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2. On dépensa par la suite, à Chambi eut, en sis années, environ 800,000 livres, dont 146,000 en 1685. On rail que l

['lus là, cl Louvi i i Qandail en qualité <le surintendant

des bâtiments, ne*regai'dait pas à l'argi

des mailres tapissiers, des orfèvres, des fondeurs, des graveurs lapidaires, des menuisiers en ébène et en bois, des teinturiers, et les meilleurs ouvriers en toutes sortes d'arts et métiers. L'érudition moderne a découvert les noms et les œuvres de cette colonie d'artistes. La direction en fut confiée à Le Brun, dont l'heureuse fécondité suffisait à tout. On connaît sa merveilleuse aptitude à toutes choses. Ecoutons un contemporain : « Quoique je vous aie nommé beaucoup de ses ouvrages, dit le Mercure de France du mois de février 1690, j'ai oublié de vous parler de .ces grands et superbes cabinets qui se faisoient aux Gobelins sur ses dessins et sous sa conduite; il sembloit que tous les arts y eussent mis chacun leur morceau... Enfin, M. Le Brun étoit si universel, que tous les arts travailloient sous lui et qu'il donnoit jusques aux dessins de serrurerie. J'ai vu regarder par de très-habiles étrangers des serrures et des verrous de portes et de fenêtres de Versailles et de la galerie d'Apollon au Louvre comme des chefs-d'œuvre dont ils ne pouvoient se lasser d'admirer la beauté. » En même temps, la manufacture de la Savonnerie, fondée vers 1601 àChaillot, était réorganisée et exécutait pour les galeries du Louvre, des Tuileries et de Versailles, des meubles, des sièges variés, des paravents, des portières, dont l'effet décoratif s'harmonisait à merveille avec les ouvrages sortis des Gobelins1.

1. Notice historique sur les manufactures impériales des tapis* series des Gobelins et des tupi* /le la Savonnerie , par L. Lacordaire, passim. La notice de M. Lacordaire donne, en indiquant les sources officielles, les noms, les travaux et les gages des peintres *'t des principaux ouvriers, sculpteurs, etc., qui ont été successivement attachés aux Gobelins. On y voit qu'en 1G81 Le Brun reçut

VERSAILLES ET PARIS SOI s LOI [S XIV. 215

Un habile astronome, Adrien Auzout, avail suggéré L'idée île construire un observatoire1. Les plans en lurent confiés à Claude Perrault. Par malheur, élevé au moment même où les anciennes méthodes d'observation avaient fait leur temps et où celles qui ont inauguré la science nouvelle n'étaient pas suffisamment expérimentées, il se ressentit de la transition. Le célèbre observatoire que Tycbo-Brahé avait tait construire à Uranienbourg était à la vérité détruit depuis longtemps; mais il en existait d'autres, moins importants sans doute, à Cassel, à Copenhague, à Dantzick -. Se renseigna-t-on auprès de ceux qui les dirigeaient? Rien ne l'indique. L'œuvre de Claude Perrault a suscité, de son vivant et après sa mort, de vives discussions. Charles Perrault raconte que l'Académie des sciences, consultée sur l'emplacement, avait d'abord pensé à .Montmartre, d'où l'on aurait embrassé tout l'horizon; mais la fumée de la ville aurait fait obstacle aux observations, et l'on avait adopté l'emplacement actuel, d'où l'on découvrait aussi un immense horizon, sans que rien alors en troublai la pureté du côté du midi. Il raconte encore que les plans de son frère auraient été exécutés sans changement jusqu'au mois d'avril 1669, époque de l'arrivée de Cassini, qui exigea, au premier étage, une grande pièce pour les observations. « Il fallut, a.joute-t-il, en passer par l'avis de M. Cassini et de M. Le \au, et faire une espèce de

itification de 20,0(0 livres, nuire un emplacement pour se faire bâtir une maison à Versailles.

D'après l«s registres des Bâtiments, la dépense pour les Gobelins

Savonnerie se serait élevée, de 1664 à 1690, à 3,645,943 livres. :. A. Maury, F Académie des Sciences, p. 11. 2. L'Observatoire de Paris depuis sa fondation, par M. Radau; [Revue d • /'■ Jfrondes, numéro du l,r février i<M's.

petit attique au-dessus de la grande corniche, pour donner plus d'élévation au bâtiment. L'escalier fut gâté l, et la grande pièce n'a jamais servi à aucune des observations auxquelles on la destinoit 2. » De son côté, Câssini a prétendu que des membres de l'Académie des sciences avaient signalé dans les plans de Perrault de graves défectuosités, mais que celui-ci tint bon, même contre Colbert, qui reconnaissait la justesse de leurs critiques 3. Si cette assertion était vraie, elle ne serait pas à la gloire du ministre dont la faiblesse aurait compromis les avantages qu'on était en droit d'espérer de l'Observatoire ; mais rien n'est venu la confirmer \ L'illustre Arago, qui l'a acceptée de confiance, fait remarquer d'ailleurs qu'à cette époque l'art d'observer éprouvait une véritable révolution, et que les astronomes étaient loin de s'entendre sur les dispositions à adopter de préférence. « Les grandes salles actuellement sans emploi à l'Observatoire de Paris, ajoute-t-il. et la lourdeur tant critiquée de la façade, ne doivent pas être reprochées à l'architecte seul5. » Insistant avec raison sur les défauts du monument de Perrault, l'école nouvelle prétend que les murs, d'une épaisseur exagérée, cachaient

1. Germain Brice a pointant dit de cet escalier : « C'est une pièce de conséquence qui donne un extrême plaisir aux plus habiles connoisseurs. Il est d'un trait tout à fait hardi depuis le bas jusques en haut, où l'on voit des effets surprenants de la coupe des pierres. » [Nouvelle description de Paris, 1725, t. III, p. 131.)

-2. Mémoires, liv. I", vers la fin.

:;. Mémoires il': Cassini. Voira l'App. du t. V, pièce xxvm, p. 515.

i. .T'avais espéré que les archives de l'Observatoire contiendraient quelques jurées relatives à ses commencements. Le directeur, M. Le Verrier, a répondu qu'il ne s'y trouvait aucun document quelconque se rattachant à l'administration de Colbert.

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