la pierre. Ajoutons qu'il existe dans ces bancs calcaires des cre* vassiis produites parla dessicaiion et remplies par de l'argile mélangée de débris organiques.

Les géologues ont donné à cet ensemble le nom de calcaire oolithique avec gryphées eymbinm.

Jusqu'à une certaine époque de l'âge du monde les différents bancs de granit et de calcaiie dont je viens de pailer n'étaient pus juxta posés comme ils le sont aujourd'hui, mais bien superposés l'un à l'autre et en partie recouverts, d'abord d'une couche de limon, puis par une épaisseur d'eau plus ou moins considérable.

Nous arrivons à la révolution qui a produit le massif tout entier de nos montagnes et qui a soulevé les rochers granitiques et calcaires. Les parties les plus élevées de ces roches, mises en contact avec l'air extérieur, furent bientôt désagrégées

par Taction simultanéedes venta,, de la pluie, de la gelée et du soleil. Il se produisit une légère coixlie de terre végétale, sur laquelle germèrent des mousses, puis des ronces, puis des arbustes. Dans les parties profondes où le sol devenait plus épais, l'influence d'une humidité et d'une chaleur plus intenses que celles d'aujourd'hui fit croître des végétaux gigantesque sdont les races sont perdues. En suite de certains mouvements produits par les tremblements de terre et par l'action des Teux souterrains, plusieurs de ces immenses forêts furent englouties : c'est ce qui a produit les dépôts de houille. Il esta remarquer que les bassins houilliers de notre région centrale sont contigiis aux roches granitiques et qu'ils tiennent la place de certaines couches calcaires. Les mines de charbon de Saint-Etienne, dans le département de la Loire, celles de Moniceau et d'Epinac, dans celui de Saône et Loire, qui contiennent 42,700 hectares de. superficie, et celles de Sombernon dans la Côte-d'Or, dont l'exploitation n'a pas encore commencé, sont placées dans les conditions que je viens d'indiquer. Postérieurement à cette époque de

grands bouleversements géologiques les montagnes de la Côte-d'Or étaient couvertes de bois à leur sommet : « Pagus «Aiebrignus, cujus in clive montium « cultura perspicua est, nam rétro caetera « sylvis rupibus invia securarunr! sint cuti bilia bestiarum. » Ces paroles d'Eumène ne peuvent laisser aucun doute. Dans la croyance que ces forêts attiraUuila grêle, on les a successivement abattues. Une erreur généralement accréditée prétend que ces bois se composaient de châtaigniers et que toutes les anciennes charpentes de Beaune ont été construites avec cette matière. Le docteur iMorelot a fait justice de cette allégation : nos anciennes charpentes et notamment celles de Saint-Bénigne de Dijon et de Sainl^Pierre de Beaune sont faites avec du chêne blanc. Il n'est guère admissible que ces chênes aient été extraits de nos montagnes dont le sol n'a pas assez d'humus ; d'ailleurs nous voyons, dans les comptes de l'Hôtel-Dieu, que le chanceher Rollin fit venir de Flandre tous les bois qui ont servi à la construction derhôpitnl de Beaune.

Tandis que les roches granitiques s'enfoncent dans la terre à des profondeurs

insondables, les assises inférieures du calcaire de nos montagnes reposent sur un fond d'argile imparméable à l'eau. Celte circonstance explique l'existence de la plupart des sources au pied des coicaux. Après leur infiltration à la superficie et leur réunion dans les cavîlfs qui existent àridiérieur des masses calcaires, les eaux de pluie, ne pouvant descendre plus bas par suite de l'imperméabilité des couches d'argile, s'échappent de la terre entre cette argile et le limon ou terre végétale qui la recouvre. 11 faut en excepter les eaux minérales qui doivent leur chaleur et leurs qualités au contact qu'elles éprouvent avec les terrains intérieurs déformation ignée. Parmi les premières je mentionnerai dans nos environs les belles fontaines de La Doix et de Bouilland, le torrent intermittent de Genêt et les ma-^ gnifîques sources de l'Aiguë et de la Bouzaise. Au nombre des secondes il faut compter la source chaude et minérale de Premeaux et la source salée et ferrugineuse de Santenay. (1) La chaleur du globe était considérable-

(1) Voir la noie A à la lia du volume.

ment diminuée. Les masses de vapeurs aqueuses qui avaient été le résultat de cette température élevée n'existaient plus. Aux animaux fantastiques succèdent des êtres dont TorganisatiGn se rapproche de ceux de notre époque.

