‹ Histoire de Cromwell (volume 2)Chapitre 51 sur 160 · LIVRE S£CONI). Il · texte numérisé non relu

LIVRE S£CONI). Il

Les Presbytériens lurent admis dans ce renouveilement. Le pouvoir se balançait encore entre les deux partis; et cette égalité se fit sentit dans le partage des récompenses et des titres honorifiques que se décernèrent les vainqueurs. A la fin de cette année , Fairfax reçut le titre de baron et une dotation annuelle de 5ooo livres sterling; mais les généraux disgraciés, Essex et Warwick, furent créés ducs par le parlement. Le Presbytérien Holles fut fait vicomte; le républicain Haslerigh , et Vanes , l'un des chefs de Vlndépen" danœ, eurent le titre de baron ^ avec une.

pension de deux mille livres sterling. Ces particularités prouvent que la haine du parlement contre la noblesse n'était pas sans exception, et elles démentent les idées répandues sur l'absolu désintéressement de cette assemblée (i). Cromwell reçut la plus riche récompense après Fairfax, et joignit au titre

(i) WarwicVs mcmorials , p. i88. — Walker^s mystery of the two juotoes, p» i. -—Journal of the house of €oinmons, p. I9 164^'

'll4 HISTOIBE. DE CROMWELL.

de baron une dotation héréditaire de (i) a,5oo livres sterling de revenus, assignée sur les terres du comte de Worcester. Toutes ces libéralités, suivant les termes de Tordonnance, devaient être garanties par le Roi, dans les conditions de la paix, et la rendaient ainsi plus difficile. Saint-John essaya de faire donner à Cromv^ell une autre dotation sur les biens du marquis de Winchester, seigneur rojraliste, et beau-firère du comte d'Ëssex; mais il Ait obligé d'y renoncer.

^^ Cependant la ville d'Oxford tenait toujours pour la cause royale, et elle pouvait, en réunissant les débris des troupes royales , se former une garnison redoutable. Ce dernier es* poir dura peu. Lord Astley, Tun des che£i royalistes , s'avançant vers Oxford , fiit arrêté pav les forces réunies du gouverneur de Glocester et du colonel William Bereton. H perdit, dans ce combat, deux cents hommes, presque tous gens de qualité, dit Whitelocke. Fait pri-

(i) A letter of Oliver St.-John.Thnrloe's state papera ▼. i,p. 76,

$otiiiier fffec le reste de da frôûpé, Astley M put Sk'empèthét de dire à ises yainqueicrrft : « Messieurs , vous avëi tûàititenànt achevé « votre besogne ; et vous |K)iivez aller jor<ier , « à moins qu'il ne vous prenne envie de vous « cjtier^er entre vous. » AuSdi le Roi qui , jus^ qu'à cette époque , aviait voulu ttaiter avec lék deuK chambres au mmns d'égal à égal^ pfo*^ i6f/j. posait tiotÀ de venir aa parlement sous la garantie èe sa sûreté personnelle, à l'effet çPaviser, de concert avec le parlement, âii bien du royatnne. Il est vrai que dans cette lettre le Roi promettait encore de pardonner à tout le monde ; mais on ne pardonne plus (|uand on est réduit à négocier. La répotfêt^ du parlement in<fiqUait tout l'orgueil d*une supériorité reconnue. Le sens était que, tant (r) que le Roi n'aurait pas adhéré à d\&s propositions qui devaient lui être bientôt cônlmticdquées, sa présence au parlement n'^ofi&^it de sûreté ni pour lui ni pour ses sujets. Les coanœunes prirent en même - ternes des me-

(i) Whitelocka's memorials, p. 204.

\l6 HI8TOIBC DE CBOMWEtt.

sures (i) pour le cas où le Roi viendrait k Londres 9 et elles ordonnèrent réloignement inunédiat de tous ceux qui avaient porté les armes contre le parlement

Cependant Fair&x, après avoir annoncé au parlement la reddition d'£xeter, envoya Fleetwood et Ireton pour couper les communications d'Oxford /où les derniers débris de la puissance royale sjfemblaient enfermés avec 1646. le Roi lui-même. Le découragement des royalistes était extrême ; un de leurs corps de cavalerie fut taillé en pièces et repoussé jusqu'aux retranchements d'Oxford (a), et les vainqueurs ne perdirent qu'un seul homme dans le combat Cromwell vint à cette époque à Londres, sous prétexte d'aviser aux mouvements ultérieurs de l'armée : il prit séance au parlement, et reçut les remerciements de l'orateur au nom et par Tordre de la clpiambre. Londres était alors le théâtre d'une divi-

(i) Whitelocke*s mémorial», p. 204. -^ The parlîamentary history, v. xiv, p. 3ia.

(2) "Whitelocke's memorials , p. io5.

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