I.*H0TËI/-DIEU ET SES PROPRIÉTÉS PE CHOBBY
Pierre Piillart i'àlm»^ ènneu
terrain si< aoi CliaB|«-LoiSS>
SqM a acheté de Oodôite, waia e Guyol Boudntt de Cliornf et de E>ttenne Lionnet, de rer- Dand.
(ArchlTrsde PSAteL-Diei — Attuée 14T8.>
Noos avons laissé la Boargogae entre les mains du roi de France* Après la mprt de Philippe de Rouvres, arrivée en ISQl, le roi Jean s'était emparé du paya.ifoa pas par le droit de sa couronne, mais par sa qualité d'héritier, raiione proxùnifatis non coronœ nostrœ. Il fit, cette même aniiée, le voyage de la Bourgogn^t et vint jurer, sur l'autel de Notre-Danie de Beau lie, de respecter et de oiaintenir les libertés de la commune. Cette cérémonie imposante eut lieu o le XX^ jor de janvier^ l'an de grâce mil CGC soixante et ung. »
Le roi Jean donna notre province, à titre d'apanage, à son quatrième fils, Philippe, que sa valeur à la bataille de Poitiers avait fait surnommer le Hardi*
Philippe-le- Hardi mourut en ikOi et lut remplacé par son fils Jean-sans*Peur, mari de MargueHte de Bavière. La postérité a jugé sévèrement ce prince qui fit assasâinér le duc d'Orléans et qui s'allia aux Anglais par le traité de Calais ; U fut tué sur le pont de Montereau, daiis une entrevue qu'il eut avec le-sDauphin de France. Philippe-le-Bon lui succède en ihiO et continue son alliance avec les Anglais.
Au milieu de ces calamités les campagnes étaient désertes et les terres eh friches. Une horrible famine survint pen* dant les années 1 A36, 1 A37 et i/iSS : « et mouroient les povres gens de faim par to rues et par les champs ; et en fut tant de povres gens à Beaulne, à Chalon et à MAcoo, que firent les bourgeois maisonér communes pour loigier tous les povies. « On lésait du pain avec des glands et dé' l'àrgilé. Pendant ce temps les écorcheuri continuaient leurs ravages ; en liiO, ils vinrent camper entre Nuits et Beatiné.
|f. Aosoignol 9> raconté 4;out s^u .long les curieux détails des çffom et d^ la ré^stançedes Beauoois,
U éiaid grand lemps de soiilî^er toute» cas misèreâ* I^es hôpitaux de ^a Léproserie •ex du Saiol-Ësprit étareut iF0|> .pjst'ts e4 tiiop mal tlotés pour recerbir les malades et pour faire jdea distributions aux indi^ geiXfl. Pour le bonheur et pour rhonneur ie la Bourgogne U se trouva |io booiaie capable par sar fortune, parsoti influeooft el par ses capacités, île fonder ;: dans no^ tre ville de Beaune* Tun des iBonumeots Iqs plus curieuxde Krance^^Nico^asJRolUB| aittuuois, avocat et çon^eill^r de Jeaa^ sa^n^-Peur» chancelier de Philippç-lerBoDi était attaché à notre payç par la ii^iialle de ^ secondie femme, Guigonpç d0.$(l^ Upsi II. se décida à sacrifier une par(ie.49 9 fortune au soulagement des pauvres €l dfia. malades. Le grand poIiU9ue::étiâi 9i}S^ un 'grand artiste» travaillani par .li^ V^xm^ corrigeant Jes plans .et surveiHâlil tee travaux*. En i A4 3, l'admiraMe èdiSce qi|i iaitrla glpiredei notre région, lél^vail d^oa,tes.alrs ses luc^rQ^s detitel^e^ et a9& aiguille suraiguë.
