CHAPITRE V
LA FAMILî,E DE MIGIEU. — RECONSTRUC- TION DU CHATEAU. — LA JUSTICE DE
CHOREY.
Et moif fit-y, je le nomme Mosieu demi-Dlea.
(La MOKNOVE).
Le hameau de Migieu dépend de la commune de Nallage, à une lieue de Belley, dan3 le Bugey. Le i.lus ancien seigneur que Ton connaisse est Léonard de Migieu, anobli en i520 par le duc de Savoie. Un de ses fils, Hjgues, se maria en 15A6 à Guillemette Dyenne. Son testament, daté de 1572, nous apprend qu'il eut quatre fils nommés François, Charles, Jean* Claude et Hugues. La branche dont nous allons parler descend du premier de ces enfants dont le fils, Antide de MigieUf était, en 1621, receveur des finances à l'élection de Belley.
Le fils unique d'Antide, Guy de MigieUf lut pourvu en 16i3 d'une charge de président aux requfeles. àv\ \i^V^\% ^ 0\\^a* An*
tide Bourrée-Brunet, trésorier des Etats àe Bourgogne et seigneur de Chorey, habitait alors son hôtel de la rue du Grand- Potet. C'est là que le jeune président fit la connaissance de Jeanne Bourrée et qu'il se maria le 13 février 1650. Le contrat lui donne les titres de « seigneur <l*Andert et de Beauregard, comte de la
Bourellerîe et de Rossillon-en-Bugey.
Les armes de Migieu, bla3onnées dans l'armoriai de Bourgogne, sont : de sable à trois étoiles d'argent. Une autre branche <ie cette famille portait : doràtroisétoUts de sable, ainsi que cela résulte des documents de la bibliothèque de Troyes, relatifs aux preuves de noblesse. Anlhelmede JVligieu et sa femnve, Jacqueline de Bavon, tous deux demeurant à Belley, fournirent, en 1760, à l'intendant Bouchu différentes pièces où leurs armes sont ainsi blasoiH fiées.
Je n'ai pu découvrir à quelle époque mourut Guy de Migieu et j'ai tout lieu de croire qu'il n'eut qu^un fils nommé Antide, auquel son oncle Bourrée donna la terre de Chorey. Cet Antide épousa Jeanne, fille de feu Philibert de Lamare et de JeMue BemciiiD. Cette demoiselle \u\ ^^-
porta eo dot ooe partie de la seigneorie de Varennes. Philibert de Lamare, maire de Beaone, favorisa l'établissemeni des Carmélites de cette ville. J*ai donné dans mon Histoire des Rues de Berune quelques notes sur cette famille, dont le plas célèbre fut Pierre de Lamare, ambassadeur du roi Louis XIV à Venise. Leurs armes étaient : de gtietdes au chevron dor^ accompagné de trois coquilles d argent , et leur devise : NEC • SPE • NEC METV.
Eo 1797 Abrah.'im Bourrée, son oncle maternel, légua à Aniide de Milieu la seigneurie de Cborey dont i! reprit le fiel en 16S7. 11 était alors plus ancien président aux requêtes du palais. Nous voyons, par une reprise de fief du 3 juillet 1686, que Marie de Say ve, veuve de Girard Richard, élu du roi en Bourgogne, lui rétrocéda la quatrième partie de la terre de Varennes. Au commencement de l'année 1689 il acheta la seigneurie de Savigny à son pa« rent, messire Bénigne Bouhier, et à liadame Glaire de La Toison, son épouse; le vendeur se démit en même temps de sa charge de président à mortier eo faveur d'Antide. Cesl àiiu^ c^vv^ î^^Wdldft de-
CHATEAU DE CHOREY
Echelle d'un à 1250 met.
meure, nouvellement réparée, qu'Antide de Higieu reçut le gouverneur duc dé Bourgogne, le 21 septembre 170S. La Monfjoye et Courtépée nous ont conservé le souvenir de cette \isite et le mot du gouverneur à propos des excellents vins offerts par un demi-Dien, Ne serait-ce pas à l'occasion de cette fête qu'Antide aurait fait graver l'inscription encore visible : LES • VINS • DE • SAVIGNY • SONT NOVRRISSANTS -THEOLOGIQVES • ET MORBIFVGES.
