CHAPITRE NEUVIÈME
STATISTIQUE GÉNÉRA LK.
Le territoire de Clichy-la-Garenne, entièrement d'alluvion, appartient à la période diluvienne, et résulte des débris de montagnes calcaires et gypseuses, combinés sans ordre apparent avec des lits de craie, de sable impur.
quartzeux, et de rognons de quartz diversement colorés. Ses eaux, impropres à l'alimentation, contiennent du calcaire en dissolution. Sa surface, généralement peu profonde, est également peu favorable à l'agriculture et aux plantations.
Le désordre si remarquable qui commence à la superficie, se continue jusqu'à une profondeur de 53 mètres ; les lits de sable, de marne, de calcaire et de roche alternent sous une mince épaisseur, sans aucun arrangement et sans égard aux pésanteurs spécifiques. À
52 mètres se rencontre, dans un lit de sable grossier, la nappe d'eau ascendante du puits foré du président Crozat de Tugny. Le terrain maritime, recouvert d'une coUche de marne chloritée, dont les principaux coquillages sont le cardium et le cérithium , commence à
53 mètres, La première nappe d'eau jaillisante se trouve à 64 mètres, dans un lit de sable
gris, de sept mètres d'épaisseur; une seconde, d'une plus grande puissance ascendante, à 73 mètres, dans une couche de sable mélangé de lignites et de pyrites de fer, qui communiquent à Peau une saveur sulfurée et ferrugineuse très remarquable f .
La superficie totale de la paroisse est de quatorze cent trente arpents, ou, plus exactement , de quatre cent quatre-vingt-neuf hectares, dont trois cents, consacrés à l'agriculture, produisent en moyenne mille hectolitres
1 Nous devons la plus grande partie de ces détails à M. Mulot, le célèbre auteur du puits de Grenelle, qui fora en 1841 un puits artésien dans la propriété acquise depuis par M. Maës, et qui nous a communiqué le relevé de ses observations. La sonde a traversé six couches de sable , présentant ensemble une épaisseur de 23 m. 79 c, douze couches de marne d'une épaisseur totale de UO m. 79 c , dix couches de roches calcaires , d'une épaisseur de 5 m. 79 c. Le puits est formé de deux tubes concentriques, dont le second, d'un plu* grand diamètre, est destiné à utiliser la première nappe d'eau ascendante.
de froment, quatorze cents hectolitres de seigle, mille hectolitres d'orge et d'avoine, un million et demi de kilogrammes de racines alimentaires et des quantités variables, mais peu élevées, de fourrages. On a cessé d'y cultiver la vigne, et on a bienfait.
Trente hectares environ appartiennent à la culture des plantes maraichèrcs, dont l'élévation du prix de vente, plutôt que l'abondance, dédommage seule le cultivateur du travail excessif auquel il est obligé de se livrer. Quatrevingt-quatre appartiennent aux voies publiques, aux cours d'eau; le reste aux constructions, aux jardins d'agrément et aux étentes des blanchisseries.
L'impôt foncier est de 23,400 francs ; l'impôt mobilier, de 8,900 ; celui des portes et fenêtres, de 10,800; celui des patentes, de 16,100. Le produit de l'octroi est de 26,000 francs;
celui du port, dont le mouvement est de trois
cent cinquante bateaux en déchargement par année, de 1,900 francs; le budget de la commune, de 40,500.
Le chiffre de la population, d'après le dernier recensement, est de cinq mille neuf cent onze individus, auxquels il faudrait ajouter quatre ou cinq cents nouvelles recrues, si la cessation des travaux industriels n'avait occasionné une émigration à peu près égale. La presque totalité se compose d'ouvriers employés dans les diverses usines, d'artisans, de commerçants, de gens de métier, de cultivateurs, d'horticulteurs et de blanchisseurs de linge. Le chiffre de la garde nationale varie de huit à neuf cents hommes ; la liste des jurés est de mille cinquante-quatre.