Nous n'entrerons pas ici dans le détail
de ÇQ palais dç$ pauvres sur lequel on a d4ji bi^u^çup d'écrite M^ Joseph Bard pous a l^i^é ^nr ç^ suj^t de^ pages élo» queotes, Kou^ ^v^i^s pousrmême com»pji^jté 3a iQPQOgri^pbit) 4ans notiro Eiude sur /e chancelier Rollin et dans notre GuideàBeauWf un paîtra CDRauIter ces Q|]iudcvle^ en aittendant la publication 4'h» rppfiarqii^ble louvrage préparé paf St l'abjbé JBo^drpt, auoiânier de l'HôteU
%ç^ pp)3lieFOi](3 iai quelques dqeum^X^^ inédjits r^kiifs mx aociennes propyriétés que rHôt^UDieu pç^édaît à Cho*
Le p^r^miçr ^piit 1A70, iGermain Merlin de B.Q9«ia?, p^ç^d ^ bail de vénérable et di^crQl^e personne matir j Jehan GrigiiMPd pr^irÇy lJi(Ç!?^çié ^p-lois, cbaqoine de la ççJH^g^lde P@^uoe« stipulant pour lui Qt 9^ fr^§s jQt gœgrâ, fils at filles de fea np^iç J^^ .Qrignard^ six ouvréfSf^ de ^gne 4$(^À>^«^t<â?« devani £eps à TB^I- Djieu^
Pisrri^ P^lartd'J/ôw^se, donne à l-b** pitç^li eo li&TSs un «terrain sil«ié ault Cfyimfi^Jm^Si qu'il ai^^efaetédeOudott^, %euv^4? Gt^û)^ Boudrot de Chorrey^^-k
Estienne Lyon net, de Pernand, son gendre. La même année, Philippe Saillant, à*Alouxe^ fait don d'un journal de terre, sis au même lieu, qu'il a acheté à ces mêmes héritiers, moyennant quatre francs et neufs gros.
Il y avait à l'Hôtel-Dieu deux sœurs nées à Gigny : elles se nommaient Marguerite et Symonne Maufoux. En 1489, elles donnent à leur hospice quatre ouvrées de y\gne en Beaulmont et es Forints et quatre ouvrées sur Gigny, en Pomerot
Si nous ne connaissions pas la haute valeur de l'argent à cette époque, nous trouverions bien minime la valeur des terreins : c Le jour de Sainct Paoul, 2i janvier 1502, Jehan Sulliot, maître de THostel-Dieu et sœur Jehanne Morin , maîtresse, pour le prouffit et utilité dadit hospital, vendent à Guillaume Belin mareschal à Beaulne deux ouvrées de vignes et toppes sur chorrey^ en champ lorig^ moyennant quatre francs. » Guillaume RoUin, le petit fils du fondateur acheta, dans ce même climat des Ghamps^-longs, moyennant la somme de quatre francs deux ouvrées de vignes qu'il remit à THôtel-Dieu ; cette mention porte la date de i603.
La famille Carillon, qui a subsisté à Beaune jusqu'au siècle dernier possédait sur Chorey des propriétés grevées de cens dûs à l'Hôtel-Dieu. En 1470, le chanoine Grignard donne à bail à Germain. Merlin des vignes au Poirier mal r.haussé moyennant une rente qui passa a Mil lot Carillon. Trente-cinq aas après, nous retrouvons les descendants et les héritages :. « Messire Jacques Carillon, prebstre, Benoist de Cluny et Symonne sa lemme, Jehan Valleby et Pierre Pîgnet, tuteurs de Catherine Carillon moindre dans tous enfants de feu Millot Carillon, en son vivant demeurant à Beaulne, font partage de succession entre eux. » La mineure eut pour sa part six ouvrées de vignes aux crays ; la renta de ces six ouvrées fut vendue à Jean de Massol procureur du roi, puis elle advint à l'hôpital par la riche donation de M. Massol de Loisy. Ce partage porte la date de 1505. La même année nous trouvons un acte par lequel Jehan Clère^ vend à Thopital la moitié d'une vigne blanche de sept ouvrées située en chaume sur Chorey.