Cependant le château de Cborey, plusieurs fois ruiné et reconstruit, prenait la ïorme gracieuse qu'il a conservée jusqu'à nos jours. Le bâtiment chétif, occupé par le fermier Vacher, fît place à un élégant pavillon devant lequel le président fit jeter un pont-levis, réminiscence féodale de la maison forte. Une longue terrasse, desservie par de larges escaliers, fut élevée dans le jardin, et la petite source du château vint alimenter le vaste bassin qui est à sec depuis quelques années. L'entreprise de tous ces ouvrages fut faite par Philippe Buisson, tailleur de pierres à Dijon ; le /fnaçon Lazare Gaudry c de la paroisse de 15aint-Jean-le-Grand, à Autun », fut char-
gé de la main d'œuvre. Les travaux durèrent plusieurs années et les registres de la paroisse mentionnent l'état civil des ouvriers. C'est alors que M. de Migieu fit bâtir pour ses fermiers la maison occupée actuellement, près de l'église, par MM.
Arnoux et Antoine Henriot.
J*ai SOI. les yeux un livre de comptes du seigneur de Migieu ; sa tenue témoigne de l'esprit d'ordre qui Tanimaît : « Pour ^ouze cailles envoyées à ma tante, trente sols. » — Pour deux perdrix et deux levrauts, trois livrée dix sols. » Les droits dûs par les paysans étaient alors fort variables : une vigne de six ouvrées, e7i la jRoye^ devait six livres en argent, une demi-mesure de voisses et six deniers de rente. On payait en moyenne une livre par ouvrée; c'était beaucoup pour l'époque. Antide avait alors pour receveur un de 3rs cousins, le notaire Philibert Bourrée, fils d'Antide Bourrée-Richard.
En 1706 Antide de Migieu obtînt du roi l'érection en marquisat de la terre de Savigny, Vers le même temps il vendit à M. de la Loge de Châte!lenot son hôtel de .la rue du Grand-Potet et en acheta un autre dans la rue Saint-Jean. Il avait
alors pour fermiers à Chorey maître François Routy et sa femme Philiberlhe Paris. On doit supposer que ces fermiers ne cultivaient pas eux-mêmes. La famille Routy tenait dans notre pays une place trèsimportante. L'acte de naissance d'un fils de François porte les noms du parrain, Antoine dq S^rcy, capitaine au régiment du Poitou^wdc la marraine, Anne Lorenchet, veuve de Pierre-Antjine Leblanc, avocat à la cour.
Antide de Migieu, mourut à Dijon le 11 novembre 1717, laissant trois filles et un fils, Barbe avait épousé en 170S Charles Févret de Fonletle, petit-fils de l'auteur du Traité de l'Abus. Cette famille qui remonte à Claude Févret, habitant de Semur en 1383, portait pour armes : cCazur à une bande d'or de trois pièces. La seconde fille, Anne de Mig'eu, entra au couvent des Yisitandines de Beaune; en Mhh^ elle était assistante et conseillère sous le nom de sœur Angélique. La troisième se fit religieuse aux Bénédictines du Puits-d'Orbe, à Châtillon ; elle était encore^ vers 1750, abbesse de cette communauté.
