‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 13 sur 160 · LIVRE PREMIER. a · texte numérisé non relu

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afifireux tumulte s'éleva dans l'auditoire; l'office fut inteiTompu , Tévéque insulté, les magistrats poflifsuivis. On ae peut douter que, dans ce fanatisais, tl m se mêlât des intrigues politiques. Le cardinal de Bichdieu (i), destructeur de la BodieUe , et protecteur des protestants d'Allemagne, avait depuis longtemps envoyé des émissaires en Écpsse , poiu* épier et exciter les troobles; et, des que la sédition éclata, il y fit passer des armes. Ce tumulte prit lûentot une forme régulière. Le clergé presbytérien approuva le sEéle de la populace, ^'il ne manqua point de comparer à la voix de Vâ»esie de JSaiaam^ ^ea tiraat, de cetAe stmiltlude singulière, nae preuve que le Seigneur Im-meoie avait réveiUé leur engourdissemenat , et délié leur langue.

Une réunion se forma pour la défense de la foi. Ce f mt là que l'on réd^^ea ce c^èibre coi^enant^ espèce de sainte lîgioe contre le Papisme et l'épiscopat , semUable dans ses fureurs à

(i) CIarendon*8 history* p- 4î»i a^?* — Whitdockc's memorials of tbe sngiiA af&irs» p. a«, p. Si.

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celle qui avait ensanglanté la France au nom de la suprématie romaine. Charles adopta et reproduisit , dans une déclaration , tous les anathémes du coyerumt contre la religion catholique. Mais les Covenantmres y passant plus loin , firent prononcer , dans une nouyelle assemblée , l'abolition de Tépiscopat. Cette assemblée , sous le titre de Cour ecclésiastique y renfermait autant de laïcs que de prêtres. Déjà le fanatisme individuel prenait la place de l'intolérance ecclésiastique. C'était le progrès naturel du Presbytérianisme. Dans la ruine de toute hiérarchie , l'inspiration devenait la seule loi; une prophétesse mystérieuse se trouva bientôt pour prêcher le covenant. Ce fanatisme ne tarda pas à s'appuyer de la force.

Sous l'influence des principaux seigneurs, et à la faveur du zèle populaire , on leva des troupes pour la défense du covenant, Charles^ qui ne pouvait se détacher de l'Épiscopat, se préparait à réduire l'Ecosse par les armes; et, pour cette expédition , il accepta le secours volontaire de ses amis , les subsides des évéques, et l'argent même des catholiques an-

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glais, justifiant ainsi les prétextes de la ré* valte qu'il voulait détruire. Il essaya cependant des négociations, et fit une trêve passagère, qui servit seulement à consumer ses premières ressources. Il ne put jamais céder assez pour rassurer les esprits; et bientôt il se vit pressé entre la nécessité d'une guerre civile contre la moitié de ses sujets, et la convocation si long-temps interrompue d'un parlement. * #

C'était la fimeste méprise du Roi (i), de ne 1640. voir dans l'assemblée des représentants de la nation qu'une ressource dernière , à laquelle il se résignait, quand il avait épuisé toutes les autres, et qui ne lui paraissait bonne qu'à fournir l'argent qu'il ne pouvait trouver ailleurs. Les nouveaux députés arrivèrent avec le dépit qu'avait inspiré une si longue suspension des droits du peuple. Leur convocation était le signe de la faiblesse du roi; Us en profitèrent , en demandant la réparation de tous les torts et de tous les abus , qu'avait né-

(i) Lodlow'a memoirs, y. x , p. 3.

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cessairement amenés Fexercice du pouvoir absolu pendant onze années. La révolte de TÉ- Gosse y qui forçait Charles à les réunir, n'était pour eux qu'une occasion et un exemple. Et le prince , qu'un semblable péril avait pu seul ramener au respect des institutions qu'il avait si long-temps méconnues, semblait indiquer lui -«même à ses sujets l'utilité de la résistance. Charles , au bout d'un mois , cassa ce quatrième parlement; impatience maladroite qui différait à-la-fois et augmentait le péril.

Charles , poussé dans une guerre civile , et sans forces pour l'entreprendre , allait en venir avec son peuple à cette explication fatale qu'il éludait de{Ais quinze ans. Les Écossais , dont il voulait châtier la désobéissance, le préviennent et s'avancent vers New<^Castle. Les Anglais sont immobiles, et se croient plutôt secourus qu'insultés. Charles , qui s'aperçoit qu'il ne peut plus rien que par la volonté de ses sujets , convoque un parlement , au risque de le trouver plus menaçant que jamais.

Quand on voit arriver ce dénouement si

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