En 1503, la donation des sœurs Maufoux s'abcrut par le don de quatre jour-
nauz de terre es Pourtéeàt on jbàt'itai shr c&oréy, es Coiterottes^ trois jôah&àax aft Presles et quatre joumaax es poirèts. te 27 juin de la mèine ànilée, Dymai/chM^ femme de Jehan Millot de BeauM, doidie sept ouvrées de vigne en champtông. Cette jtàéee devait un cen^ à €Iatidè Ifomajr écoyer ; cette redevance fat rachetée tiédf ans après par Pierre Bouchin, en lia ^puh lité de maître de i'Hdtel-Dieu. Ces chaittpi longs formaient à etix seulft Ist tnoitié dtt domaine : en 1515, Thopital de bôàulie y possède « huit ouvrées de vigirti blanche, emprés Pierre Bourgeois. » CSë vignèfron devait en outre < ung fhtnc de ^entè que donna feu Charles Faultrey. »
A propos du prieuré de Chorey, j'ri parlé de Lethbal^ et de LiébauU ; mate l'orthographe change et s*aâouCit comme le langage : Buguenin et Jean LebauU, de Ghorey, reconnaissent devoir sept fr. et quatre gros de rente.
Le 30 mars 1526, Jacob Ledoc, tonnelier à Beaune donne cinq ouVrées en Beaidmont. Dix-sept ans plus Varù Jeau et Guîot Houdelot * dAloxe vendent à Pierre Lemaidon, greffier de la chancellerie de Beaune « un jonmaul de izttt
sur Chorrey, assis en Tue-bœuf pour le prix et somme de douze francs payés en cinq escus au soleil pris et comptés pour /k5 sols. 0 Cette pièce de terre devait un cens à THôtel-Dieu.
A la fin du xyi'' siècle nous trouvons un nom qui a disparu de Ghorey depuis deux cent cinquante ans : Martin et Claude Berger desservent à l'hôpital de Beaune deux mesures de blé comme amodiataires d'un journal de terre situé aux Champs- Longs. En voici un autre qui subsiste encore : le 27 janvier 1692, Symonne Ga»
gnerot veuve de François Vautheleret vend à rhôpilal, moyennant dix-huit livres, deux ouvrées de vignes sises au même climat.
En 172A, l'Hôtel-Dieu amodia à Aniide Maufoux six journaux et trois ouvrées de terres labourables et troia ouvrées de chenevière sur Beaune , Chorey et Gigny.
Au milieu au siècle dernier surgit unç contestation qui intéresse notre village. Les habitants de Cihorey ayant, à Tinsa de IHôtel-Dieu et par la négligence des fermiers, labouré deux ouvrées de pré provenant de la Maladiëre et situées à la
planche de la Rochelle » le maître de l'hôpital fit sommation d'avoir à délaisser ce terrain et à payer des intérêts. Le procès dura longtemps ; en 1760, lé 3 août, Sebastien Loichet, procurent* de la Commune fit assembler les habitants au son de la cloche pour délibérer au sujrt ^ nttoirs faits au pré da rHôtéUDien. Sébastien Loichet, Antide Bourgeois, LooËr Arnould et Jean Guyot reçurent plein pouvoirs pour traiter et planter les bornes. Le traité qui s'en suivit fut homologué le 7 janvier 1762.
En 1760, Pierre et Etienne EEmfot étaient vignerons de THôtel Dieu à Chorey. J'ai retrouvé une note qui connate l'avance de 5A5 livres un sol et deux deniers, H déduction faite de leur portion de vin; • il tst probable qu'ils cultivuent à moitié fruit. En 1766, Guy, fils d'Etienne Henriot, continua la culture de ces vignes.
Le 26 septembre 1782 , on fit la dèlimîtation et le bornage entre les propriétés de l'Hôtel-Dieu et celles du Seigneur. L'administrateur délégué fut H. Bouss^rd de la Chapelle ; les notaires Débard et Renier opérèrent pour le compte de <tM. Michel-Laurent deMigieu, chevalier
de Saint-Louis, demeurant à Dijon, paroisse de Saint-Médard. » Maître Morelot fut chargé de dresser l'acte de ce bor^ nage;
La famille Henriot conserva la culture des vignes pendant la période révolutionnaire : le 28 frimaire an II Louis Henrîot et François Battier d'Aloxe, Pierrette Poignon, veuve de Jean Heariot, mère et tutrice de Louis, Marie et Jean Henriot^ demeurant à Ghorey, re-* connaissent dbvoir à YHospice dhu" manité une rente foncière de quatre hectolitres 53 litres de vin rouge, envaisselé en tonneaux d'un vin, du crû des assignaux, et livrables à l'hôtel, à leurs frais. Ces assignaux, c'est-à-dire,, les vignes cultivées par la famille Henriot, se composaient d'un journal de vigae aux Champs-Longs, deux ouvrées aux Grais^ six ouvrées au Poirier-Mal- Chaussé et deux ouvrées au Poirier- Vigner sur Gi-
Afin de grouper tous les faits relatifs à. l'Hôtel-Dieu, j'ai continué jusqu'à la fin du siècle dernier la série des actes et documents qui s'y rapportent; quant' à l'Hospice cfè la Charité, il possédait peu
de chose sur notre territoire : jen*ai trouvé qu'une indication mal définie au sujet d'un champ situé aux Bernia.