Abraham-François, conseiller au parle*
nieot, devint président à mortier à la mort de son père. Ce marquis de Migieu obtint la sortie de prison de Louise de Bourbon, duchesse du Maine» qui avait été enfermée au château de Dijon, en 1718, pour avoir fait partie de la conspiration de Cellamare. « C'était, dit un historien du temps, une femme de beaucoup d'esprit et d'une grande élévation ddlBttîiû6n^** Le président lui offrit l'hospitalité dans son château de Savigny. La chambre qu'elle a habitée pendant dix mois a été soigneusement conservée, et la tradition rapporte qu'elle regrettait de ne pas avoir dans son parc de Sceaux la splendide vallée et la belle source de la Fontaine-Froide. A.braham-François de Migieu avait épousé Marie-Nicole de Ghevrière, dont je n*ai pu découvrir la lamille. Il mourut dans la force de Tâge, en 1736, et fut remplacé au parlement par un de ses parents, M. de Bourbonne, mari de Jeanne-^ Guilhelmine Bouhier.
L'aîné des fils d'Abrabam-Fraoçoia portait le nom de Michel-Laurent ; il fut officier aux Gardes-Françaises, chevalier de St-Louis et marquis de Savigny, at habita souvent la ville de Paris où il s'était
marié en secondes noces. Je possède dans ma collection une lettre datée de cette résidence, 28 décembre 1771, et adressée à M. Ganiare de la Motte, seigneur de Bessey. L'extrait suivant donnera une îdée du caractère de l'auteur et du style épistolaire de Tépoque.
tt Votre amitié est toujours la même et je souhaite pendant cent ans pouvoir vous en rémercier pour le bien de l'un et de Tautre. Madame de Migieu est arrivée en Bourgogne, mais la campagne leur fait peur dans les mois de Janvier, Février, Mars et Avril; elle est sujette à des fluxions et vous savés que l'air de Savigny est très -mauvais,... • Vous croyez badi* ner ; les gens d'épée ne sont pas les plus mauvais juges ; ils ne laissent pas languir les affaires et les trois quarts du temps un mal jugé vaut mieux pour les
parties qu'une longue procédure La
constance de M. de La Motte fait honneur à Mademoiselle^Gombaut et aux gens de Beaune. Tout mariage à mon advis est un miracle. J'aime beaucoup voir des personnes qui s'ayment tendrement ; cela est plus rare qu'on ne pense. Mon frère a été amoureux de sa femme huit ans de-
vant que de l'épouser. Je suis trè«-persé* vérant, mais je n'oserais asseurer que j*eusse voulu tenter une si haute entreprise; je craindrais de manquer d'haleine. Mon premier mariage a été FaiTaire de trois semaines et celui-ci de quinze jours. Je pense que dans ces occasions II faut attaquer vivement et ne pas laisser le temps à trop de réflexions. »
L'auteur de cette lettre , Uichel de-Higieu hérita du marquisat et de la terre de Savîgny.
Le second fils d'Abraham François fat Abraham Guy de Migieu ; il reprit la place de son père aussitôt quMl. eut atteint l'âge requis, c'est-à-dire le 19 juillet 1738r Il était né le & avril 17Â8 et se maria le S janvier 1718 à la veuve du président Joly de Bévy. Il mourut sans postérité le 8 fé* vrier 17A9, laissant pour héritier soo frère Anselme.
Ce troisième fils du président de Migieu était né en 1723. Il épousa vers 1750 Suzanne Morelet. La famille de cette dame remontait à Çiûllaume ikU>^elet qoi Sj9 croisa en 13;&6. Jean Morelet était cha* tmuQ de Beaune en 1669 ; son frère Bé* oigne possédait la swgneurie de Coa-
€hey. Il portait de gueules à une tête de Maure d argent liée de gueules. Le nom de cette dame de Migieu inscrit , avec la <:otisation annuelle de trois livres sur un registre de THôtel-Dieu, nous fait voir qu'elle faisait partie de la coofrëiie du Jiàint-Esprît.
Anselme de Migieu devint abssi pré* sidént au parlement ^e Bourgogne. Ses actes d'administration en ce qui concerna Chorey sont empreints ffuii esprit d'ordre qui touche de fort près à l'avarice. Les habitants conservent encore le souvenir de la raideur qu'il apportait dans ses relations d'affaires. Il cherchait constamment à augmenter son domaine. Le 21 jârivier 4771 nous le voyons acheter à M. de Pezerolle, héritier de M"* Brunet, onze ouvrées de vignes aux Crais, moyennant 1,800 livres. En 1785 il loue à M. Morelet pour une rente de mille livres toutes les acquisitions nouveUes qu'il avait faites à Chorey.