L'horticulture maraîchère compte quarante établissements, et occupe cent cinquante personnes. Cent trente-sept établissements de blanchisserie fournissent du travail à plus de
quinze cents ouvriers des deux sexes. On
compte vingt-une fabriques de divers produits, une centaine d'entrepreneurs de travaux et d'hommes de métier, employant chacun plusieurs ouvriers ; cent soixante-dix boutiques de marchandises de toute nature, quarantecinq vacheries, comprenant chacune depuis six jusqu'à vingt vaches laitières.
Six cents enfants reçoivent l'instruction élémentaire dans dix établissements d'instruction publique indépendamment de l'ouvroir des Sœurs de Charité, de deux pensionnats avec externat, qui comptent environ quatre-vingt-
1 Ecole communale, filles, 85 élèves; école gratuite des Sœurs de Charité, 120. Ecole communale, garçons, l&a. Beaucoup de personnes appellent de tous leurs désirs la fondation tfÊcoles Chrétiennes. Trois écoles privées pour les demoiselles, quatre pour les garçons.
2 Pensionnat de garçons, avec étude élémentaire de la langue latine, 60 élèves; pensionnat de demoiselles, 30 élèves.
dix élèves *, et d'une salle d'asile, qui n'en compte pas moins de deux cents de l'un et de l'autre sexe dans les temps ordinaires.
La population était en 1792 de 1,525 habitants ; elle s'éleva en 1821 à 3,018, ainsi répartis : l,479dans le village de Clichy, 742 dans celui de Batignolles, 760 à Monceaux, 37 à la Planchette. En 1831, après l'érection de la nouvelle paroisse de Batignolles-Monceaux,elle était encore de 3,097; en 1836, elle atteignit le chiffre de 3,440; en 1841, celui de 4,157; maintenant elle s'élève à 5,911, ainsi qu'il vient d'être dit.
L'industrie seule a déterminé ce progrès, en appelant dans la localité un grand nombre d'étrangers, et en y répandant chaque année des sommes considérables pour la main d'œuvre des objets manufacturés. La valeur des terrains propres aux constructions a suivi une marche beaucoup plus rapide encore.
En 1793, l'état industriel et commercial se réduisait à trois moulins à blé dix-huit comptoirs de marchands de vins et de bière au détail, sept boutiques de grèneterie, de fruiterie et d'épicerie, un chantier de bois à brûler, deux boucheries et cinquante ateliers de blanchissage de linge, dépensant dix-huit cents livres de savon; trente-six livres par année et par atelier, et douze à quinze voies de charbon de terre, au prix de cent francs la voie, délivré par ordre du Gouvernement, et sur une demande exprimée par écrit.
Les plus anciens établissements industriels sont les fabriques de produits chimiques et de blanc de céruse, fondés en 1809, le premier par les frères Bernard-Nicolas et Pierre-Charles Pluvinet; le second par M. Jean-Louis Roard.
La fabrique de produits chimiques, tels que noir animal, substances ammoniacales, soudes, sels d'Epsum et de Glauber, esprit de
sel, muriate de chaux, éther sulfurique 4 , emploie annuellement une trentaine d'ouvriers, et recueille dans le pays même la plus grande partie de ses matières premières.
La fabrique de blanc de céruse a puissamment contribué au développement de l'art de la fabrication de la céruse en France. Les cristalleries de Clichy, de Choisy et de Bercy témoignent, par la beauté de leurs produits, des soins qu'on y donne à la fabrication du minium. Cet établissement livre annuellement au commerce douze à treize cent mille kilogrammes de céruse, de minium, de mine orange et de litharge. M. Roard a vu ses tra-
1 Dépense, un million de kilogrammes d'os, au prix de
12,000 francs; quatre cent mille kilogrammes de chiffons de
laine, au prix de 12,000 francs; quarante mille kilogrammes
de sel marin, de grandes quantités de plâlrc, et pour 30 à
40,000 francs de combustible, tant en coke et en houille
qu'en bois de chauffage. Produits bruts, 220,000 francs.
vaux récompensés d'une médaille d'or, obtenue en 1819 , et de l'étoile de la Légiond'Honneur 4 .