Reprenons le fil de notre histoire générale que nous avions arrêtée milieu du XV* siècle.
Après un règne long, glorieux et surtout paternel, le bon duc Philippe moamt à Bruges en li67 et fut inhumé provisoirement dans l'église Saint Donat de cette ville ; « Il y eut plus de larmes que de paroles, car il semblait que chacun ent enterré son père. » Cette phrase de l'historien Paradin vaut mieux qu'un long panégyrique.
Nous sommes arrivés à l'apogée de la puissance bourguignonne. Philippe-le- Bon souverain de cinq duchés à haut fleuron, de quinze comtés et d'une foule de seigneurie était plus fort que beaucoup de rois. Ce grand politique qui osait s'intituler duc par la grâce de Dieu^ sût ramener par une longue paix la prospérité dans ses états. Si l'on en croit Saint Julien de Baleure, il laissa la Bourgogne en SI haute paix et tranquillité, qu'il n'y eut si petite maison bourgeoise où l'on ne bût en vaisselle d'argent.
Charléâ, comté dé ChàfoUàis, que son iiâbitiGn ct son goût pour les batâilleâ fit mrnôinmef le Témèi'Shire^ tertûlnâ la së- :ie des ducs ; aprëà avoir gu&rrôyé dans éj^ays dé Gànd, il vt^tilût à'aâsurer une sôintnutiication libre éùtre la Flandre et la bourgogne et ^^etù^âirà de Nancy et de toute la Lûttaiùé. II lûâtchà ensuite con» tré tes Suisàeâ et petàii la bataille de Û^ràn^on, ptlis, en 1A76, celle de Morat près de Ôerné. C'est là qu*on vit pour ïa première fois l'ùSâgé de la poudre à caùjû. Il essaya de recouvrer Nancy, mais la perfidie de Cainpô-Basso lui porta le dernier coup : Charles-le-Téméraire toabà dé cheval et fut tué dans un foâsé : c'était té 5 janvier lâ77. Les somptueuses dépouillés dé sa garde robe furent dispersée^ et lé musée lorrain conserve encOï'è lés àpléndides tapisseries de hautelisse qui décoraient sa tente, i^es admirables tapisseries ont heureusement été sâtivééâ lors du grand incendie de 1871, qae Yùti Suppose avoir été allumé par les Prussiens.
Marie de Bourgogne, fille du second mariage de tlharles avec Isabelle de Bourbon, épousa, le 18 août 1477, rarchi-
duc d' Autriche Maximilien. Cette union se fit à Gand sans grande pompe. L'épouse fut obligée de faire faire des habits de noce à son époux. Elle mourut le 27 mars lhS2, des suites d'une chute de cheval arrivée dans une chasse au héron ; un sentim or. t exagéré de pudeur lui fit refuser le pansement des médecins.
Le renard n'avait pas attendu la mort de Marie pour manger les poules : c Je n'ay pas dans l'imagination d'autre paradis que celuy-là, » écrivait Louis XI, au comte de Dammartin. Enchaînant par ses présents et par ses intrigues une partie des nobles, Louis XI se déclara seul maître et seigneur. Il avait pour lui le droit de sa couronne, car le duché était révet' sible faute d hoirs mâles ; mais il avait contre lui tous les parents et alliés de la race ducale, et surtout Timmense majorité du peuple qui voulait conserver son autonomie. Moitié de gré, moitié de force il finit par être le plus fort. A partir de ce moment, notre pays n'a plus d'existence politique. Ce n'est plus une tète c'est un membre du grand corps de la monarchie française. Le détail de ces guerres et de ces négociations ne peut se
placer ici : on le troavera dans des livres spéciaux. Avant de quitter cette nationalité qni s'éteint, jetons un dernier coup d'œil sûr les mœurs et les usages de nos ancêtres pendant cette période qui a précédé la renaissance.
