‹ Histoire de Colbert et de son administrationChapitre 28 sur 110 · Uâncienn I • es, par M. A. Maury, p · texte numérisé non relu

Uâncienn I • es, par M. A. Maury, p

mais, négligée par Louvois, dont elle n'avait pas les sympathies, l'Académie des sciences subit un temps d'arrêt ; elle dut apprendre à marcher seule. Ses commencements n'en avaient pas moins eu un éclat extraordinaire, que les conquêtes de la science au dix-neuvième siècle, si brillantes qu'elles soient, ne feront pas oublier.

La fondation de l'Académie de France à Rome fui encore l'œuvre de Colbert. A qui revient l'honneur de cette idée généreuse et féconde ? On a cru que Nicolas Poussin l'avait suggérée au ministre à Rome même ' ; mais il esl certain maintenant que Colbert n'y est jamais allé -. On a bien aussi nommé Le Brun, qui avait pu juger par lui-même de l'heureuse influence que la vue et l'étude de tant de chefs-d'œuvre réunis sous un ciel si propice pouvaient exercer sur les jeunes artistes. Ceux dont les tableaux étaient remarqués aux expositions obtenaient depuis plusieurs années une gratification pour aller étudier pu Italie; mais, outre que cette faveur n'était pas assurée, nul maître n'était là pour diriger leurs efforts et les obliger au travail. Ces lacunes frappèrent Colbert, et, vers les premiers mois de 1666, l'Académie de France à Rome fut fondée 3. Elle devait être composée de douze élèves

1. Histoire tirs plus célèbres amateurs français , par M. DumesnflJ i. II: J-li. Colbert, p. 146.

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