‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 11 sur 160 · LIVRE PREMISB. ai · texte numérisé non relu

LIVRE PREMISB. ai

et que lui-même £t achever quelques amiées après, au nom du parlement L'opposition de Cromwell fut heureuse et approuvée , et redoubla pour lui l'estime de Hampden (i), son parent, signalé lui*mémepar un grand exemple de résistance à l'oppression , et aussi célèbre dans le rojraume , que Cromvrell était encore ignoré. Malgré le peu d'intérêt de cette aneo> dote , en la comparant à la conduite de ce Êi^ meux Hampden qm, pour ne pas payer une taxe ail>itrslirè de ^o scbellings, s'était &it conduire en prison, et avait attiré sur lui les regards et l'admiration de l'Angleterre, on pourra reconnsûtre, dans ces petits détails, que le besoin d'un ordre plus légal se Élisait par-tout sentir, et que , sous le calme appiffrent du pouvoir absolu , 'û se répandait un #;sprit de contradiction et de résistance , a]]^udî par le plus grand nomtlP: présage infiûUiUe d'une révolution.

Cette révolution vint d'Ecosse. C'était là

(i) Warwick*8 memoirs, p. :i5o. — Dngdale's éhartview, p. 460.

Ql HISTOIRE DE CROMWELL.

le foyer du Puritanisme; et il n'y avait alors qu'une fureur religieuse , un fanatisme qui pût mettre le feu aux mécontentements politiques. Les idées de liberté n'étaient pas assez fortes pour s'armer seules , contre un roi autorisé par une longue possession et par ses vertus personnelles. On se plaignait , on réclamait; mais les mesures absolues .du gouvernement avaient excité beaucoup de protestations et pas un seul combat. Lorsque le Puritanisme entra dans la querelle, la guerre fut allumée. Le Puritanisme n'admettait aucune autorité supérieure dans l'église. C'était une conséquence naturelle de la réforme. Un théologien, qui ne relevait plus du pape, ne voukût pas dépendre de son évéque. Mais , dans un temps où la,^ligion se mêlait à tout, cette égalité devait paraître aux rois d'un dangereux exemple; cM il leur était assez difficile de maintenir leur souveraineté de droit divin , si la religion, qui consacrait cette souveraineté, n'avait plus elle-même de chef et de hiérarchie. Les Rois se crurent donc inté-^

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