Les différentes variétés d'éléphants, d'ours des cavernes, de bœufs primitifs, bisons ou urus, peuplent les forêts et les pâturages, et leurs débris couvrent encore les couches d'argile et de marne qui ont été formées pendant cette période terrestre. Les ossements fossiles de ces grands animaux, trouvés à Chorey lors de la construction du chemin de fer, ceux que l'on rencontre dans la couche de gravier de la Champagne de Beaune et dans la vallée de Santenay appartiennent à cette époque.

Jusqu'à ces dernières années on admettait que la race humaine n'avait pas existé pendant cet âge géologique ; mais les découvertes concordantes faites dans plusieurs parties de la France et de l'Europe ont donné des preuves positives de la présence de l'homme simultanément avec les grands animaux de Tépoque tertiaire. Ces découvertes dont il serait trop

long d'écrire l'histoire, même abrégée, consistent dans une grande quantité d'objets en silex à peine dégrossis, dans des débris de poteries grossières, et, ce qui est plus concluant, dans les ossements humains trouvés dans la couche de terrain à laquelle on a donné le nom de diluvium.

11 résulte de ce que j'ai dit ci-dessus que le bpl de la Côte-d'Or, depuis Dijon jusqu'à Santenay, appartient au terrain jurassique dont les couches sont inclinées dans le même sens que la montagne, de façon à se prolonger dans la plaine sur une même ligne de direction allant du N:rd-Est au Sud-Ouest. Ce calcaire, mélange de chaux et d'acide carbonique, présente un grand nombre de variétés qu'il serait trop long d'énumérer ici. M. de Vergnette-Lamotte et les auteurs de l'Histoire delà vigne ont donné le détail de ces difl'érentes compositions. Voici, en ce qui concerne les environs de Chorey, l'extrait d'un article publié dans le congrès des vignerons.

« Entre Beaune et Savigny on observe une.alternance de divers calcaires oolithiques plus ou moins compactes, de marnes et d'oolithes grossières qui s'étendent sur

le plateau. Lamontagi e d*Aloxeest composée de calcaire ooliihique coquillier, d*une forrualion de marnes jaunes et blanches, de bancs de calcaires marneux avec détritus de calcaires terreux. >

Il convient d'ajouter à cette description que les premières couches de pierre qui forment le sous sol de la côte sont, dans certains endroits, de nature tégulaire qui les rendent propres à être utilisées pour les toitures. Elles ont reçu dans notre pays le nom impropre de laves. Dans d*autres endroits on trouve des rognons ou dépôts de marne verdâtre. Les fentes de la couche calcaire qui constitue la montagne de Corton sont remplies d'une terre bolaire onctueuse colorée d^un rouge trësvif par la quantité d*oxide de fer quelle contient.

La composition du terrain de la plaine est d*abord une couche d*humus et de lîmon dont la profondeur est plus ou moint> grande suivant les degrés d'inclinaison ; j'en parlerai avec quelque étendue en trai* tant les lieux- dits de la commune de Chorey. Il suffira de constater ici d*une façon générale que« dans les pentes qui regardent le Sud, comme les crais et les

champs'longs^ le soos-sol est formé par un terrado d*alIu?ioDS andeoDes cornposé de galets arrondis par no long frottement Mms les eaai et empâtés dans une sorte de calcaire d*infi!tration; tandis qaeks pentes da Nord et de TEst ont un soussol composé d*argile plus on moins compacte, selon les proportions de silice, dé carbonate ou de sable qui la composent

Le crai qu U ne faut pas confondre avec la craie, d*une nature toute diflërentes est produit par ce qu'on appelle en géologie Talluvion tertiaire. U forme une longue couche qui s'étend depuis la rive droite de rOuche, près de Dijon, jusqu'à la rive gauche de la Dheune, près de Chagny. U est à remarquer que ces deux rivières servent également de limites aux terres qui produisent les grands vins de la Boiirgo»> gne. Dans la partie la plus élevée du territoire de Chorey, aux Corvées et au vil* lage le banc de crai n'existe à aucune proifondeur. d'i^ùil faut conclure que le mon-^ tîcule de Chorey est d'une formation antérieure à l'agglomération de cette couche de gravier qui vient seulement Teffleurer en contournant sa base.

