‹ Histoire de Christophe Colomb: suivie de sa correspondance, dChapitre 33 sur 39 · HOTES · texte numérisé non relu

HOTES

« NoayeanrMoiide, et ^^osîeius autres iles. UEspf^ooit est « de huit cents milles de longueur sur trois cent treize de « largeur; l'ile de Cuba est à soixante-dix milles de VEsps^goe. « Colomb voulant s'assurer si Cuba était une fie ou un conte tinent, parcourut treize cents milles , découYnt plusieurs « Iles y -et leur imposa des nopis, »

Dès Tannée i5oi Angelo Triyigiano^ secrétaire de Deminico Pisaniy alors ambassadeur de la république de Venise auprès de la cour d'Espagne, écrivit àD'ominico Malii^erOy autre noble Vénitien , au sujet des découvertes de Coload>. n dit dans ces lettres qu'il était très lié avec C<4<Hnb , se trouvant alors à Grenade dans le plus grand malheur , sans argent, et abandonné du roi, comme le rapporte ce même Vénitien. U ajoute que par. son entremise il avait envoyé. à Palos pour qu'on dessinât une carte du voyage et des décmvertes de Christophe , car à Grenade on n'en trouvait qu'une seule dessinée par Colomb lui-même, et qu'il n'était pas poi^ sible de rencontrer un seul homme en état d'en tracer. Cette ôrconstance vient à l'appui de la conjecture que j'ai avancée sur les dessins qui accompagnent la lettre de Colomb, que j^ai reproduite dans cet ouvrage ; tout porte à crwe que c'est Colomb lui-même qui ébaucha ces. desseins, quoiqu'ils soient Uès grossièrement fîedts. C'est sous la. dictée du susdit Angelo Trivigiano. quj'Alberto Vercellese, de Lisoaa, imprima à Venise en .1^04 un ^Opuscule devçnu très rare, ayant pour titre : J^ibFfStto di tutta la ncwigazione dei rè di Spfgna, délie isole e terreni nuovamente trovati.

Nous ajouterons quelques courtes observations sur cette lettre, qui ont rapport à des fai^ passés sous silencç.par le chevalier Morelli dans ses notes déjà citées.

C'est sans contredit une circonstance digne de remarque,

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et très propre à résoudre la question touchant la déconverte du continent d'Amérique, que celle de yoir Colomb, en parlant ûuas cette lettre de Cariai et de Carambaru, les appeler des terres et non pas des tles, comme il le fait pour la plupart des pays qu'il a visités.

n £siut aussi remarquer la différence qu'il fait à la page 245 des lieues de mer et des lieues de terre, en assignant aux premières cinq milles et aux secondes quatre seulement; lieues d'ailleurs cfui ne s'accordent aucunement avec celles indiquées par Toscanelli. Il est aussi intéressant d'apprendre de hd, qu'un degré de la ligne équinoxiale est de trente-six milles et deux tiers.

Le nom de Ganges, ou Gange, page 249» fleuve placé à dix journées de distance de la province de Ciguare, qui devrait être le Mexique, semble favorable à l'opinion de ceux qui font venir de l'Asie les peuplades cpii ont occupé l'Amérique, car ce nom ne signifie autre chose, si ce n'est grand fleuve, ou fleuve caché, ou fleuve sinueux.

Remarquons que Colomb, page 2S8, parlant de la province de Mago , la croit limitrophe de celle du Catai : il se croyait donc encore en Asie. Il est probable que sous le nom, de Mago , notre navigateur voulut désigner le royaume de Mttngi^ une des régions les plus vastes et les plus peuplées de la Chine,' et dcmt Marc Paul avait parlé longuement. Ce qui est rapporté* page ^8 vient à l'appui de cette opinion; Colomb fait mention de la demande adressée par l'empereur du Câtai) à l'effet d'obtenir des hommes instruits dans la religion chrétienne, afin de la propager dans ses états. ( Consistez mes notes aux lettres de Toscanelli, «t à' la prenûère lettre de Colomb écrite «n- 1493.) J'ajouterai que le nom de Catigara dont se sert Colomb dans cet endroit <>st , selon

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» g^g^mfk t B et soivMrt BiBifeitl, le se CantMiy Tifle inririMe de la diioe.

