‹ Histoire de Chorey et de ses seigneursChapitre 9 sur 51 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

t£S VOILS ROMAINES DE NOS ENVIBONS.

Statlm ab f o fiexa militaris via sit coufrjgosa. (Euhèise )

Nous connaissons les événements qui ont signalé la trop longue période de Toc* cupation romaine ; il nous reste à exaaiiner les tracts qui existent de cette époque. Nous couimenceron v par les che* mins. La desciiption des voies romaines limitées à rarrondissemcnt de Beaune demanderait à elle seule un volume ; je parlerai seulement de trois d'entre elles qui se trouvent à proximité du village de Cborey. 11 faut avoir étudié le terrain et suivi pas à pas les traces de ces antiques chemins pour les décrire avec certitude : c'est ce que nous allons faire dans ce cba* pitre.

Ce fut devant le teoiple de Saturne qu'Auguste fit ériger à Rome la piem»ère colonne oiâlitaire en bronze doré, miiiia* rLim aureiim.

La niéiropole lyonnaise devînt le centre de plusieurs grandes voies. La prit cipaie passait à Mâcon, Tournus et ChâloQ où elle se divisait en deux braiu hes. L'une se dirigeait sjr Auxerrc par Mercurey, Autun, Saulieu, Avallon et se rendait à Boulogne -sur-mer par le Beauvaisis. La seconde sedirig«ait sur Langres par Villy et Thil-Châtel ; elle gagnait le bissin de là Moselle puis Trêves et Cologne. Désignée par Ammien Marcellin sous le nom de Via solemnis et dans le testament de St-Remy sous celai de Via cesarea^ celte grande voie de Lyon à Trêves fut construite Tan de Rome 7A2, douze ans avant la naissance de J. C, par Marcus Vipsanius Agrippa, gendre de l'empereur Auguste et gouverneur de la Gaule* On employa quatorze ans à ces travaux qui furent terminés la quarante et unième année du règne d'Auguste. Cette voie était di* visée en lieues romaines de 1,500 pas, marquées par une colonne indiquant la distance des villes voisines. Sa largeur.

était de trente pieds (1). Les postes et relais, mansiones^ ne servaient qu'au gouverncni«>nt et aux armées; il raUait une permission spéciale de l'empereur ou du

préfet du prétoire pour qu'un simple citoyen pût en user.

Agrippa établit sur cetle voie des cour, riers de plusieurs sortes voyagennt avec des voitures à deux roues, Inrotœ^ qui ne pouvaienl porter que cinq rems livres, et des chars à quatre roues appelés Ifkeuœ. Ces courriers ou postillons, Veredarii^ avaient leurs stations à cinquante mire pas les unes des autres, environ 35 kilomètres. Le code tbéodosieu nous apprend que le nombre des chevaux ou muleis devait être fixé par un règlement spécial, ainsi que le mode de voyage des chevaux de course, VeredU qui, dans certains cas pressés , franchissaient rapidement des distances considérables. Chaque Mansio devait avoir vingt chevaux. De loin en loin ^

on y trouvait des hôteliers appelés Diversores.

On a beaucoup écnt sur les dilTérentes

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