‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 145 sur 160 · LIVRE SIXIÈME. 38l · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME. 38l

jàllezj allez y dit-il, ye mettrai fin à votre babil. Puis courant çà et là , et frappant du pied : Vous ri êtes plus un parlement^ s'écrie -t-il, je terminerai vos séances. Qu'on les fiasse entrer, qu'on les fiasse entrer. A ces mots, la porte étant ouverte par Thuissier même du parlement , le lieutenant colonel Wolsey paraît à la tète de deux files de mousquetaires qui parcourent la salle. Le chevalier Yane, l'un des meilleurs Républicains de l'assemblée , dit à haute voix : Que ce procédé n'est pas légal , qu'd est contraire à tout principe. Cromwell 9^ emportant à de nouvelles injures, s'écrie, comme un homme égaré : Chevalier Henri Vane, Henri Fane, le Seigneur me délivre du chevalier Fane. Puis regardant Martin et Wentworth , il dit , dans un langage plus cynique ! Foilà des débauchés ; à d'autres : Foici des ivrognes; à d'autres; Foici des hommes injustes et corrompus ^ des Chrétiens scanda* leux. Puis montrant la masse de l'orateur :

6tez de là cette marotte , dit-il.

Pendant ce tumulte , l'orateur était demeuré immobile dans sa chaire. Le major Harisson

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vint à lui , et ravertit d'ea descendre. L'orateur ayant répondu qu'il ne céderait qu'ji la force. Je vous pr^ierai mon bras, dit Harisson ^ et il le tira violemment de 8ob siège. Cependant Cromwell disait à la foule des membres du parlement : « Cest vous qui m'avet forcé << de faire cela, car j'ai cherché nuit et jour « le Seigneur , afin qu il me fit àiourir plutôt cr que de m'employer à l'exécution d'une telle a œuvre. » ÀlIen, meinbre du parlement et autrefois trésorier de Tannée , hasarda de ré-^ pondre que les dioses pouvaient encore Bé réparer, qu'il suffisait d'éloigner les soldats et de rapporter la masse. Mais Cromwell, dans une nouvelle fureur (i), prenant tout-à-coup Allen à partie, l'accusa d'être redevable de cent mille livres sterling, le menaça de le poursuivre , et le fit arrêter par un soldat ; ensuite il donna dés ordres pour enlever tous les papiers de la chambre; il arracha lui-même au clerc le pix)jet de Tacte de dissolution; et, après avoir vu sortir devant lui tous les membres, ■ ■ I 1^ ■ ■■ ■ 1 1^— *»» ■ 1 —

(i) Ludlow'6 mMnoirs, v. n, p. 458.

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