Cokuab iHibitaé à ne parier ^mt le hagipp écs rend la ph^Mrt de tes idées par desc iyi e » iM m ^^ langage. C'est ainsi qu'à la pa^ 248, il donne anx ] des niHrires aree des IwAa rdt», eiprmijan ^û ne signifie a^rediose si ce n'est des narâes propre» à parler < barbes. De là Tient anssi les n«ns de Béu^memtas, j Grosso, nena fn^ a dannrs è des lieu parfîmlâny^ et ^àt rappeUoftt tons ^piel^pie terne de umii, •

En parlant de l'or, page S1499 Colood» noos aqp^vnd ^m. les liflliitan» de Cignare le recueillent antrovent tf^m le& bab- Intams de l'E^agnoley «fnoîqiie les nas et les anires le rasomsseiit d'une suuiîère difiG^este de la notte. H ctwiiaissait donc leurs pr^oeédés ^ maïs aîMeurs, page %f^y il raconte %ae ses soldats en recueillirent une qnanlké coosîdéialde dans, l'espace de quatre hemes ; eireonotuftee «pii n'aurait pu aTMr lieu s'ils n'ayaioit pa» trouvé l'or natiL

Quant ata pores d'une forme époufvantable que <Tfflrft«h assure avoir tus, page !i63, ces animauK ne poumient éfo« qoe des siMigUers ; et étendant le Nonrean-Mondé ne pa>odiiit pas de eesammaux sauvage». Il Cuit dons erowe q«e ceif porcs étaient de l'espèce désignée par linnée scws le nom de sus^patirm^ qa dé c^Ue «çip^é^p^eri, ^o» biien sm ie^'assit, L^ lomne monsttueiue que leur dnane Colomb me pos^à croire que c'étaient déSvpdncs de l'eSpèce/Kiaoflf, parce qu*Hs soht tirés grandft, qn'ils ressemblent le pins à itès sanglier», et tipi'ilB ont des f^oases téfees, et dei- mn^irinT dîifoi?me&. Ces ammonx^ appielé» ésftmes par Bolfom^ bot été décrit» 9 veck p^bs. f^rmid soin -par FéUce di Aaartk.

1/animal que' Colomb a tbé devait ^tre probabh^n^enf mi-

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dhfti Mnira^y puisqu'c». Italie ^ d'après un ancien «sage, eei aiûmaux portait le wiim de maimom ou phttèt ?nainom. La iéfocké el la foioe de cet aniiial pouirait laire douter que ce ne fût va dee dbal» de l'espèce désignée par ErxlelMn aous le noam àefeUs senud^ qu'on a trouvée aussi à la Nouyelle- Espagne. On peurvatt nérae le croire un cfaat tigre, espèee qm n'est pu rare ^1 Amérique , et qUe liunée a* nommée foUa fufit. Les lions qne Ck)lomb dit avoir :vu0 pourraient iMuvir un stçet de discussion , car l'Amérique miuique de Trais lions ; on n'y rencontre qu'un animal appelé eonguar, qui, à la v^tté, n'a i^^ncune ressemblance avec le Uon, puisqu'il est plus petit, plnw mince, et beàiucoup moins féroce qne le roi des animaux, qu'il n'a point de crinière ni de luMqppe à la qneue, «pt'il a der mouvemens lent&, et qu'il n'attaque jamais l'homme ni même les cbieus ; cet animal, en «n mot, ressemble beaucoup plus au chat qu'au lion. Linnée l'appelle y^^ eoneolor. Malgré ees «^servations, on ne peut jMis accuser Colomb d'inexactit«de, ear il dit simplement a*reèr Vu des xoka^xnLpresfue ressemblons à des liens, et que d'ailleurs il ne les a peutrétre aperçus que de son navire,lorsque ces ipûnaui^ se promenaient si»? les sables des côtes» ' n est facile de s'aperceroir à la lecture de cette lettre cpie Colomb, lorsqu'il l'écriTaît, n'ignorait pas l'accusation qu'on \m ayait ii^ntée aupuès de la Cour d'E^agne, d'avoir voulu se rendre- maitrf des Indes ; c'est ce qui l'engage à Sr'excustf , en disant qn'un étranger n'aurait jamais pu concovoir un te) dessein sans être secondé par un prince puissant, surtout se trouvant comme lui afU milieu dliommes tous nés st^ets de FSspagne.

('59) Cette pièce est le codicille dont nous avons parlé au long dans la note s à la vie de Chmtojdie, page 74» co-

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