Une troisième usine, d'une grande importance également, et qui distribuait ses produits par toute la France et à l'étranger, s'était fondée en 1817 auprès du pont d'Asnières. Ajouter qu'elle vient de succomber sous les imprécations du public, autant et peut-être plus que sous ses propres infortunes, c'est nommer la boyauderie. L'établissement, occupé maintenant par une fabrique de bougies, donna de l'ouvrage dans les temps de sa prospérité à soixante-dix et même à quatrevingts ouvriers.
Mais c'est principalement depuis 1824, que
* Rapport du Jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1844, t. II, p. 729. — Dépense, six à huit mille hectolitres de houille.
le mouvement industriel a pris une plus grande extension. Cette année fut témoin de la création d'une plomberie, fondée par M. Hardouin, négociant, et d'une fabrique de produits pharmaceutiques, par M. Pelletier, membre de l'Institut et de l'Académie royale de médecine. Les années 1826 et 1833 virent celle de deux ateliers de teinture, dont les faibles commencements étaient loin de présager l'extrême importance qu'ils ont acquise. Le premier, fondé avec quarante-cinq mille francs par M. Augustin Rouquès, pour une douzaine d'ouvriers, est arrivé à en occuper jusqu'à cent, et à jouir d'une prospérité constante 1 .
1 Dépenses pour constructions , agrandissements et machines, 300,000 francs. Teinture, chaque jour, de vingt-cinq pièces d'étoffes de soixante mètres de longueur. Le mouvement est imprimé par deux machines de la force de seize et de trois chevaux. Consommation de combustible, sept à huit mille hectolitres de houille par année.
Le second, fondé avec quatre mille francs
par M. Monnier, dans le bâtiment de l'ancien lavoir, n'a pas tardé à déclarer à son aîné une puissante rivalité, et à devenir le plus vaste et un des plus importants des environs de Paris. Il a compté dans des années prospères quatre cents ouvriers, et pourrait en occuper un cent de plus. Il prépare toutes les substances tinctoriales qu'il emploie, et contient des ateliers de tous les métiers nécessaires pour l'entretien du matériel. *.
La fabrique de produits pharmaceutiques,
1 Dépenses pour acquisition de terrains, constructions, machines, etc., 1,200,000 francs. Autant d'affaires dans nnc année prospère. Le mouvement est communiqué par trois machines de la force de quarante, vingt et six chevaux ; celle-ci est employée à élever l'eau nécessaire à rétablissement et à la consommation du village. Réuni aux maisons Boutarel, de Paris,et Chalamel, de Saint-Denis, en 1843. Soixante dix chaudières à l'ancien procédé ou à la vapeur, neuf générateurs, etr. Dépense, quinze à vingt-cinq mille hectolitres de houille.
établie dans une dépendance de l'ancienne habitation royale de la Planchette, donnée en 1528 par François l or à Adrien de Courceiles, à joui pendant longtemps du privilège de fournir à toute l'Europe le sulfate de quinine ; substance inventée par le fondateur, à laquelle ses succès en médecine assignent un rang distingué parmi les inventions modernes.
Après avoir apprêté chaque jour vingt mille livres de plomb laminé, de plomb de chasse ou de plomb étiré en tuyaux, la plomberie s'est fermée en 1842, et a été remplacée par un établissement de bains Sa machine, de la force de vingt chevaux, sert à faire monter l'eau de la Seine à Batignolles, et entretient dans la traversée du village de Clichy un nombre de bornes fontaines proportionné
i Cet établissement appartient maintenant par bail emphytéotique à M. Bouhier de TEckisc, représentant du peuple.
à celai des concessions particulières qu'elle est appelée à desservir.
L'année 1844 et les années suivantes avaient apporté à l'industrie locale un redoublement de prospérité, dont il n'était pas possible de prévoir le terme, si les malheurs publics n'étaient venus arrêter son essor. En i8&l, M. Laming établit une seconde fabrique de produits chimiques, non moins importante que la première ; les appareils, montés sur une grande échelle, pourraient fournir aux besoins actuels de la consommation de l'ammoniaque et des sels ammoniacaux d'une grande partie de la France f . Ses procédés particuliers pour l'extraction de l'alcali volatil et du carbonate d'ammoniaque des eaux provenant de la fa-
1 De quarante à cinquante ouvriers. Dépense, deux à trois mille hectolitres de houille. —Y. Rapport du] Jury central, etc., t II, p. 752.
brication du gaz à la houille ont contribué
a produire une baisse de 45 pour cent dans le prix des substances alcalines. Cet établissement fut honoré d'une médaille de bronze à l'exposition de 1814.