Les grands bâtiments dits de la ferme ^ appartenant actuellement à M. Jame6 Girard, ont été bâtis par ce seigneur en 177&. I!s furent occupée par Edme Debard,. fermier. Ce personnage prenait le
titre d'écuyer secrétaire du roi.
f.e château de Chorey avait alors le même aNpect que celui qu'il offre actuelleiDent. Le seul changemeol qu'il ait subi est la suppression des ouvertures destinées aux chaînes dupont-levis, la cens* truction d'un balcon dont la ntiesquinerie est en désaccord avec le pavillon, et l'élargissement du pont jeté sur le fossé. Par suite de cette modification, rentrée principale se trouve dans la cour au liea d'être à la grande porte dû pavillon. Ces mutilations ont été laites vers 1835.
Ajoutons qu'une des salle j du château de Chorey fut convertie en chapelle et que l'on y fît pendant deux années le service paroissial durant la construction de l'église en 1778.
Voici le portrait d'Anselme de Higiea éctit par le président de Brosses son contemporain : (( il aime assez les bonnei choses et s'y entend. Il a du fonds dans l'esprit, beaucoup de connaissances et un grand attachement à l'étude. Il est froid et son abord ne prévient pai^, mais il aie cœur bon, franc, plein de droiture et désintéressé autant qu'il soit possible. »
M. de Migieu n'eut que des filles»
L'une d'elles épousa M. de Courlîvron et eut sa dot en argent.
Une autre se maria avec H. de Ganay, chevalier seigneur de Lusigny et de Chassenay en Âutunois. Ses armes étaient dor à une aigle mornée de sable. Cette dame partagea la seigneurie de Savigny avec la suivante.
Anne Barbe Charlotte, troisième fille de M. de Migieu épousa le 5 février 17S2 M. Richard de Montaugé, conseiller laïque au parlement. Cette famille, originaire de Beaune, s'est partag(;e en plusieurs branches; elle a donné naissance à un grand nombre d'hommes distingués dans la magistrature et dans l'armée, ses armoiries sont d*azur au chef (Tor chargé de trots tourteaux de gueules. M. Paul Richard d*Ivry, propriétaire du château de Corabeuf, est de la même famille. La branche de Montaugé, remonte à Nicolas Richard, seigneur de RufTey près Beaune, qui vivait au milieu du XVP Siècle.
A l'occasion du mariage de cette dame de Montaugé, son père, le président de Migieu voulut remettre en vigueur l'ancien droit d'indire que possédaient les seigneurs de Ghorey. Ce droit cons\sli\\. ^
exiger pour une année le doubleoient des refiles, cens, dixmes et redevances. Les vassaux du marquis crièrent et protestèrent en vain: Theure de T égalité n'avaii pas encore sonné. Un notîâre de Beaune, Emiland Ranfer, fut chargé de la liquidation de ce droit qui fut bel et bien acquitté. C'est peut-être en représailles de cet acte que les habitants de Chorey brûlèrent, en 1791, presque tous les terriers et manueli de la seigneurie. Le président de Migiea ne vit pas cette profanation qui suivit de près If-i déchéance de la noblesse et la destruction Je tous les droits léodaux : il était passé de vie à trépas dans l'année
La quatrième fille d'Anselnae de Migieu, celle qui hérita de Chorey et de Varennes, se nommait Amélie Joséphine Catherine.
Elle épousa M. Etienne Gassot de la Vienne, propriétaire à Ribécourt (Oise).
