‹ Histoire de Christophe Colomb: suivie de sa correspondance, dChapitre 20 sur 39 · SUA JJ^ VOYAGES · texte numérisé non relu

SUA JJ^ VOYAGES

marchand qu'un ititérêt péçuniiâre dans cet at^ mement. En efifet, dans ses relations il se sert toujours du pluriel^ et s'énonce ainsi: «Nous « allâmes, nous i^^arqpiâmes^ etc.;» et il ne dit être parti avec une commission, du roi d'Espagne que dans Une seule deseslettres, adr^sée àLorent de Médicis. Ce sont là probablement les motifs qui engagèrent Pierre Martire d' An^iera , tout en £ad^ sant son éloge comme bon géographe et bon astronome, à ne jamais le classer parmi ceux qui ont découvert le Nouveau-Monde. Ses talens ^1 géographie et astronomie lui valurent en 1 507 l'emploi de premier pilote, et il fiit chargé de professer à Séville la navigation. Ce fut alors qu'il désigna par le nom d'Amérique le nouveau contiAent sur toutes les cartes qu'il était obligé de dessiner et de revoir; et ce nom, d'abord employé par les seuls navigateurs, comme l'observe très bien Tiraboschi , devint bientôt d'un usage général. Les Espagnols ne tardèrent pas à s'en plaindre ouvertement ; mais leurs plaintes , dit l'abbé Prévôt, n'empêchèrent point que ce nom lie fut adopté pour le Nouveau-Monde. Dans la relation de son second voyage, si toutefois on peut supposer qu'il en .ait Éait un premier, Vespuce laisse percer quelque sentiment de jalousie contre celui qui avait visité le premier le nouvel

D« OOLOXBw 179

h^isphère, les voyages que ce Florentin fit postérieurement furent entrepris par ordre de ta cour de Portugal; et ce fut alors qu'il s attribua l'honneur d'avoir découvert le Brésil, honneur que les Espagnols lui contestent, et que les Portugais attribuent à un de leurs compatriotes, Pierre Alvarez de Cabrai , en 1 5oo. Jean Lopez de Thinto place la mort de Vespuce dans l'année i5o6; cet écrivain ajoute qu'il fut enterré dans l'île Terzera.

Les Américains , plus justes que les Européens, quoique moins Êivorisés du sort par k découverte du nouveau continent , donnèrent le nom de Coïombia à plusieurs terres, à un grand fleuve, à une vaste province, et à une ville po* puleuse.

Page 1