En 1842, M. Maës transféra à Clichy une fabrique de cristaux, établie précédemment à Boulogne, dont les produits furent très remarqués à la même exposition, et obtinrent une médaille d'argent *.
L'année 1844, qui couronnait ainsi l'industrie de Clichy dans la personne de deux de ses chefs, voyait deux nouveaux établissements se fonder dans la paroisse : ceux de MM. Gautier, à la Planchette, et Cavé, au chantier du même nom ; le premier, pour la fabrication des couleurs et du vernis employés dans la peinture ;
* Deux cent cinquante ouvriers.— V. Rapport du Jury central, etc., L ffl, p. 695.
le second, pour la construction des bateaux en fer laminé. Celui-ci débuta de la manière la plus brillante, en lançant, en 1845, plusieurs navires, dont Pun, leChaptai,nmre à hélices, armé d'une machine de la force de deux cent cinquante chevaux, attira l'admiration des connaisseurs. Tout Paris voulut voir sa construction savante et ses formes gracieuses f .
1847 : une fabrique de verres à vitres, de verres de couleur et de verres cylindriques, fondée par M. Germain Duhamel, et une fabrique de blanc de zinc, par M. Leclaire, peintre en bâtiments*.
! La fabrique de couleurs a employé trente ouvriers, avec une dépense de cinq à huit cents hectolitres de houille. La fabrique de bateaux en fer, deux cents ouvriers, au prix moyen de UO centimes à l'heure.
2 Le premier, dans l'espace de quelques mois, a occupé trente ouvriers, et fourni un mouvement commercial de 150,000 francs; le second a à peine ouvert ses ateliers.
Toutes ces industries, surprises en pleine activité par les événements de février, commencent à reprendre le mouvement et la vie, semblables au navire arrêté par l'orage et ballotté par la tempête, qui rouvre ses voiles aux premiers instants du calme. Il est vrai que depuis une année le mouvement commercial s'était alangui ; ce qui les a préservées peutêtre des plus grands malheurs : car, plus la marche est rapide, plus la commotion produite par un arrêt subit est redoutable.
Sous la puissance d'une telle impulsion industrielle, le village a pris lui-même de grands développements ; les rues encore peu habitées ont achevé de se peupler ; des rues nouvelles ont été ouvertes : en 1821, la rue de la Fabrique, par M. Jean-Louis Roard; en 1823, la rue Dany la rue Dumas en 1841, par le
1 Cette rue, ouverte alors par le sieur Dany, dans une par-
sieur Dumas Descombles; ên 1823, un quartier tout entier, celui du Réservoir, dans l'emplacement du parc du château seigneurial. Le fondateur, Auguste Roard, fit construire aux deux extrémités de la rue principale un réservoir et un lavoir publics, alimentés par une pompe à feu, dans l'espoir que les blanchisseurs de linge, qui jusqu'alors avaient fait leurs lessives au bord de la rivière, profiteraient du double avantage d'être à couvert, et de ne plus descendre dans l'eau jusqu'à mi-jambe ; mais le réservoir, en fournissant l'eau à bas prix, rendit le lavoir inutile, car les blanchisseurs préférèrent acheter l'eau, et faire l'ouvrage à domicile.
Une entreprise beaucoup plus vaste et d'un
tie seulement de sa longueur, se nomme maintenant rue Cousin, du nom du sieur Denis-Réné Cousin, qui concéda en 1828 les terrains nécessaires à son achèvement
avenir beaucoup plus important, s'exécute en ce moment sur l'emplacement des jardins du même château, dans la propriété de M. Alexandre- Eugène Buisson, comme un premier pas dans la réalisation de la voie projetée entre Paris et Epinay parClichy-la-Garenne. En attendante village en reçoit un agrandissement de moitié, sans augmentation du périmètre de son étendue.
