‹ Histoire de Colbert et de son administrationChapitre 21 sur 110 · M. Radau, p. *i i. /'■■ ■ cit · texte numérisé non relu

M. Radau, p. *i i. /'■■ ■ cit

■2. il résulte de officiels qu'il avait coûté 725,174 livres.

Calculant suis doute d'après la valeur actuelle de L'argent, A.rago parle de plus de 2 millions, y compris l'achat du terrain. On à mon avis, encore au-dessous de la vérité en disant 3 millions el demi.

La construction de l'( ibseï vatoii e donna lieu à plusieurs médailles.

L'une d'elles portail *ende toute trouvée : Sic itur ad astra.

Lue ai.; niant la tête du mi avec «les cheveux blonds bou-

irta.it en légende ces mut- ■. Ludovicus Xllll christianissimus.

Au revers, on voyait la façade méridionale de l'Observatoire, a-,

latoria, MlJL'LXYII.

de croire que, faute d'une bonne organisation, les premières années de cet établissement laissèrent à désirer. On avait cependant publié plusieurs nomenclatures des plantes entretenues, et, en 1665, un nouveau catalogue constatait qu'elles s'élevaient à quatre mille. Cinq ans auparavant, à la mort de Gaston d'Orléans, Colbert avait fait acheter par Louis XIY une magnifique collection de dessins de Nicolas Robert1, représentant les plantes et les animaux que ce prince possédait dans ses jardins de Blois. Attaché dès lors au cabinet du roi, dont il était déjà peintre ordinaire, Robert continua ses charmants dessins à la gouache, à l'aquarelle, et devint célèbre dans un genre où nul ne l'a égalé2. Un édit de 1633, créant trois démonstrateurs et un sous-démonstrateur de l'intérieur des plantes, avait laissé au surintendant du jardin le soin de les choisir lui-même, pourvu que ce fût dans la Faculté de Paris, et de leur affecter un logement ; mais les surintendants des bâtiments objectaient que ce n'était pas le fait de médecins de s'occuper d'objets d'administration. De son côté, la Chambre des comptes exigeait avec raison que toutes les dépenses fussent soumises à sa vérification. Nonobstant deux édits de 1646 et de 1633 qui avaient fait droit à ces réclamations, les surintendants du jardin per-

1. Celui qui avait peint pour le duc de Montausier la fameuse guirlande de Julie. Né à Langres le 17 avril 1614, mort le 25 mars

2. La collection commencée par Robert se compose aujourd'hui de sept à huit mille dessins originaux, précieux ornements de la bibliothèque du Muséum. En tète du premier volume de la collection des fleurs se trouvent trois portraits à la gouache avec encadrements, dont deux, ceux de Gaston et de Louis XIV, sont de véritables œuvre? d'art. Le troisième, celui de Colbert, leur est bien inférieur ; il est attribué à Nanteuil. On ne sait de qui sont les autres.

sistaientà maintenir leur indépendance el à décliner tout contrôle. Ce n'étail pas le compte de Colbert, qui avail les bâtiments dans .ses attributions el à qui de pareilles prétentions ne pouvaienl d'ailleurs que déplaire. Un nouvel fiiii du .'51 décembre uni modifia profondément lasituation, en décidant qu'à l'avenir le roi nommerait les démonstrateurs sur la proposition de son premier médecin ; qu'il n'y aurai! plus de surintendant du jardin, el que ses ^ages seraient employés en améliorations et réparations ; que les jardiniers, portiers el gens de service seraient au choix du surintendant des bâtiments, qui aurait aussi le soin de tout le matériel ; que les démonstrateurs fourniraient au trésorier des bâtiments, à l'appui de leurs quittances, des attestations de service signées par le premier médecin. Quels lurent les résultats de cetédit? Un historien spécial a dit à ce sujet : « C'est de ce moment «pie l'établissement a commencé à prendre quelque importance '.» Cependant, en 1699, le Jardin des Plantes secoua encore une fois le joug de la surintendance des bâtiments, et le premier médecin du roi redevint surintendant du Jardin -. La correspondance de Colbert ne fournit aucune lumière sur cette partie de ses attributions; mais on sait qu'en 1G71 il avait nommé Fagon démonstrateur du Jardin des Plantes, et «pie celui-ci eut le bon esprit de faire venir de Provence un botaniste célèbre. Tournefort. Peux ans après, une déclaration royale du 20 janvier 1673 confirmait les chaires de médecine, de chirurgie, de pharmacie, et ordonnait que « le premier corps exécuté seroit délivré aux démonstrateurs du Jardin royal, de préférence à

1. Histoire il» Muséum d? histoire naturelle, parDeleuze, t. Ier, p. 15.

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