Ce seigneur de Chorey suivit en Allemagne la foule des gentilshommed français, ce qui le rendait passible de la confiscation de tous ses biens. Mais il eut soin de se faire porter présent à Chorey, grâce à l'adresse de Denizot son homme d'affaires, et à la eomçlalsance du notaire
Maldant, de Savîgny. Il arriva que le certificat de présence ne put être présenté et la République fit saisir le château de Chorev. Une somme de trois mille livres donnée en gratification à certain personnage influent empêcha l'exécution de cette mesure ; mais il fallut aliéner une partie du domaine, M. de la Vienne fit vendre le 12 nivôse an IX les terres les plus éloignées.
La seigneurie de Chorey acheva d'être démembrée par la vente que fit madame de la Vienne, après la mort de son mari. M. Girard-Frapillion, fils de M. Claude Girard et de Anne Fournier, acheta la plus grande partie.
La famille Girard, originaire de Savigny^ avait affermé les terres du marquisat depuis 1 693, Après la mort du fermier Debard, en 1780, Claude Girard était venu habiter la ferme de Chorey où il resta jusqu'en en 1793. Il fut alors remplacé par un sieur Denizot, fils du jardinier du château.
Etienne Girard-Frapiliion vendit à MM.
Lagarde et Bonnard une partie de l'immense jardin seigneurial. Il conserva le, château, la ferme et une portion dta
tf
— aso —
terres. Sod fils Claude Girard , mort à Cborey au mois de septembre 1870, avait depuis quelques années partagé son bien entre ses enfants. M. Ghauvelot-Girardest a^uellement propriétaire du château et de ses dépendances.
Nous ne quitterons pas la seigneurie de Cborey sans parler de son administration judiciaire. Nous avops dit que le^ villages de Savigny, Cborey et Varennes avaient été érigés en marquisat dans Tannée 1706. Il y eut alors pour ces trois villages une seule juridiction composée d'un juge ordinaire, choisi parmi les avocats conseillers du roi. Ce magistrat dont les (onctions ressemblaient beaucoup à celles de nos juges de paix portait le D>m de bailli. Il était assisté d'un greffiei* et d'un procureur d'office qui représentait le seigneur.
Les appointements du bailli de Savigny et Cborey étaient de douze livres paran.Le procureur touchait dix livres et le greffier huit livres : ces sommes leur étaient payées par le fermier de la seigneurie. En dehors (^e leur traitement, ces officiers de justice avaient droit à des épices et honoraires pour la délivrance des grosses.
Simon Champagne éiait^ en 1671, procureur d'Abraham François Bourrée. En 1750 nous voyons paraître en qualité de bailli, maître Jean Garnier, conseiller secrétaire du roi en la chancellerie près la chambre des comptes de Dôle et avocat à la cour. Quinze ans aprëSi ce tribuna' était composé de Nicolas Pothier, avocat au parlement, demeurant à Beaune, bailli ; François Decologne notaire à Beaune, procureur, et Sausset notaire à Beaune^ greffier. M. Pothier resta en fonctions jusqu'en 1789.
En dehors de la justice ordinaire dont le siège était dans la salle du bailliage du Beaune, le marquisat deSavigny, Chorey et Varennes avait annuellement ses Grands- Jours. Cette cour d'appel, composée de r avocat du roi et de plusieurs juges de Beaune, tenait ses séances dans la grande salle du château de Savigny. Le fermier devait fournir la nourriture pendant toute la durée des assises.
Les causes motivées par un simple dé-lit, refus d'obéissance, une anticipation ou un méstis étaient portées devant la justice ordinaire et passibles d'amende envers le seigneur ou de dommages-intérêts en-
verâ des tiers. Les cas plus graves d'assassinat, de vol, de coups, d'injures gros* siëres étaient réservés pour la tenue des Grands Jours : ils étaient passibles de confiscation, d'emprisonnement, d'exposition publique au pilori et même de mort. Âfm de ne plus revenir sur les seigneurs deChorey, nous avons anticipé sur les événements. Retournons en arrière pour voir ce qui s'est passé dans notre village pendant les XVII* et XVIII* siècles.