Pendant notre marche incertaine dan»

ta nuit des âges àntéhistoriques, nous avons entrevu rhomme, la dernière et la plus parfaite de toutes les créations. Les découvertes de la science moderne, loin d*être en contradiction avec les récits de Moïse, ne font que les confirmer purs-> qu'elles nous montrent que la race humaine existait avant le déluge.

La dernière révolution géologique de TEurope est assez rapprochée des temps historiques : c'est celle qui a produit les volcans de l'Auvergne et de la Sicile. L'frruption du Vésuve n'eut lieu qu'en 79 de l'ère chrétienne. Depuis lots il ne s'est manifesté aucun mouvement important ; mais les secousses récentes qui ont modifié quelques lies de la Méditerranée prouvent que l'éflf^rgle des forces souterraines ne s'est pas afiaiblie. Les fondements du sol ne sont donc pas immuables et l'idée de la fin du monde ou plutôt du renouvellement du monde par le feu est une conséquence naturelle des faits accomplis jusqu'à ce jour.

Par sa position géographique la Bourgogne mérite bien réellement le nom de Mère des eaux que les anciens lui ont décerné. Au pied de ses montagnes graniti-

quea s'ouvrent des vallées divergentes qoi donnent à ses rivières des directions fort opposées. Le point de partage des eaux n'est éloigné de nous que de quelques lieues. La rivière de Chorey, le li/ioin, prend sa source à Bouilland. A qualrd kilomètres à l'Ouest de celle source, te ruisseau d'Ânieuil coule du côté opposé; Les sources du village de Culêlre vont dans la Loire par TArioux, celles de Chazilly se rendent dans la Saône par l'Ouche et lei fontaines d'Essey se rendent dans la Seine par TArmafiçon ; cp])endant ces trois villages occupent le môme plateau. On trouve, sur la commune de Veilly, un étang du nom de Chancelay qui alimente deux ruisseaux : l'un se jette dans la Loire et l'autre dans la Saône.

Voici, sur la topographie locale quelques lignes extraites d'jn ouvrage de iW. le vicomte de Vergnc;Ue-Lamotte :

« Les montagnes de la Côle-d'Or sont dirigées vers le Nord-Kst et séparées du Jura par une plairro de formation tertiaire dont la largeur moyenne est d'environ 60 kilomètre». De la plaine à la ligne de partage des eaux, perpendiculairement à la

€liatiie^ M compte de â6 A 2d ki^smètim» Diand t^ette largeur VélÈvi^it dem> é^ge» de collines t $ur le premier versant, exp J8é au Siiil-Eât, sont cultivés le grands cfAji de la £ourg«>gDe ; sur le ^«eisaia dufi^«* cond étage ^mt recollés |08 viùs i jiériemw dît vins ifc^mre-€Ôie. Eotre Sa»tcn«y ««t Gevrey-Chambertin, qui sont les points extrêmes des riches vignobles de la Côted'Or, la chaîne est coupée perpendiculairement par un grand nombre de petites vallées dont les eaux affluent dans la Saôue. »

Il résulte de tout ce qui procède que notre chère Côte-d'Or réunit les conditions k'S plus fnvorahles au dtvcloppementphysi<iueet iniellectuel de l'homme.

Placée sur la pente orientale du niassif granitique qui l'abrite contre les vents d'Ouest, rafraîchie par un air vif et pur, par des eaux limpides qni seuiblent, selon Texpressiorjd'un vieil historien «puisées à leur source, » exposée aux insolations fécondes de TEst et du Sud, notre côte orcupela partie moyenne de la France, à une distance égale des régions glacées de la Meuse et des plages lovrvûe^ àxv

Rhône. Sortie, comme Vénu^, de l*écume de la mer, la Côte-d'Or a précédé de beaucoup les chaînes orgueilleuses des Alpes et des Pyrénées, et tandis que la France presque entière était ensevelie sous les eaux, elle demandait au soleil le merveilleux secret de ses vignobles célèbres.

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