Mais il est une dernière fondation, dont le résultat doit être en sens inverse pour la paroisse: celle du village Levalois, conçue et exécutée en 1846 par MM. Nicolas-Eugène Levalois, marchand de vins en détail, Fazillau et Poccard, ouvriers .evillage,dontleshabitants se sont constitués en conseil de famille, compte
déjà dix-huit rues 1 , cent quatre-vingts maisons bâties, deux cent cinquante habitants à demeure
» Rues Chevalier, Zablot, des Frères-Herbert, Fazillau, Grave!, Martinval, Froment, Vallier, Saint-Louis, Félix, de
fixe, et possédera bientôt une chapelle égale en grandeur à l'église paroissiale. 11 est impossible qu'il ne se réunisse pas, dans un avenir prochain, aux villages Mayeux, delà Planchette, de Viiliers et du Champerré, pour former une nouvelle paroisse. Alors le territoire de Clichy, réduit aux limites les plus exiguës, n'aura plus rien à perdre.
En 1846, levillagea été doté de somptueuses écoles communales ; en 1847, de l'éclairage au gaz ; une mairie plus en rapport avec son importance est maintenant en projet ! .
Cormeilles, Fouquet, Serre, Marly, de Courcelles, du Bois, Poccard. Deux places publiques. MM. Léon Noël et de Cormeilles ont vendu les terrains au prix de l&.et 15 francs la toise. Fête du village les 8 et 9 août, à la saint Justin.
1 Liste des maires de Clichy depuis la fondation des nouvelles municipalités :
Georges Soret, du 3 février 1790 au 12 novembre 1791. Charles-Pierre Tiphaine, jusqu'au \h avril 1792. Etienne Gillct, jusqu'au 30 avril 1800.
Un établissement de Sœurs de Charité a été fondé en 1837 par le sieur Claude Houdard, moyennant un don de 30,000 francs. Deux sœurs tiennent les écoles primaires, ce qui est l'objet de la fondation; deux s'occupent du soin des malades et de l'assistance des pauvres; une dirige l'ouvroir, comprenant trente jeunes filles, qui reçoivent l'instruction civile et religieuse, en môme temps qu'elles font leur apprentissage. Cette maison, qui est une des * ■
Sébastien Chéret, jusqu'au 29 août 1805.
Jean Paillé, jusqu'au 18 août 1815.
Bonaventure-Joseph Dussart, jusqu'au 18 octobre 1823. Jean-Pierre Ëonneau, jusqu'au 20 février 1828. Gabriel-Alexandre Buisson-Saint-Sulpicc, jusqu'au 17 août
Charles-Pierre Pluvinet, jusqu'au 11 juillet 1831. Pierre Saintard, jusqu'au 13 août 1831.
Henri-Nicolas Hugenet, jusqu'au 1" mars 1833. Etienne-Louis Gillet, jusqu'au 12 février 1835. Henri-Alexandre Bourgeois, jusqu'au 20 juillet 1839. Anatole Ftuquçt, depuis Iç 21 juillet J839.' ,
succursales les plus im|)ortantes de la communauté de la rue du Bac, ne compte pas moins de dix-huit religieuses affectées chacune à un office spécial.
Une association de secours mutuels entre les ouvriers a été fondée en 1839, sous le patronage de saint Vincent de Paul 1 . Elle compte cent soixante membres, et possède des réserves qui la mettent à même de remplir efficacement ce but humanitaire. Le but moral est meilleur encore : c'est celui du maintien de la concorde entre les ouvriers des diverses industries. Elle a pour objet la philantropie,et pour règle la probité, la décence et les bonnes mœurs.
Un bureau de bienfaisance, fonctionnant depuis plusieurs années , a déjà rendu de
* Fondateurs : MM. Loup, Lepareur, Rouquèâ, Vernen, Georget, Pattu, Didier, Lalourccy, Fauchet et Umoine.
grands services à la population indigente. On vient de fonder en outre une association de charité, chargée de recueillir des dons volontaires, et de les distribuer entre les nombreux ouvriers que la cessation des affaires à laissés sans travail.