Voir chap. XXL p. 71 etsuiv
RÉFORME DES CODES. Ml
fait corps avec celles qui viennenl d'être passées en revue. On sait l'admiration qu'elle a excitée. Les quelques critiques auxquelles elle a donné lieu ne L'onl pas empêchée d'arriver à peu près intacte jusqu'au premier tiers de ce siècle, rare exemple de vitalité dans un pays où les luis sont si souvent modifiées. Chose triste à dire! ici encore, le roi dut taire acte d'autorité, el L'ordonnance fui enregistrée en lit de justice, sans communication ni discussion préalable ; autrement, des dispositions excellentes auraient rencontré dans le parlement et à la chambre *\i'> comptes une opposition intéressée.
.Moins célèbre que les ordonnances de 1667 et de 1670, n'axant pas comme elles provoqué de critiques, l'édit de mars 167.') sur le commerce mérite les mêmes louanges, tempérées des mêmes réserves pour la sévérité exagérée de quelques articles. Comme l'ordonnance civile, il esl resté en vigueur jusqu'aux premières années du siècle, et, même à cette époque, beaucoup de >es dispositions n'ont pas été abrogées. Quel plus grand éloge en pourrait-on taire ? On y reconnaît toujours l'œuvre de l'infatigable Pussort, assisté cette fois d'un habile commerçant, Jacques Savary, qui publia un excellent commentaire du nouvel édit dans le Parfait négociant, imprimé deux ans après. <>n n'a, par malheur, ni les procès-verbaux, ni la composition de la commission où il fut élaboré sous la présidence de Pussort, qu'inspirait et dirigeait Colbert, L'opinion du ministre sur les corporations et les maîtrises est bien connue. Utiles à un moment donné, elles étaient devenues, a dit un ingénieux observateur, une petite aristocratie fermée1. Au lieu d'en réformer les abus, Colbert