‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 12 sur 160 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

ressés (i) à protéger Tautorité des évéques, et les évéques à défendre le droit divin des rois. Cette alliance inquiétait le peuple. Quoique Charles fut sincère et zélé Protestant, comme il chercha dans Tappui des évéques un secours qu'il aurait trouvé hien plus dans le Catholicisme, on lui supposait des regrets pour cette religion proscrite , et qu'il pouvait croire plus favorable à sa cause; et ceux même qui n'approuvaient pas les sectes nouvelles, craignaient de voir bientôt l'époque où tous les Protestants seraient traités de Puritains. Aussi, lorsque le roi voulut fortifier en Ecosse l'autorité des évéques , et y porter la liturgie anglicane, les Anglais approuvèrent le refus et la révolte de l'Ecosse j* ils regardaient l'exagération de leurs voisins comme une sûreté pour eux-mêmes. Ils aiu'aient craint, si les Écossais étaient i^entrés dans l'église anglicane , que cette première réunion ne devint un acheminement pour ramener les deux

(i) Memoîrs of the life of colonel Hutchiiuon ,. v. i » p. lag.

a4. HISTOIRE DE GROMWELL.

peuples ensemble vers ce Papisioie tant redouté. Les ^nds et ia noUesse d*£cos$e, jaloux de l'autorité ëpîsoopale, conduisûreiit eux<siéfoes la résistaKce que Ton fnt éclater dans ee royaume. Le dergé iaférieur était presbytérien , et regardait l'autorité des évéques comme une usuipation «ur le >droiit divin qui appartenait également à (tous les mâmstres de l'évangile. Le peuple , dominé par une haine aveu|^ eonlre le Papisme , enveloppait dans cette haine toBt ce qui powait y ressembler, et sur -tout le Ctôte des é^réques. Son ignorance même fe£Grayût sur l'imitation des formes catiholifpieis. La défiance, une fois excitée , s'arme de tout ; et le tort politique est d'avoir laissé naître cette défiance. Hien n'était plus éhigné de la croyance romaine que fa liturgie proposée par Ghai4es I^"^; mais lorsqu'un prêtre, en surplis, parut dans la cathédrale 'd'Édimfaoui^, pour o£&der suivant le nouveau formidaire , une femme du peuple ( i ) ayant crié, é has le jPâ^, Vuntechristj un

(i) Ladlow*8 memoirs, v. i , p. 8.

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