Les proverbes et les surnoms donnés aux yillés et à certains villages ne datent pas d'hier. La qualification d*âne$ de Beaune^ faussement attribuée à Piron, remonte au moins au XVP siècle ; mais il y en a une autre plus ancienne. Voici ce qu'on disait vers 1380 : escuyers de Bourg oigne, sergents de Hainaut^ limusards de Verdun^ H mocqueurs de Dijon^ li buveurs de Béâne. Ce nom de Béâne^ encore en usage dans nos campagnes se rapproche, beaucoup plus que le français du nom primitif: c'est une altération de Bealna qui luimême est dérivé de Belisana. Une cession faite au duc Hugues IV, en 1250, par les neveux de Philippe d'Antigny porte Biane.
On lira àans doute avec intérêt quelques détails complètement inédits sur les exécutions des criminels dans le bailliage de Beau ne : Ils sont extraits des comptes d'Adam Ganet, châtelain de BeauneeX âe Pommard pour les années là*iHIi!lb*
« XVIII gros à Robert I^eroy, ex^teur demeurant à Ostun pQur se^s^ peines d*avoir mené Tbibaud, marcbaud deProh vins, prisonnier, aux lourche^ c|e Ppi^art pour illec le vouloir exécuter, lequel Thibaut s'advoua clerc et inoontUiÇiit fi;^ amené et reconduit et nefijit pçadqne exécuté, — Item paur cordes ^ gapt^, III gros. »
Le3 clercs ne jouissaient p^ aeols 4i privilège de grâce. Un uaage çonstam^ ment suivi en Bourgogne avitormit les juges à relaxer tput criminel qu'uiie^jean^ fille réclamait pour l'épQussr ; % Ppu^f \m sergents qui menèrent perrîq Q^ ^ Couches à Vergy à cause dtt peu 4^ m^ reté des priaona de Poppim^rt ^t pouF a que le3 habitants o'étQiept pas oppieols qu'ils fassent e;iécutés audit Pom^dp^r le double des gen^ d'armes eit dm Qwabi qui 9e pouvoient eq auyvFç { iQa}9 sur k rçfus de ceux de Vergy il» te FAtneii^fil à Pomart 1 fra«ti>
« Item k Rçioulet Roy, çQtrep]?erieiir;de la baute Justice du bailliage. d'O^^a^pw sçs jHsiAfs d'ètrjç venu^ Poui^rt poorvoQloir eMout^ à rmrt U di|t P^rio pcNr ^8 démârite^, lequel fut me^ô jMque»
au:;i |qui;çU^, U^\^ \!^\xt ^^ t^^utL^^iiFr
celle le requist et demanda, Girard AUgnot, lieutenant de M. le bailly de Dijon à Beaulne le fist ramener et mettre ësprisons de mon^r audit Beaulne, et depuis mis hors ne fust point mis au darrenier supplice. • 11 f.
Je ne sais rien d'aussi touchant que cette coutume où ]*innoceiKe est chargée de purifier le vice, ou la candide jeune fille devient physiquement et moralement le sauveur â*un condamné à mort.
Parlons de choses plus gaies.
La cérémonie religieuse du mariage se idsait aux portes des églises. Un missel de 15b0 indique le cérémonial ancien, la bénédiction de l'anneau et celle des pièces d Vgent. Voici ce que le prêtre disait aux assistants : « Bonnes gens, nous avons fait les bans trois fois de ces deux gens et encore les faisions nous que s'il y a aucuns ou aucunes qui sachent empescbement si le dit. •— Les assistants répondent : nous n'y scavons que bien. -?- Alors le prêtre dit : vous N* et vous N. promettez, fiancez et jurez l'un et l'autce à garder la foy- et loyaulté de mariage.et garder l'un et l'autre joalade à tous les Jours de vostre vie, û comme Dieu i'fi
establi et l'escriptûre le témoigne et la saîncie Eglise le garde. Après quoy l'époux dit à l'épouse : De cet anelje iipouse et de mon corps je f honore et te donne le douaire qui a été devisé entre tes amis et les miens. On les fait entrer dans Téglise et après la messe le prêtre bénit le pain et le vin que l'on fait manger et boire à l'époux et à l'épouse : tùnc spon* sus mordet in pane, posfeà sponsa; tune sponsus bibity po'steà sponsa, »
Jusqu'en 1530 les notaire!) dressaient exclusivement \e^ actes de niàriage ; une ordonnance de François P' exigea que lés curés tinssent un registre.
