‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 143 sur 160 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

toutes leurs vues et toutes leurs iotrigaes vers Croaiwell, dont rinl^ét était difiEérent. Ludlow ajoute même qu'ils eurent part au projet de dissoudre le parlement, et qu'ils encouragèrent Cromwell à cette violence qui leur piromettait un nouveau got^vernement pluS'&vorable à la paix.

Mais Cromwell avait peu besoin d'être exeité , et il trouvait d'ailleurs assej^ d'eneoura^ gemenl et d'appui dans les prétenlions des militaires, et leur mépris pour )es gens de robe qui régnaient pur les victoires de l'armée. Chaque jour les officiers adressaient au par^ lement des pétitions plus expressives , et où on lui demandait plus elairewent de se réparer. On lui répétait qà% ne pouvMt pas faice d'action plus populaire. La foule de ceux qui tenaient ce langage prévoyait biçn saas doute que la dissotutiop du parlenent ne servirait qu'à l'élévation d'un ^n^me; mais, ainis du pouvoir |d[>solu, comme militaires, et atten* dant tout de Cromwefi comiifie ses créatures , ce n'était pas là ce qu'ils devaient éviter ou craindre. Un seul officier, le major Streater,

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montra plus de noblesse et de franchise. Il dé clara (i), dans une réunion militaire , que le général voulait s'élever au - dessus de tout le monde , et que c'était trahir la cause glorieuse pour laquelle tant de sang avait coulé. Il parlait devant ttarisson , l'un des plus ardents soutiens de l'indépendance, considéré pour ses talents militaires et son désintéressement, toujours appelé honnête homme par Ludlow, mais in&tué des rêveries d'une secte qui s'intitulait les gens de la cinquième monarchie , parce qu'elle attendait sur la terre une royauté spirituelle en la personne de Jésus-Christ. Cet homme, instrument d'autant plus admirable qu'il était dupe, répondit gravement : Qu'il était bien assuré que le général ne se cherchait pas lui-même dans cette œuvre, mais qu'il faisait cela pour préparer la voie à Jésus- Christ, et lui mettre le sceptre dans la main. Le major Sireater répliqua : a Que si Jésus-Christ « ne se dépéchait, il arriverait trop tard, et « trouverait la place prise. »

(i) The life of Olivier Cromwel , p. !i3&

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