COLBERT ET L'ACADÉMIE DE CAEN
« Aussitôt que L'illustre Colbert, ce- ferme appui des lettres Lettrés, eut compris que notre Académie de Caenï, née sous «le si heureux auspices, prenoit le caractère d'un établissement d'utilité
publique, il en lit pari an roi. et notre société ne tarda pasà sentir Les effets de -a bonté, de -a libéralité . par le don que non- rei ûmes d'une somme destinée a pourvoir aux Irais de nos expériences. En donnant, au nom du roi, l'ordre que cette somme me fût cour
1. Mémoires historiques, etc., par Amelot de La Boussaye, t. Il, p. . )i, ..„.. n lielHuet, traduits par Charles Nisard, p. t
Colbert m'exhorta vivement à poursuivre nos recherches dans les sciences naturelles, et à reculer les limites de la physique, la plus utile de toutes. Aussi la renommée de cette Académie florissante s'étendit-elle si loin, que Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, désira d'en faire partie, et me sollicita fortement de l'inscrire au nombre de ses membres. »