Nous avons donné, dans }e boiirs de cet onvrage, quelques échantillons âé l^àncîen langage. Au xv*" siècle la langue française s'épure et se débarrasse deis mots et des tournures du latin. Martin Lefraiic, le secrétaire d' Atnédéfe, duc de Savoie; qnî devint pape souâ le noth de Félix V; à coi>- ^Oàé un liVrê curieux pour réftitér* les à^aqùes dirïgéèsr contre lest ' fe^uÀiMb par Fauteur du ïtoman ie'ltxrrxtie^ k ce^tiftib ifoX a dict tant dé mal des dàuies: à Tdd y terminaison de son pôëme ; ètae mm
^rvir^ d'exemple pour le style de cette époque :
Je prie à tous ceulx humblement Lesquels vouldroitt cet oè^nm lire Qjjtilt me pardc»^nn«at pltH^^^iueat Si riens y tremyeiH à redire.
SiJ'ay bien faîct/ Dieu Ta fait dire Si f ay mal tBct, songe Fa dict.
Songe Ta dict et fait escripre.
Mais je p- en cuyde estre dêdict.
Je cite ces vers avec d'autant plus dé plaisir que ce livre fut dédié ..u duc de Bourgogne, Philippe-le-Bon.
La cour ducale était la plus lettrée de l'Europe; elle était aussi la plus luxueuse. Çn 1383 la veuve du sire de Saul;K-Ventoux donne à $a iill^ « sa. grande robbe de Bruxelles! de trois garjienients, ensei^ble les pennes qt fourrures d'ioelle pour elle vêtir avec 9pn CQur^ot de tanne tout fourré. » Voici ce qu'on lit dans le^ diverses,leçons an jjieur dala Nçtuche, réinj^prif^ées à Lyon en 1626 : , o Hobbes 4/e femmes amples et plissées doot \^s mapcbes estoyent si amples qu'un bouc eust hien eptré dedans, et une quQue à leur robe qui étoit cpmmunément longue dç
six pas et assembloy^nt derrière elles quand elles les traisnoyent par les grandes salles ou églisas force stercores on crottes de chieo^ poussières « fanges et aultres saletez, ou si elles se laissoyent t aisner quand elles estoient ao l>al, on leur attachait ceste .inutile queue sur le cropion avec un crochet de ier ou unboaton d'os ou d'yvoire. Et d'avantage, fostil hy ver ou esté il fallait par honneur les porter fourrées d'hermine ou de martres zubelîines. »
Maïs ce luxe cachait bien des misères.
Tandis que les bourgeois de Gand faisaient couvrir de lames d'argent le toit de leurs maisons, le paysan de la Bourgogne, décimé par la guerre, la famine et la peste, avait à peine la force de cultiver son sol fécond. L'aflreux hiver dé 1480 vint mettre le comble à ces désastres. Les rivières furent gelées et les ponts rompus ; le bétail manqua complètement, les lemnïes et les enfants durent s'atteler à la chàrriie comme des bêtes de somme. Les plus malheureux ou les plus faibles s'enivraient |iiour oublier ces malheurs. Le inédecin Arnauld, en soumettant Té marc du raisin à faction d'un feu ardent et en
recueillant la vapeur qui s'en échappait, avait inventé la liqueur corrosive qui fut d'abord appelée brandevin.
Nous sommes arrivés à la fin de ce moyeo-âge gui çgincide^ dans notre pays, avec tafinds notre aotonouûe. La Botirgogne, réunie à la France^, conservera g6n nom jusqu'à la fin du xyhi* siècle; mais rson adminûptr^^igai^ra partie de la grande tinité que nos souverains, aidés de fortes institmioqe^.^at. dppqée. ji Ijotrp ^a^s, arrivé, ëoîM LeuIsr^KIVt à J'apog^^; fle^sa gloire. '^' = « » • :' w
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